contre la Résistance palestinienne et l'impérialisme se relaient pour anéantir l'OLP
PALESTINE
VEC l'invasion du Liban par l'armée israélienne le di-
A manche 6 juin 1982, le mouvement national palestinien
-se trouve une nouvelle fois confronté à une offensive militaire dont l'objectif avoué n'est rien moins que son effacement de la carte politique du Moyen-Orient.
Qu'Israël n'ait pas réussi à ce jour à liquider physiquement les militants palestiniens en pénétrant dans leur quartier général de Beyrouth-Ouest n'est pas le fait du manque de détermination des dirigeants sionistes et de l'impérialisme qui les appuie, mais la conséquence de la résistance militaire acharnée des Palestiniens.
Néanmoins, la formule du désarmement de la résistance palestinienne et de l'exil de plusieurs milliers de ses combattants dans un pays arabe de la région, proposée par le gouvernement de Menahem Begin, ne poursuit pas d'autre but que celui d'obtenir une capitulation totale de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) sur la base du rapport de force militaire créé par l'agression des forces sionistes.
La résistance farouche des Palestiniens de Beyrouth-Ouest, qui fait suite à la lutte menée depuis plusieurs semaines contre
Claude DEVILLIERS
La lutte contre l'Etat sioniste a toujours représenté un élément important de la radicalisation nationaliste des masses arabes à travers tout le Moyen-Orient.
Cela a contraint les Etats arabes à mener un certain combat contre Israël et à soutenir le peuple palestinien déchu de ses droits nationaux et à la recherche d'une patrie.
L'Egypte de Gamal Abdel Nasser a ainsi pris une part active dans la fondation de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP). C'est en effet au ler
Forces palestiniennes au Sud-Liban. (DR)
Un nouveau coup
Depuis des années Israël, les Etats arabes tenter de mouvement national palestinien. l'issue sera décisive pour son avenir. Sommet arabe du Caire, en janvier 1964, qu'il a été convenu d'« organiser le peuple palestinien pour lui permettre de jouer son rôle dans la libération de son pays et de décider de son avenir ». Fondée quelques mois plus tard, en mai 1964, l'OLP regroupe aujourd'hui plusieurs organisations palestiniennes, dont les plus importantes sont le Fath de Yasser Arafat, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) de Georges Abache, le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDPLP) de Nayef Hawatmeh, le Front de libération arabe (FLA) pro-irakien et la Saika (la Foudre) pro-syrienne.
la progression de l'armée israélienne à travers tout le Sud-Liban, illustre, pour la quatrième fois en une douzaine d'années, la nécessité pour le mouvement national palestinien de défendre, les armes a la main, son droit a l'existence et à la lutte pour la libération nationale de son peuple.
Pendant toutes ces années, les bourgeoisies arabes réactionnaires comme l'Etat sioniste se sont relayés tour à tour
- à chaque fois avec la bénédiction de l'impérialisme - pour venir à bout, militairement et politiquement, du
L'histoire de la lutte du peuple palestinien se confond donc aussi avec les épisodes de sa résistance à ces multiples entreprises réactionnaires pour le liquider. Aujourd'hui , ce peuple dispersé à travers la région, du fait de la création même d'Israël en 1948 et de la politique d'accaparement des terres et de colonisation du sionisme, et la direction politique qu'il se reconnaît, l'OLP, se trouvent à nouveau confrontés, dans un isolement politique presque total, à une épreuve tragique dont
L'OLP s'est rapidement imposée comme le représentant des aspirations nationalistes des masses palestiniennes déshéritées et émigrées à travers le Moyen-
Orient, malgré cette dispersion, comme en témoigne d'ailleurs le soutien dont bénéficie l'OLP dans les territoires occupés par Israël depuis 1967 (1).
