Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PEROU

Le cours répressif du gouvernement de Belaunde Terry, entretien avec Hugo Blanco, député du PRT

Inprecor n° 144, 28 février 1983 · p. 15-17 · 3 168 mots

Pérou et Bolivie Mexique Syndicalisme IVe Internationale

Interview de Hugo Blanco, député du Parti révolutionnaire des travailleurs, section péruvienne de la IVe Internationale

U candidat Fernando Belaunde Terry — usant de son passé

D d'ancien président de la République renversé par le coup d'Etat militaire « réformiste » du 3 octobre 1968 pour se faire élire aux présidentielles du 18 mai 1980 — jusqu'au chef de gouvernement envoyant l'armée réprimer la « guérilla » d'Ayacucho, le cours répressif du régime péruvien de l'Action populaire (AP) n'a cessé de se confirmer tout au long de ces trois dernières années. Parallèlement, une politique économique favorisant ouvertement les investissements impérialistes a conduit à la reprivatisation de nombreux secteurs de l'économie du pays, tandis qu'aucune volonté politique ne se manifestait pour apporter un début de solution aux problèmes fondamentaux : le chômage, la malnutrition, la mortalité infantile ou l'analphabétisme ...

Aujourd'hui, cette évolution du régime de Fernando Belandue Terry prend de plus en plus l'aspect de ces rangers de l'armée péruvienne qui parcourent les rues d'Ayacucho le visa-

« INPRECOR » :- Quel bilan le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT)

fait-il du gouvernement de Fernando Belaunde Terry (1) ?

Hugo BLANCO :— C'est un gouvernement qui représente fondamentalement les intérêts des entreprises impérialistes.

En cette époque de crise du système, il ne peut, pour défendre les intérêts en question, que plonger la grande majorité de la population dans la faim et dans la misère.

Voyons quelques aspects centraux de sa politique économique :

Ce gouvernement se caractérise par un processus de renforcement de la privatisation de l'économie. On accorde des fasout les centres coopératifs et les coopé ratives, lesquelles, une fois atomisées, seront une proie facile pour le grand capital et, enfin, on décrète la privatisation à petite cadence des entreprises publiques

Nous pouvons donner des exemples de cette politique de privatisation. De grands avantages sont accordés aux entreprises pétrolières impérialistes et, en contre-partie, on assiste à un affaiblissement de la firme pétrolière étatique Petroperu. Des dispositions sont prises en faveur des grandes compagnies minières impérialistes et le secteur minier d'Etat se rétré.

cit, surtout en ce qui concerne la commercialisation. La sidérurgie nationalisée est sur le point de couler au profit des entreprises nord-américaines, japonaises ou autres. La pêche est un autre secteur où l'entreprise étatique est écrasée en faveur des capitalistes. L'entreprise nationale d'électricité n'échappe pas non plus à cette politique.

En ce qui concerne l'agriculture, l'ob-

Le cours répressif

dans ce contexte. jectif du gouvernement est de voir passer l'agro-industrie aux mains du secteur privé. Dans ce but, les organismes coopé ratifs, à tous les niveaux, sont détruits, et leurs dépouilles sont offertes aux grandes propriétés (latifundio) dont le gouvernement soutient l'expansion.

-Callao o LIMA Ayacucho ,Cuzco AMÉRIQUE DU SUD Quant aux importations, il a donné le champ libre aux produits étrangers qui envahissent le marché national et tuent l'industrie du pays.

