Fin avril un livre aux éditions La Brèche
CHILI
Solidarité avec les grèvistes du textile Dans le contexte de la réactivation que connaît le mouvement ouvrier chilien, la grève de l'usine textile de Panal a pris une importance toute particulière. Elle met de ce fait en évidence la nécessité d'une solidarité internationale concrète avec les ouvriers de ce secteur.
Panal est l'une des plus importantes usines textiles du Chili et aussi l'une des plus anciennes. Ses syndicats existent depuis trente-deux ans. nombreuses années de lutte, ils ont obtenu d'importants acquis, parmi lesquels des locaux fonctionnels et bien équipés.
Pourtant, les ouvriers de Panal ont victimes d'attaques répétées contre leur niveau de vie ainsi que de nombreux licenciements.
En réponse à cela, au début 1979, les éléments les plus conscients et les plus combatifs des ouvriers de cette usine ont commencé une campagne à la base du syndicat pour virer la direction syndicale jaune imposée par le gouvernement Pinochet et la remplacer par une direction démocratiquement tentatives, qui ont fini par voir la majorité des travilleurs réclamer le départ de la direction syndicale imposée par le gouvernement, cette dernière est entrée en crise. Plusieurs de ses membres ont démissionné, ce qui a ouvert la voie à l'élection d'une nouvelle direction. Malgré les menaces, les tentatives de trucage et de corrupla nouvelle direction a été élue et s'est maintenue. Avec le soutien de l'écrasante majorité des travailleurs, elle a lancé une grève en octobre 1980.
Selon la législation du travail de la dictature militaire, après les quinze premiers jours de grève, les patrons peuvent recruter des jaunes pour toute la durée de la grève et, après soixante jours, les travailleurs doivent reprendre le travail en acceptant les dernières propositions patronales, sinon ils sont automatiquement licenciés et perdent toutes leurs garanties et le bénéfice de leur ancienneté.
Bien qu'elle n'ait été ni la première ni la dernière des grèves de la période qui a suivi le coup d'Etat de septembre 1973, la grève de l'usine Panal a, depuis le dé. but, un impact particulier sur tout le processus de réorganisation du mouvement syndical au Chili.
La lutte pour substituer à la direction syndicale imposée par le gouvernement une direction démocratiquement élue par les travailleurs a été décisive tout en ouvrant la voie à d'autres luttes syndicales. L'unite a la base, les formes d'organisation démocratique du syndicat, qui ont permis aux 1 500 travailleurs de se maintenir en grève pendant cinquante. neuf jours, constituent une leçon pour tout le mouvement ouvrier chilien. Le caractère même du conflit, qui a rapide. ment dépassé le niveau des revendications économiques pour passer à une remise en cause globale de la législation du travail du gouvernement et de la dictature elle-même. Les formes de lutte mises en œuvre par les travailleurs, particulièrement la mobilisation à la base à tous les niveaux de l'organisation de la grève, mais aussi la pratique de l'envoi de délégations dans d'autres usines, dans les quartiers pauvres et dans d'autres régions du pays, a transformé la grève de Panal en un test national.
Elle a d'ailleurs été comprise comme cela par de nombreuses organisations ouvrières. La conception de la mobilisation des masses dans les rues, et tout le travail entrepris pour obtenir une solidarité de la classe ouvrière avec la grève, a transformé le local du syndicat de Panal en un véritable centre d'activité politique, non seulement pour l'organisation de la grève, mais pour toute une série d'activités aux justifications tant locales que nationales.
Au soixantième jour de la lutte, les travailleurs ont voté la reprise du travail
"PROFILS DE LA SOCIAL-DEMOCRATIE EUROPEENNE" EN VENTE A LA BRECHE pour éviter la sévère répression qu'une poursuite de la grève aurait signifié. Cependant, les ouvriers ont repris le travail dans l'unité et avec un bon moral.
Immédiatement après, la direction de l'usine a réclamé et obtenu l'autorisation de fermer l'usine et de licencier 1 177 tra-
Tandis que l'usine fermait ses portes, le syndicat s'est maintenu.
me il n'est pas possible légalement de maintenir en activité un syndicat d'une usine qui n'existe plus, les travailleurs de
Panal se sont organisés en une association mutuelle pour continuer la lutte et organiser des syndicats et d'autres luttes
Le problème le plus immédiat que rencontrent les ouvriers de l'usine de Panal est le danger que leur local syndical ne leur soit confisqué. D'importantes dettes accumulées dans le cours de la grève menacent l'existence même de ce local dont la perte serait un revers important pour tout le mouvement ouvrier chilien.
Les dirigeants syndicaux de l'ex-usine
Panal ont donc lancé un appel à la solidarité internationale pour sauver leur local.
Ils ont besoin pour ce faire d'une somme très importante. Les organisations syndicales des pays impérialistes ont une responsabilité particulière dans la prise en charge de cette solidarité. Les chéques peuvent étre envoyés à Samuel Bermeo,
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