Cette situation objective de peuple marginalisé, expulsé de tout processus productif, donc soumis à une paupérisation extrême, et regroupé dans des camps de réfugiés dans les pays voisins de l'Etat d'Israël, n'a pas été sans consé quence sur l'évolution politique du mouvement nationaliste palestinien. La résistance a, en effet, été contrainte de se forger et de se développer à l'abri des régimes arabes hostiles qui se sont trouvés forcés d'accepter sa présence après la défaite militaire des armées arabes en juin
1967.
Par rapport aux autres mouvements nationalistes du monde arabe - nassérien et baassiste - qui l'ont historiquement précédé, le mouvement nationaliste pales tinien va introduire de nouvelles méthodes d'action et de lutte contre le sionisme. Alors que les Etats égyptien, syrien ou irakien ne concevaient leur soutien à
1. Peuple d'environ 4,5 millions de personnes, les Palestiniens sont 1,2 million dans les territoires occupés par Israël depuis 1967, la
Cisjordanie et la bande de Gaza, 500 000 au sein même de l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1948. le reste étant réparti, souvent au gré des migrations politiques et des coups portés à la Résistance palestinienne, dans la plupart des pays arabes de la région (220 000 en Syrie.
299 000 au Koweit et 136 000 en Arabie Saoudite).
la revendication nationaliste palestinienne et leur lutte contre l'Etat sioniste que dans le cadre d'une guerre menée par une armée conventionnelle et non dans le cours d'une mobilisation populaire régionale anti-sioniste, le mouvement palestinien va se fonder sur la mobilisation politique et militaire des masses palestiniennes elles-mêmes dans les camps de réfugiés. Même si elle n'a pas amené la direction palestinienne à rompre les ponts avec le nationalisme bourgeois, notamment sur la question de ses rapports avec les Etats bourgeois arabes qui la soutiennent et malgré une approche militariste du combat contre le sionisme, cette mobilisation a constitué une contradiction vivante à la politique de ces Etats bourgeois, à la fois par l'exemple qu'elle a représenté aux yeux des masses arabes de la région tout comme par la dynamique anti-impérialiste qu'elle a impulsée dans les pays où ont été regroupés les camps de réfugiés pales-
C'est là que réside un des éléments fondamentaux qui explique la participation répétée des armées et des Etats arabes à la répression du mouvement nationaliste palestinien. Chaque fois que la mobilisation armée des masses palestiniennes est venue mettre en danger la stabilité d'un régime bourgeois arabe de la région, alors que l'Etat sioniste ne pouvait se permettre une intervention militaire directe, de peur d'attiser le sentiment antiimpérialiste des masses arabes, ce sont les armées arabes qui - en toute complicité avec Israël et l'impérialisme - ont accom-
L'agression israélienne de juin 1967 s'inscrit dans le cadre d'une contre-offensive impérialiste contre la montée de la révolution coloniale dans le monde arabe. Elle visait à juguler la dynamique anti-impérialiste croissante qui s'affirmait au Proche-Orient et que représentaient, d'une part le réveil à la lutte du peuple palestinien, l'apparition des noyaux armés en son sein et la recrudescence des activités militaires de ces noyaux contre l'Etat sioniste et, d'autre part, la radicalisation du régime syrien établi par le coup d'Etat de 1966.
La victoire militaire de l'armée sioniste a constitué un succès de cette contre-offensive impérialiste, qui a néanmoins été tempéré par l'encouragement à mobilisation anti-impérialiste masses arabes et principalement l'extension rapide des organisations armées du peuple palestinien qu'elle a entraînée.