Les exportations se concentrent de plus en plus entre les mains des firmes privées. Les entreprises d'Etat du commerce intérieur sont également attaquées, et cela entraîne de graves préjudices pour les couches les plus pauvres de la population. Le revenu national sert principalement au paiement d'une dette extérieure gigantes-

PEROU ge passé au noir de fumée, un poignard à la main et criant à la cantonnade : « Terroriste, cette nuit nous entrerons dans ta maison, nous mangerons tes tripes et te ferons éclater la tête ... ». Or la lutte contre la guérilla de Sentier lumineux dans le département du Cuzco va être utilisée pour militariser encore un peu plus la vie politique et sociale du pays. N'est-ce pas le ministre de la Guerre, Luis Cisneros Vizquerra, qui réclamait récemment l'appui de « tous les bons Péruviens, avec ou sans uniforme », contre Sentier lumineux? (La Republica, Lima,

Dans l'interview que nous publions ci-après, notre camarade Hugo Blanco, élu député du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT, section péruvienne de la IVe Internationale)

aux élections législatives du 18 mai 1980, tire un premier bilan de ces trois années de gouvernement de Belaunde Terry et pré sente les perspectives d'action et les orientations de son parti que, qui croît chaque année davantage, et au financement du gaspillage

Les budgets de la santé, de l'éducation, du logement et autres, bien nécessaires à la population, se réduisent sans cesse.

La dévaluation permanente et accé lérée de la monnaie nationale; le sol (2), accroît rapidement la misère des salariés.

Quant aux paysans, des prets leurs sont accordés en dollars ! De sorte que, vu l'inflation galopante, au bout d'un temps, ils doivent rembourser en soles le double de ce qu'ils ont obtenu comme

Certaines maladies que l'on croyait appartenir à l'histoire ont fait leur réapparition au Pérou : la malaria, la rage, etc.

La mortalité infantile augmente. Deux enfants doivent partager le même berceau à l'hôpital, deux femmes en couches doivent partager le même lit, des enfants naissent dans les couloirs des hôpitaux

Et dans ce pays où la santé est si précaire et se dégrade encore, les laboratoires et les cliniques privées s'enrichissent. Une

1. L'actuel président Fernando Belaunde

Terry était le candidat de l'Action populaire

(AP) aux élections présidentielles du mois de mai 1980. Cette formation remporta 43 % des voix, sur la base d'une propagande assez démagogique, que le cours répressif du régime ne cesde contredire par la suite.

Contre toute attente, ces élections représenteront une grave défaite pour l'organisation populiste bourgeoise

APRA qui ne totalisa que 25 % des voix, et pour la gauche dans son ensemble (15 a 20 % des suffrages). Pour une analyse des résultats électoraux, voir « Un premier bilan des élections ». Jean-Pierre Beauvais, Inprecor numéro

79 du 12 mai 1980.

2. Le 28 juillet 1980, date de la prise de fonction officielle de Belaunde Terry, le dollar américain cotait 290 soles.

En juillet 1982, le dollar s'échangeait contre 710 soles péruviens, ce qui signifiait une perte de valeur de la monnaie péruvienne de près de 150 % en deux ans.

Page 16

étude commandée par les Nations unies a montré qu'il y a une surfacturation de 400% sur les importations de médicaments.

- Du point de vue des masses, quel est l'état actuel de la mobilisation, et quel rôle joue le PRT ?

- La politique pro-impérialiste de ce régime d'affameurs a frappé durement tous les secteurs de la population. Ceux-ci ont répondu par de fortes mobilisations.

Les travailleurs des entreprises en danger de privatisation se sont mobilisés pour défendre le secteur nationalisé. Dans plusieurs entreprises, ils luttent contre l'inflation pour la défense de leur niveau de vie ; dans d'autres, c'est contre la fermeture illégale de l'entreprise et contre les licenciements qu'ils mènent le combat. Les paysans ont fait la première grève générale de leur histoire à l'échelon national, contre la politique du gouvernement à leur égard. Les coopérateurs défendent leurs coopératives. Les universitaires défendent les universités qui sont laissées sans ressources. Les régions oubliées de l'intérieur luttent pour attirer l'attention sur leurs problèmes spécifiques, etc.

Les formes de lutte les plus fréquentes sont la grève ; la paralysie de l'activité régionale (paro civico) pour un, deux ou trois jours; des marches proprement sacrificielles, comme dans le cas des ouvriers des mines de Canarias qui, avec leurs familles, y compris les enfants, ont parcouru plus de 700 kilomètres. Au cours de cette marche, cinq enfants sont morts, ainsi qu'une femme qui venait d'accoucher, et un travailleur. Les paysans barrent les routes, prennent des terres pour construire des cabanes où habiter. Ce fut le cas à El Palomar, où la police a tué cinq habitants. Des grèves de la faim et quelques occupations des lieux de travail ont également eu lieu.

