Inprecor 1974–2004

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BRESIL

Em Tempo a cinq ans

Inprecor n° 138, 6 décembre 1982 · p. 34 · 732 mots

Brésil

BRESIL "Em Tempo" a cinq ans Le journal Em Tempo fête son cinquième anniversaire. Depuis trois numéros, l'équipe éditoriale retrace l'itinéraire qui a conduit ce journal, de la lutte pour l'amnistie et les libertés démocratiques à un engagement dans la construction du Parti des travailleurs (PT) et à une défense ferme des positions marxistes révolutionnaires et internationalistes.

Tout au long de ces cinq années, les colonnes d'Em Tempo se sont largement ouvertes aux débats sur la construction du PT, mais aussi à la solidarité avec la révolution en Amérique centrale, avec la lutte antibureaucratique des travailleurs polonais, ou avec les combats du peuple palestinien contre le sionisme.

Em Tempo publie également, à l'occasion de cet anniversaire, de nombreux messages de sympathie, qui témoignent de l'audience et du respect conquis par le journal. Parmi ces témoignages, citons les suivants :

Luis Inacio da Silva « Lula », président du PT : « Le journal Em Tempo est la démonstration la plus claire de la façon dont un journal alternatif peut être fait avec sérieux. C'est pourquoi j'espère pouvoir commémorer avec vous d'ici à cinq le dixième anniversaire Jaco Bittar, président du Syndicat du pétrole de Caminas et membre de la direction nationale du PT : « A l'époque où les travailleurs voyaient la presse se fermer devant eux, Em Tempo, en se plaçant aux côtés des exploités, fut le journal qui informait sur leurs luttes... d'Em Tempo continue à être de première importance, puisque la lutte des travailleurs n'est pas terminée. Le journal peut grandement contribuer à ce processus, et le fera sûrement jusqu'à la victoire. »

Paulo Freire, auteur de Pédagogie de l'opprimé et sociologue de réputation internationale : « Em Tempo est un journal qui a donné, au cours de ces cinq années, un exemple de détermination et de courage. Pour ce cinquième anniversaire, je tiens à affirmer que je suis tout à fait d'accord avec votre lutte, et que j'ai une grande confiance en votre combat. »

Florestan Fernandez, intellectuel socialiste : « Em Tempo joue un rôle grande importance, parce qu'il constitue l'un des rares moyens d'expression politique dans le pays, où existe une conjoncmouvement ouvrier et les idées socialistes. »

Jorge Nahas, ancien prisonnier politique et candidat sénateur du Minas Gerais pour le PT : « La lecture d'Em Tempo a été décisive pour mon engagement dans le PT. La défense même sous une forme critique, est la raison d'être du journal aujourd'hui. Le PT a besoin d'une presse capable de systématiser et d'elaborer non seulement à partir de ses succès, mais surtout de ses erreurs. L'honnêteté et l'intégrité avec lesquelles le journal a rempli ce rôle est sa meilleure

José Genoino Neto, qui participa à la guérilla d'Araguaia et est aujourd'hui candidat du PT aux élections : « Je relève trois aspects importants d'Em Tempo : la couverture des luttes du mouvement ouvrier et populaire, le débat sur les problèmes importants de ces mouvements, et le traitement des questions théoriques et politiques des forces de gauche, qu'on ne trouve souvent pas dans d'autres journaux. »

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Paulo Skromov, dirigeant du Syndicat du cuir de Sao Paulo et membre de la direction nationale du PT : « Ce qui fonde la durée d'Em Tempo, d'après moi, fut et continue d'être sa capacité à rendre compte des problèmes centraux rencontrés par le mouvement ouvrier et populaire, et a prendre correctement position face à ces problèmes. La majorité des journaux alternatifs sont entrés en crise après l'émergence du processus d'organisation politique des travailleurs et la fondation du PT, pour n'avoir pas su se définir en rapport avec ce changement. Alors qu'Em Tempo a été, dès la première heure, en première ligne du combat pour la construction du PT. »

On trouve également des messages et salutations d'Olivio Dutra, vice-président du PT; de Perly Cipriano, ancien prisonnier politique et candidat gouverneur de l'Etat d'Espirito Santo pour le Luis Eduardo Greenhalg, secrétaire des Magno, président du PT du Goias ; de José Clovis, candidat du PT à Rio Grande do Sul ; de Flavio Koutzi, militant révolutionnaire brésilien, prisonnier politique en Argentine durant plusieurs années ; de George Novack, philosophe et militant du Socialist Workers Party (SWP) des EtatsUnis ; d'Ernest Mandel, membre du Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale.

Inprecor s'associe à ces manifestations de solidarité avec Em Tempo et lui souhaite une longue l'occasion de son cinquième anniversaire.

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