La défaite des armées arabes contre Israël en juin 1967 a en effet propulsé à l'avant-scène le jeune mouvement palestinien qui, par le combat héroïque qu'il a mené dans et hors des territoires occupés par l'armée sioniste, a rapidement gagné le soutien et l'estime des masses arabes, du Maroc jusqu'en Irak. Afin de se donner une nouvelle crédibilité aux yeux du mouvement populaire et réduire les conséquences de la crise provoquée par leur défaite, les régimes arabes ont alors décidé de soutenir financièrement et militairement le mouvement national palestinien en échange d'une non-ingérence de ce dernier dans les affaires intérieures des autres choses, l'apparition et le développement de la résistance palestinienne sur
« SEPTEMBRE NOIR » EN JORDANIE Une conjonction d'intérêts l'impérialisme, l'Etat d'Israël et la bourgeoisie libanaise a poussé à une première mais infructueuse tentative de liquidation de la Résistance palestinienne par l'armée libanaise en 1969. Cette action s'est soldée par un échec, du fait de la faiblesse même de l'armée libanaise et du soulève. ment des masses musulmanes libanaises en solidarité avec la Résistance nienne. Par la suite, les accords secrets du Caire de fin 1969 entre le président de l'OLP et le commandant en chef de l'armée libanaise, sous les auspices de représentants de la République arabe unie (RAU), ont consacré la légitimité de la présence palestinienne armée au Liban,
Prisonniers palestiniens de l'armée sioniste. (DR) des « postes de la lutte armée palestinienne à l'intérieur des camps » et ont délimité les zones où les fedayines pouvaient agir, le « Fathland ».
Mais l'existence même de la Résistance palestinienne, la lutte armée qu'elle menait contre le sionisme, la mobilisation permanente de centaines de milliers de réfugiés dans les divers Etats arabes de la région avaient, indépendamment de la ligne de non-ingérence défendue par la direction du mouvement national palestinien, une dynamique de plus en plus déstabilisatrice dans les Etats arabes.
Et tout particulièrement en Jordanie où était concentré l'essentiel de la Résistance armée palestinienne avant 1970. Des expériences avancées de mobilisation populaire commençaient même à déborder les camps de réfugiés palestiniens, comme à Irbid dans le Nord, près de la frontière syrienne. Dans cette ville, ces expériences de mobilisation impliquaient à l'époque aussi bien les masses palestiniennes que jordaniennes, au niveau d'organisations de quartier, avec une dynamique de véritables conseils populaires.
C'est pour sauver son régime fortement ébranlé par la puissance du mouvement palestinien en Jordanie que le roi Hussein a lancé, en septembre 1970, une offensive militaire sanglante contre les camps palestiniens. Aidé en cela par l'armée israélienne et profitant de la passivité criminelle des autres régimes arabes, le roi hachémite est parvenu, au prix du massacre de plusieurs dizaines de milliers de personnes, à démanteler l'Organisation de libération de la Palestine sur le territoire jordanien. « Septembre noir » sera la première grave défaite de la Résistance palestinienne, dont la direction de l'OLP ne tirera d'ailleurs pas les leçons, notamment en ce qui concerne son attitude de non-ingérence et de compromission avec les régimes arabes bourgeois qui la soutiennent. N'est-ce pas cette attitude qui a notamment conduit la direction de l'OLP, soucieuse de ne pas se brouiller avec le régime saoudien, à condamner publiquement
en novembre 1979 l'attaque de la Grande Mosquée de la Meeque ?
L'écrasement de la Résistance palestinienne en Jordanie en septembre 1970 est venu compléter la victoire impérialiste ouverte par la guerre de juin 1967. Le champ devenait dès lors libre pour une réorganisation plus importante des rapports de forces à l'échelle régionale, concréti. sée de manière multiple : un mois après les
Jordanie, l'équipe petite. ourgeoise radicale au pouvoir en Syrie etait renversée par un coup d'Etat militaire ; en 1971, le régime d'Anouar el Sadate en Egypte entreprenait le démantelement méthodique et progressif des mesures de nationalisation effectuées sous Nasser ; au cours de la même année, la dictature de Nemeiry liquidait le Parti communiste au Soudan au cours d'une terrible répression, et entamait une collaboration ouverte avec l'impérialisme.