Malheureusement, ces luttes ne sont pas coordonnées les unes avec les autres, ce qui réduit considérablement leur efficacité. Les directions des centrales ouvrières ne remplissent pas leur devoir de centralisation et de coordination de ces luttes. La Confédération générale des travailleurs du Pérou (CGTP), dirigée par le Parti communiste péruvien (PCP), aurait la possibilité de le faire, mais elle ne le veut pas. La Gauche unie (IU), front qui regroupe la grande majorité de la gauche, ne veut pas non plus impulser une lutte centralisée.

Le PRT est partisan de coordonner et de centraliser le plus possible les luttes des travailleurs et des exploités en général. Nous considérons que c'est aujourd'hui notre tâche fondamentale. Malheureusement, notre faiblesse organisationnelle ne nous permet guère de le faire à une large échelle.

- Quelle est la signification et l'impact réel de la guérilla d'Ayacucho ? Que représente Sentier lumineux (« Sendero Luminoso ») ?

- Sentier lumineux est un groupe maoïste aux caractéristiques très sectaires, qui considère que tous ceux qui ne le soutiennent pas sont des réactionnaires et méritent d'être éliminés.

Il rejette la participation aux élections et se consacre à la préparation de la guérilla. De façon intelligente, ses mili-l tants ont commencé par de petites actions de sabotage pour aguerrir leurs troupes, et en sont arrivés à la réalisation d'actions de guérilla. Leur place forte est la région montagneuse d'Ayacucho, qui est l'une des plus pauvres et des plus oubliées, et dont la grande religiosité est propice à des positions dogmatiques comme celle-ci : « La pensée du camarade Gonzalo (le dirigeant) dirige la révolution mondiale. »

La politique économique du régime, férocement antipopulaire, et l'absence d'alternative de lutte effective de la part des directions de masse, conduisent au développement des actions et de l'influence de Sentier lumineux.

Le gouvernement a répondu, fondamentalement, par la répression, décrétant

«antiterroriste », emprisonnant, torturant, violant et assassinant les sendéristes, des dirigeants paysans et d'autres personnes. Mais cela ne lui a pas permis d'écraser Sentier lumineux qui a, dernièrement, exécuté quelques notabilités de la région, parmi les plus puissantes localement. La guérilla a aussi réalisé des attaques et des embuscades plus nombreuses contre les forces répressives, et de nouveaux actes de sabotage.

Finalement, le gouvernement a envoyé l'armée dans le département d'Ayacucho, où elle a déployé une répression encore plus grande, avec fouille maison par maison et ordre de tirer sur les suspects. Cela n'a guère gêné Sentier lumineux, qui se paya le luxe d'appeler à une grève contre la répression dans la ville d'Ayacucho, qui fut suivie par 90 % de la population.

Il y a aussi eu des actions de sabotage dans d'autres endroits du pays, y compris à Lima. Malheureusement, parmi les victimes de Sentier lumineux on trouve des dirigeants paysans d'autres secteurs de la gauche, des membres de coopératives paysannes, des dirigeants d'organisations de quartier non sendéristes.

Il est remarquable, cependant, que malgré tous ces facteurs négatifs, Sentier lumineux, au lieu d'être écrasé par la répression, soit en train de se développer. Cela montre que la situation économique de la population est désespérée et qu'il y a toujours plus de gens qui sont déçus, non seulement par les appareils politiques bourgeois, mais aussi par les organisations de masse et les partis de gauche.

Le Parti révolutionnaire des travailleurs est actuellement en pleine discussion au sujet de ces récents événements.

