Elle est le résultat de trois années de luttes pour les droits de l'homme, l'amnistie générale et les libertés politiques. Grâce à cette loi, près de cent de nos compatriotes pourront revenir dans leur pays, au moins trois cent prisonniers politiques pourront être libérés, et de nombreuses personnes persécutées pour leurs opinions politiques pourront en bénéficier. Elle ouvre, en plus, les portes à un dialogue entre le gouvernement et les forces insurgées des guérillas, qui doit commencer à se concrétiser par une trève entre les parties combattantes, comme l'a demandé la Commission de la paix, sans compter le retrait de n'est pas totalement généralisée, qu'elle ne contient pas de réforme du Code pénal et qu'elle concède, de façon absurde et inconstitutionnelle, la possibilité au gouvernement de réorganiser la Police et de continuer ses campagnes civicomilitaires. Mais, en même temps, elle constitue un progrès et nous, qui avons lutté pour son obtention, en tant qu'opposition révolutionnaire, nous le remocratie politique, elle n'est pas la révolution sociale. La révolution ne se demande pas, elle ne se négocie pas. Elle constitue un processus de masse qu'il vers la mobilisation de rue, à travers la tenue du Ille Forum pour les droits de l'homme. Il faut lutter pour l'amnistie à l'Université, sur les lieux de travail, pour un plan d'urgence économique qui permette la création massive d'emplois, pour la réforme agraire et urbaine démocratique, pour des nationalisations réelles des grands monopoles nationaux et étrangers, pour d'effectives garanties politiques données à l'opposition afin qu'elle puisse participer aux débats et aux processus socio-politiques, pour le respect de la vie des opposants et leur accès permanent à la radio et à la télévision. Il faut un statut de l'oppoconvocation d'une Assemblée constituante populaire, cadre permettant d'adop-
Déclaration du Comité exécutif l'armée des zones rurales et le démantèlement des organismes paramilitaires.
faut organiser et mener à bien.
sition et l'abolition de l'article 28 de la Constitution nationale.
ter des solutions sociales, économiques et politiques adéquates.
La Loi d'amnistie est une conquête démocratique du peuple colombien. Il est certain que cette loi présente des aspects négatifs, car son application L'amnistie, cela est clair, n'est qu'une importante revendication de la déCe qui est important aujourd'hui, c'est de veiller à son application, à traNous répétons que la solution globale de la crise du pays implique la
Comité exécutif du Parti socialiste révolutionnaire (PSR) Section colombienne de la IVe Internationale, Bogota, novembre 1982.