Après « Septembre noir », l'OLP est néanmoins parvenue forces et à réorganiser son appareil poli. tique et militaire, principalement sur le territoire libanais où, depuis les accords de 1969, le droit de libre circulation et d'action a été reconnu aux fedayines. Rapidement, la Résistance palestinienne est devenue la principale force politique du Liban, modifiant en cela radicalement l'équilibre instable entre musulmans et chrétiens qui est à la base de la crise même de l'Etat libanais artificiellement mis en place par l'impérialisme, et entre forces progressistes et camp réactionnaire. Le président Soleiman Frangié réagit en tentant d'imposer un Etat fort au Liban et de réprimer toutes luttes sociales. Il a néanmoins dû reculer après la grande manifestation de 250 000 personnes en avril 1973 protestant contre l'assassinat à Beyrouth, par les sionistes, de trois dirigeants palestiniens (2). Dès lors, les affrontements militaires entre forces palestiniennes et libanaises au cours de la même année n'ont pas donné l'avantage au gouvernement « légal » du Liban.
Pour l'impérialisme américain, soucieux d'avancer vers un règlement politique du conflit arabo-israélien, tout comme pour la bourgeoisie libanaise désireuse d'en finir avec ce contre-pouvoir palestinien, ou pour Israël, il s'agissait donc de tenter de rééditer l'opération du roi Hussein en Jordanie. Et ce d'autant plus que la jonction des luttes entre la mobilisation palestinienne et les combats des masses libanaises s'accentuait. L'insurrection de Saïda à la fin février 1975, où des militants palestiniens d'un camp de réfugiés proche de cette ville du Sud-Liban se sont associés à la population contre l'intervention répressive des forces militaires libanaises, a été en quelque sorte un détonateur pour le pouvoir libanais. Utilisant les milices chrétiennes phalangistes de Pierre et Bechir Gemayel, qu'il avait contribué à renforcer, le pouvoir a organisé une vaste provocation contre la Résistance palestinienne et le mouvement de masse liba-
Le 13 avril 1975, les forces phalangistes tendaient une embuscade transportant des militants palestiniens du
Front du Refus. Cette action a servi de prétexte à une intervention de l'armée libanaise contre la Résistance palestinienne. Mais les forces répressives libanaises ont été en quelque sorte neutralisées par la réaction des masses libanaises elles-mêmes. La provocation des phalangistes va accélérer la jonction des luttes - y compris armées — entre les forces palestiniennes et le mouvement progressiste libanais. La guerre civile de 1975-1976 ainsi enclenchée a donc provoqué une déstabilisation encore plus poussée de l'Etat libanais. Ce sera l'intervention des forces armées syriennes qui va permettre d'empêcher la victoire du camp des forces palestino-progressistes contre les phalanges chrétiennes. La Force arabe de dissuasion (FAD), essentiellement formée de troupes syriennes, s'est installée au Liban en 1976 avec l'aval de l'impérialisme, qui ne voyait pas d'autre solution pour éviter la victoire des forces palestino-progressistes au Liban.
Pourtant, à l'issue de la guerre civile au Liban, malgré les massacres phalangistes comme celui du camp de réfugiés de Tall-êl-Zaatar, qui tombe le 12 août 1976 après 52 jours de siège, et la répression par les forces armées syriennes, la résistance palestinienne se trouvait toujours en face d'un Etat libanais en pleine désagrégation, et donc de plus en plus directement face à l'armée sioniste.
Le maintien du potentiel militaire et politique des forces de l'OLP au Liban, les succès diplomatiques portés par le changement de rapports de forces entre Israël et les Etats arabes après la guerre d'octobre 1973, la nouvelle vague de mobilisation de la population palestinienne des territoires occupés, vont pousser l'Etat sioniste à lancer une offensive globale contre le mouvement palestinien.
Pour Israël, le but essentiel des accords de Camp David signés entre 1978 et 1979 avec l'Egypte, sous l'égide du président américain Jimmy Carter, n'est en aucun cas de trouver une solution juste aux « revendications légitimes du peuple palestinien » - ce qui est explicitement affirmé dans ces accords —, mais de créer une situation politique favorable à l'isole. ment de l'OLP en vue d'une confrontation militaire à l'initiative des forces sionistes.
