Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS-BAS

Les soldats libérés, la solidarité doit continuer

Inprecor n° 131, 26 juillet 1982 · p. 33 · 365 mots

NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE

PAYS-BAS

Les soldats libérés, la solidarité doit continuer Les deux derniers soldats qui restaient emprisonnés par la police militaire néerlandaise pour une affaire de divulgation de « secrets militaires » (cf. Inprecor

- LUIT NEDERLAND

E-523ATEN WEIGEREN ATODM PARAPLUI

numéro 129 du 28 juin et numéro 130 du 12 juillet 1982), viennent d'être libérés le 7 juillet dernier. La libération de Oskar van Rijswijk et de Steef Boot est intervenue deux jours seulement après la création d'un comité de soutien impulsé par l'organisation nationale des soldats VVDM. La direction de cette organisation 'etait, dans un premier temps, dissociée les militants emprisonnés, allant même sous l'effet de la campagne de la droite, jusqu'à les suspendre de leurs responsabi-

Sylvo Gaastra, porte-parole du VVDM, ne confiait-il pas au Time du 12 juillet dernier à ce propos : « Le VVDM n'a rien à voir avec cela. Nous sommes un syndicat, et la majorité de nos membres veut que nous nous concentrions sur les questions de salaire et de conditions de vie. » Pourtant, la direction du VVDM a dû changer de position et assumer le soutien de ses militants, d'autant plus qu'il devenait de plus en plus évident que ceux-ci avaient été l'objet d'une provocation de la hiérarchie militaire désireuse de porter un coup d'arrêt à l'organisation des soldats néerlandais.

Leur libération constitue une première victoire et une surprise, puisqu'elle est intervenue une semaine seulement après que la hiérarchie militaire ait décidé de les garder encore trente jours en prison. Toutefois, si tous les soldats qui avaient été emprisonnés dans cette affaire sont libres aujourd'hui, ils demeurent sous le coup d'une inculpation qui, au terme d'un procès dont la date n'a pas été fixée, pourrait leur valoir de longs mois, voire des années de prison. Il s'agit donc de ne pas relâcher la campagne de solidarité internationale et de continuer à multiplier les prises de position. Une manifestation est appelée par le comité de soutien pour le jour du procès aux Pays-Bas. Autour de cette date, d'autres initiatives pourraient être prises en Europe (piquets devant les ambassades, délégations, pétitions ...). • Soldats hollandais dans une manifestation antinucléaire à Amsterdam, (DR)

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