NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE dé de convoquer en avril 1983 un Congrès : américaine en direction d'éventuelles in-
COLOMBIE
IVe congrès du Parti socialiste révolutionnaire
Des drapeaux rouges le long des rues fléchaient le chemin dans le quartier Maria Cano à Cartagène jusqu'à l'endroit où s'est tenu, les 20, 21 et 22 août dernier, le IVe Congrès du Parti socialiste révolutionnaire (PSR), section colombienne de la IVe Internationale. Et, lors du meeting public d'ouverture des travaux du Congrès, nombre de voisins étaient présents et entonnèrent l'Internationale.
C'est en présence de 24 délégués de tout le pays, d'un représentant du Socialist Workers Party (SWP) des Etats-Unis et de militants observateurs de la région, que s'est ouvert ce Congrès, prévu depuis un an. Les événements politiques récents avaient imposé deux point supplémentaires à l'ordre du jour: la construction d'une organisation de jeunesse révolutionnaire et l'attitude du PSR par rapport au nouveau gouvernement de Belisario Betancour, issu des élections présidentielles du dimanche 30 mai dernier (cf. Inprecor numéro 31, du 26 juillet 1982).
Deux tendances se sont exprimées autour de questions centrales : la situation politique nationale et les questions organisationnelles. Comme l'écrit Combate Socialista, organe du PSR (numéro 43, octobre 1982), en rendant compte de ce Congrès, « cela a naturellement permis que la discussion soit plus riche et, en même temps, que les divergences apparaissent plus clairement ».
Un aspect essentiel de la discussion organisationnelle a tourné autour de l'importance pour le PSR « de prendre des mesures nécessaires pour commencer le tournant vers l'industrie ». Quant à la discussion politique, elle a abordé le bilan de la participation du PSR aux élections, de son appui critique à la candidature de Gerardo Molina, et de l'attitude à adopter face au gouvernement de Belisario Betancour. Une Conférence syndicale du PSR est prévue pour le mois de décembre.
Un autre débat important a concerné l'analyse du mouvement en cours pour la construction d'un Parti socialiste (PS), dont la proposition a été faite lors des élections du printemps dernier par Gerardo Molina. Sur ce sujet, Combate Socialista précise les positions du PSR : « Nous sommes pour un Parti socialiste ni réformiste ni social-démocrate, c'est-à-dire pour un parti léniniste, ouvrier dans sa composition, avec un programme révolutionnaire et qui lutte pour l'instauration de la dictature du prolétariat en Colombie. »
Conscient de l'importance de la création d'une organisation de la jeunesse révolutionnaire, les congressistes ont décipour définir la ligne d'intervention du PSR sur ce point. Il y sera aussi abordé le problème des femmes et de leurs revendications spécifiques. Par ailleurs, le Congrès a voté le lancement d'une campagne centrale pour régulariser la parution de Combate Socialista avec comme objectif une souscription d'un demi-million de pesos. Plusieurs motions internationales ont été adoptées, dont un fraternel salut à la campagne électorale menée par le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), section mexicaine de la IVe Internationale, présentée par Combate Socialista comme « un fait sans précédent dans l'histoire de ce pays et de l'Amérique lati-