Le sommet de l'OTAN, qui réunit le 10 juin prochain à Bonn les 15 membres de l'Alliance atlantique (moins la France et l'Irlande qui ne sont pas intervient à un moment où la polititique de l'Alliance contre-révolutionnaire est un peu partout battue en brèche par de grandes mobilisations de masse. L'OTAN et son principal pilier - l'impérialisme américain - abordent cette échéance avec un atout, puisque l'Espagne sera officiellement membre de l'Organisation à partir du 5 juin prochain. En revanche, malgré les efforts déployés par le secrétaire
Alexander Haig, rien n'est réglé dans le conflit permanent entre la Grèce et la Turquie.
Le premier objectif de ce sommet de « brigands impérialistes » sera de renforcer la cohésion de l'Alliance. A n'en pas douter, même si c'est avec plus moins d'empressement, dernière opération de propagande de Ronald Reagan proposant une réduction des armements qui laisse intactes ses propres forces, tandis que l'URSS devrait réduire d'un tiers la principale composante - terrestre — de ses forces stratégiques.
Plus délicate sera sans doute l'affirmation, au-delà des discours, de la solidarité impérialiste avec la Grande-Bretagne dans l'Atlantique-Sud. Au total, les dirigeants impérialistes auront bien du mal à cacher la nature réelle de leur réunion contre-révolutionnaire. Cela d'autant plus que, quels que soient les termes du communiqué final, la question du déploiement des nouveaux missiles et fusées US dès 1983 sera au centre des débats. facilement à ce qui représente un bon créneau économique et un excellent moyen de réaffirmer son autorité auprès de ses partenaires, à l'heure où les déclarations officielles se multiplient à Paris en faveur d'une relance de la coproduction européenne en matière d'armement.
Il faut d'ailleurs s'attendre à une nouvelle et très ferme offensive US pour pousser à l'augmentation des crédits de guerre chez leurs principaux partenaires. Autant d'enjeux qui permettront à l'impérialisme de disposer ses forces avant la session spéciale de l'ONU sur le désarmement, dans la perspective d'un éventuel sommet Reagan-Brejnev à l'automne.