-Dans les derniers mois, les conflits

Page 17

à la campagne se sont aggravés, ce qui a entraîné des affrontements sérieux entre les paysans et les forces répressives du gouvernement. Tandis que Sentier lumineux pose le problème de la lutte armée de façon concrète, le reste de la gauche semble n'être préoccupé que par les prochaines élections. Quelle est la position politique du PRT par rapport à l'autodéarmée, aux piquets d'autodéfense des paysans (rondas campesinas) (3), ete. ?

- La Confédération paysanne du Pérou (CCP) (4) a approuvé, lors de son dernier Congrès, la proposition, faite à plusieurs reprises par le PRT, de créer un secrétariat à l'Autodéfense, pour impulser et organiser la lutte armée de la paysannerie contre la répression armée du gouvernement. Nous savons que cette approbation ne suffit pas et qu'il faut pousser à l'organisation de l'autodéfense à la campagne, sur cette base d'accord et en fonction des conditions spécifiques, sans tomdans l'aventurisme. Dans le nous avons participé à ce type d'actions, aujourd'hui, nous voyons des embryons d'autodéfense armée dans ce qui s'appelle les rondas campesinas du département de Cajamarca, où la paysannerie s'est organisée pour faire des tours de garde pour protéger son bétail contre les voleurs. Cette vigilance armée a déjà connu des affrontements mineurs, y compris avec des policiers complices des voleurs de bétail. Nous considérons ce cas comme un exemple d'action armée organisée des masses, même si elle n'est encore qu'embryonnaire.

Si les paysans continuent ces actions de grève (paros), avec barrage des routes, la répression gouvernementale contre les organisations de masse à la campagne va les obliger à se défendre par les armes.

En ce qui concerne la population urbaine, pendant les paros civicos nationaux, elle a connu un début d'expérience à la répression Nous croyons aussi que les masses organisées dans les villes en arriveront à développer une autodéfense armée.

- Au Pérou commence déjà à régner un climat pré-électoral, les élections municipales de 1983 se rapprochent. Quelle est la position du PRT par rapport à ces élections ? A-t-il envisagé une politique d'alliances ? Dans le même sens, quel bilan tire-t-il de la politique d'alliances qu'il a eu dans le passé (FOCEP, ARI, etc.) ? Comment le PRT considère-t-il la possibilité d'une alliance électorale entre l'APRA et la Gauche unie (IU) ?

- Commençons par le bilan. Les importantes discussions à ce sujet, et l'accélération de la dynamique de la lutte des classes ont empêché le PRT de faire, jusqu'à présent, un bilan commun sur l'expérience de ces fronts. Mon appréciation est que le sectarisme qui a pesé sur la majorité des trotskystes péruviens a empêché, dans les deux occasions, que notre mouvement ne se porte à la tête de larges fronts révolutionnaires de masse. Notre impuissance a permis au réformisme de détourner à son profit, à travers la création de la Gauche unie (IU), les préoccupations unitaires des masses. La direction réformiste de ce front empêche qu'il se convertisse en instrument de lutte des masses Elle s'en sert pour les freiner et les canaliser vers les illusions électoralistes.

Le PRT n'a pas encore défini sa politique pour les élections municipales de novembre. Personnellement, je considère qu'elles revêtiront, pour les masses, une moindre importance que les précédentes, car les masses ont en grande partie perdu lillusion de pouvoir améliorer notablement leur situation grâce à des élections municipales. De plus, à part quelques exceptions, les maires et les conseillers municipaux de gauche ont été absorbés par la routine du système et ne se sont pas efforcés d'utiliser leurs postes comme point d'appui pour soutenir les luttes du peuple contre le gouvernement.

On peut envisager plusieurs variantes concernant la forme de participation du

Manifestation du PRT. (DR) - Lancement de candidatures des organismes de masse ;

- Candidature du PRT seul ou comme membre d'un ou de plusieurs fronts ;

- Appui critique à des candidats IU. Le plus probable sera, vu le caractère des élections municipales et la diversité des réalités politiques des différentes régions, que ces trois formes de participation seront combinées.