ISRAEL
ET LA « SOLUTION FINALE »
L'« Opération Litani » (du nom du libanais), lancée en 1978, avant même que les accords de Camp David ne soient définitivement ratifiés, devait porter un coup mortel à la résistance palestinienne en ratissant une bande de 10 km du territoire du Sud-Liban avec une force militaire de 30 000 soldats israéliens et l'aviation sioniste au cours d'une guerre
Malgré les massacres de population et les gains territoriaux de l'armée israélienne, cette politique n'a pas atteint le but qu'elle s'était fixée. L'OLP a réussi à tenir tête à l'agression israélienne et son appareil militaire n'a pas été démantelé. Certes, ce n'était pour Menahem Begin et
Ariel Sharon que partie remise. Ainsi, pendant quatre ans, l'armée sioniste ne va pas cesser de s'en prendre militairement au mouvement palestinien : bombardements de camps de réfugiés, assassinats de dirigeants, opérations de commandos sur le territoire libanais, destructions de bases militaires de l'OLP. Pourtant, la centrale palestinienne a réussi à maintenir globalement ses positions militaires au Liban alors que, parallèlement, l'Etat d'Israël s'est trouvé confronté à un renforce. ment qualitatif de la résistance des masses palestiniennes dans les territoires occupés qu'il contrôle depuis 1967. L'efficacité des bombardements palestiniens en représailles au bombardement des camps et bases du Sud-Liban, a même obligé l'Etat sioniste à signer, en juillet 1981, un cessez-le-feu avec l'OLP, dont il ne reconnaît formellement toujours pas l'existence.
Face à la détérioration du rapport des forces entre l'OLP et l'Etat sioniste, ce dernier ne pouvait pas ne pas réagir. Usant des prétextes les plus grossiers, Israël fera, au cours des six derniers mois, tout ce qui était possible pour pousser l'OLP à rompre le cessez-le-feu, afin de pouvoir lancer ce que les dirigeants sionistes appellent l'« offensive finale » pour la destruction de l'OLP. Finalement, lasse d'attendre, l'armée sioniste envahissait le Liban le dimanche 6 juin dernier. Malgré la présentation de cette nouvelle action anti-palestinienne comme une simple opération de nettoyage du Sud-Liban, l'ampleur des forces militaires engagées, près de 100 000 soldats, montrait très rapidement l'objectif réel du tandem Begin-Sharon. En envahissant le Liban jusqu'à Beyrouth, en faisant des milliers de morts et de prisonniers, des dizaines de milliers de réfugiés et de sans-abris aussi bien palestiniens que libanais, le gouvernement israélien a montré son intention d'anéantir la Résistance palestinienne à jamais. Le ministre de la Défense, Ariel Sharon, n'a pas longtemps caché que les autorités israéliennes étaient « décidées à ce que l'OLP ne puisse plus exister ». Pour son invasion du Liban, Israël a bénéficié tout à la fois de l'assentiment de l'impérialisme américain et de la passivité des bourgeoisies occidentales et des Etats arabes. La faible opposition de l'URSS, simplement intéressée à sauver la mise à son allié syrien, a tragiquement illustré la solitude du peuple palestinien dans l'épreuve.
Mais comme l'OLP représente réellement le peuple palestinien en armes, la « solution finale » envisagée par Israël ne peut signifier qu'un véritable génocide. Les premiers combats ont montré que cela n'était pas fait pour freiner le régime sioniste dans son entreprise. Mais autre chose est de savoir si les Palestiniens sont prêts aujourd'hui à accepter une tragédie identique à celle qu'ils ont connue en 1948.
Claude DEVILLIERS 30 juin 1982. 2. Dans la nuit du 9 au 10 avril 1973, un commando israélien assassinait trois dirigeants palestiniens du Fath en plein Beyrouth.