Le groupe "Nuevo Curso" et les Malouines Nous publions ci-dessous quelques extraits de la longue déclaration du groumarxiste révolutionnaire argentin « Nuevo Curso » (Cours nouveau) à propos de la guerre des Malouines :
(...) L'occupation des Malouines ne peut être analysée séparément de la mobilisation ouvrière du 30 mars. Ces deux événements entrelacés constituent une ligne de partage des eaux. (...) Pour la première fois depuis six ans, des contingents de la vieille vrière et ceux d'une nouvelle avant-garde sont descendus dans la rue, le 30 mars, pour livrer un combat qui, bien que de caractère défensif, par sa généralisation, par la fermeté dont il a fait preuve face à la violence de la répression, montre un chemin qui va dans le sens de la généralisation et de l'approfondissement de la résistance à la dictature militaire. (...)
A partir du 30 mars s'ouvrait une période de dures luttes où la dictature n'aurait pas pu recourir au terrorisme militaro-policier au même niveau qu'en 1976, du fait des risques d'une rupture plus importante du front de la bourgeoisie et de l'approfondissement de l'isolement hautes sphères de l'armée. (...)
Le 2 avril, la dictature a mis en marche un plan minutieusement élaboré, avec pour objectif fondamental de restaurer le front de la bourgeoisie et d'imposer l'« Union nationale » comme devoir patriotique pour les diverses forces politiques de la bourgeoisie et de la gauche respectueule but d'obtenir un plus fort consensus pour la politique des forces armées. De la sorte, il s'est agi de déplacer le centre de gravité d'un (nouveau) grand accord national, avec les militaires comme
Aucun peuple du monde ne peut ne pas exprimer sa solidarité devant la chute d'une position colonialiste, avec tout ce que cela peut représenter, même symboliquement, pour le présent. Si quelque réticence peut naître à la nouvelle occupation des Malouines, c'est du fait que c'est cette dictature qui y a procédé, pour tout ce qu'elle représente comme symbole de la barbarie et comme outrage pour l'humanité. (...)
Vaincre la dictature ! Vaincre Thatheer ! Paix, pain et travail! Il n'y a qu'une seule manière, pour la classe ouvrière, de sortir de la crise :
1.- La plus grande indépendance de la classe ouvrière envers la dictature, les partis bourgeois et tous ceux qui sont associés aux plans de faim et de misère.
2.- Renforcer les organismes de lutte des usines et des quartiers.
3.- Impulser un plan de lutte pour un salaire minimum vital et l'échelle mo-
bile, pour une assurance contre le chô-
4.- Des libertés publiques larges et sans restrictions : de presse, d'association, de réunion. Abolition de l'état de siège, de la législation répressive et suppression des corps paramilitaires et para-policiers.
5.- Apparition en vie de tous les détenus et disparus, et libération des prisonniers politiques et syndicaux.
6.- Envoi d'une délégation des usines et des quartiers, des organisations populaires représentatives et tendances révolutionnaires pour d'adresser au mouvement ouvrier anglais, au Parti travailliste, aux syndicats, en vue de mettre fin à ce conflit, et pour exiger le retrait de la flotte impérialiste et le retour des travail-
7.- Que les organisations ouvrières et populaires d'Argentine et de Grande-Bretagne se prononcent pour que les Malouines ne soient plus jamais une enclave du colonialisme britannique.
Entre les travailleurs du monde, nul besoin de médiateurs. A bas Thatcher!
Mai 1982