En ce qui concerne la possibilité d'une alliance électorale entre l'APRA et la Gauche unie (IU), le PRT considère comme une honteuse trahison de IU le fait de s'allier à un parti de droite, partie

3. Les « rondes paysannes » sont des formes d'auto-organisation des paysans contre les exactions des voleurs de bétail. Mais la plupart du temps les forces policières étant associées à ces trafics, les « rondes paysannes » constituent une forme d'autodéfense paysanne face à la répression ou à la passivité des représentants de l'Etat bourgeois. Ces formes d'organisation sont une étape élémentaire du processus d'autodéfense de masse en milieu paysan.

4. Le VIe Congrès national de la Confédération paysanne du Pérou (CCP, Confederacion Campesina del Peru) s'est déroulé du 16 au 21 juillet 1982 à Lima. Dans Combate Socialista (organe du PRT) de la première quinzaine d'octobre 1982, Hugo Blanco, qui a été réélu membre du Comité exécutif national (CEN) et secrétaire aux Droits de l'homme de la CCP, établissait un premier bilan de ce Congrês. Parmi ses aspects positifs, il soulignait l'assistance de 1201 délégués et invités, le degré de participation à la base dans la discussion. la tenue fratersystème d'oppression, qui contribue à tromper les masses affamées, dont le seul besoin est l'organisation de leurs propres luttes, sous indépendante de tous les exploiteurs.

Mais, malheureusement semble que l'APRA récuse sa compagnie, pour cette fois.

- En référence aux autres groupes qui se réclament du trotskysme, où en sont à présent les relations entre eux et le PRT? Y a-t-il des possibilités de réaliser commun? Est-il envisagé une possibilité d'unification ?

- Le PRT, né de l'unification de groupes trotskystes, a eu l'illusion de pouvoir former un parti en s'unissant au PST et au POMR, mais nos efforts furent vains et ils ont été utilisés de façon déloyale par les camarades des autres groupes.

Actuellement, nous avons entrepris de nous coordonner avec le POMR-PST (c'est-à-dire le PST avec une partie du POMR) pour réaliser quelques activités en commun, comme la formation du Bloc parlementaire socialiste (5). Nous essayerons d'aller de l'avant dans cette voie, aussi loin que possible. Nous ferons le même effort vis-à-vis du POMR. Cependant, nous sommes conscients des difficultés qui se pré. sentent à cause du sectarisme traditionnel de ces organisations : sectarisme envers le reste de la gauche et sectarisme récipro-

Quant à la possibilité de nous unifier, nous la considérons difficile pour le moment, pour les raisons que je viens de mentionner et à cause du manque de dé. mocratie interne de ces partis et de leur attitude à notre égard, qui ne correspond pas aux nécessités de la lutte des classes dans le pays, mais aux ordres qu'ils recoivent de Nahuel Moreno ou de Pierre

Naturellement, le PRT cherche à unir ses efforts à ceux de tous les révolutionnaires, au travers d'actions en commun et de fronts, et si l'homogénéité programmatique et politique réalisée rend possible une unification, tant mieux. Nous espérons que le processus révolutionnaire mènera à la convergence de nombreuses or-

Lima, 13 janvier 1983. nelle des débats, les points d'accord qui en sont ressortis, et « l'énergique irruption de la femme paysanne, revendiquant ses droits et combattant le machisme. » Dans ce Congrés, le PRT a eu, pour la première fois, une intervention politique en tant qu'organisation dans cette Confédération, avec la présentation de documents et la participation de militants paysans du PRT dans les débats et les commissions.

5. Le 15 septembre 1982, une réunion entre les délégations au Parlement du PRT et du POMR-PST (parti unifié) décidait la mise en place d'un Bloc parlementaire socialiste. Ce Bloc a eu sa première intervention lors de l'interpellation du cabinet gouvernemental de Manuel Ulloa au Parlement, au mois de septembre. Dans une déclaration adoptée le 16 décembre 1982. le Bloc parlementaire socialiste s'est engagé à faire entendre « la voix des exploités au sein du Parlement » et à impulser « depuis cette tranchée la mobilisation révolutionnaire des masses exploitées ».

Une erreur sur cette page ?