Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

LIBAN

Israël et le massacre de Sabra et Chatila

Inprecor n° 134, 11 octobre 1982 · p. 4 · 402 mots

Palestine et Israël Liban

« La réunion cruciale israéiochrétienne s'est tenue, selon le correspondant du Time, David Halevy, le jeudi 16 septembre à midi, au poste commandement israélien situé dans le port de Beyrouth. Etaient le général israélien Amir Drori, chef du commandement nord, et au moins trois autres officiers su-

Egalement préFady Frem, le chef d'état-major des Forces libanaises. Frem était accompagné par Elias Hobeika, chef des services de renseignement des Forces libanaises, qui a été formé à l'Ecole militaire Command College) en Israël. Il devait être le principal dirigeant des groupes qui ont pénetré dans les camps.

« C'est un homme qui porte toujours un pistolet, un couteau et une grenade à main à la ceinture. Hobeika est le phalangiste le plus craint au Liban. Il a participé au massacre de Tall El Zaatar et à des attaques contre les rivaux de Bechir Gemayel. Les brutal et sans scrupules et savent que ses hommes ne constituent pas une force militaire disciplinée. (...)

« A la réunion du 16 septembre avec les Israéliens, Fady Frem déclara que Hobeika allait emmener ses hommes à l'intérieur du camp de Chatila. Les deux hommes ont précisé qu'il y aurait un kasach (terme arabe déside Sabra et Chatila gnant l'acte de trancher et de découper). Le général Drori n'a pas tenu compte de l'implication évidente de cette remarque et le feu vert fut donné. Plus tard, Drori téléphone à Sharon à Tel Aviv: "Nos amis entrent dans les camps. J'ai coordonné leur entrée avec leurs chefs. " Sharon ré-

"Félicitations.. de nos amis est autorisée."

« A 17 heures environ, jeudi, les forces de Hobeika sont rassemblées à l'aéroport international de Beyrouth et pénètrent dans le camp de Chatila un peu plus tard. L'artillerie israélienne les assiste avec des fusées éclairantes et, plus tard, avec des tirs de blindés et de mortier. (...)

Le lendemain, « l'opération criminelle se poursuit. Vendredi, le chef de l'état-major israélien, le général Rafaël Eytan, arrive et s'entend dire par ses officiers que ce qui se passe à l'intérieur des camps n'est pas une action militaire mais un kasach. (...)

Non loin du camp de Chatila, les postes d'observation israéliens instaltoit d'immeubles de sept étages disposent, toujours d'apres le correspondant du Times, « d'une vue dégagée et panoramique de la région du camp de Chatila où l'essentiel de la tuerie s'est déroulée ».

D'après le Time du 4 octobre 1982.

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