La déclaration de guerre des Etats-Unis affirme un document secret du Conseil de sécurité américain
E document de Santa Fé intitulé « Une nouvelle politi-
L que interaméricaine pour les années 190 w, rédigé pion
/ le Parti républicain de Ronald Reagan avant son élection à la présidence des Etats-Unis, définissait, en s'inspirant de la loctrine Monroe (2 décembre 1813 : « L'Amérique aux Amé ricains »), les grands axes d'une politique en Amérique centrale. Il y était notamment affirmé que « les USA ne peuvent continuer à accepter le statut de Cuba, Etat vassal de l'Union soviétique » (cf. Inprecor numéro 127 du 31 mai 1982, où nous avons publié de larges extraits de ce document).
Au cours d'une rencontre au sommet, en avril 1982, dirigeants civils et militaires américains et membres de la CIA ont adopté des décisions encore plus précises. Celles-ci sont résumées dans le document du Conseil national de sécurité que nous publions ci-après. Ce texte a été reproduit dans le New
York Times du 7 avril dernier. Dans la partie numéro IV, qui prévoit les différents scénarios possibles en Amérique centrale, seul le premier a été divulgué par le quotidien américain, les
DOCUMENT
1) INTÉRETS ET OBJECTIFS
Nous avons intérêt à mettre en place et à soutenir des Etats démocratiques en
Amérique centrale, capables de mener leur politique et de diriger leur économie ingérence extérieure. Stratégiquement, il est pour nous d'un intérêt vital d'empêcher la prolifération d'Etats sur le modèle cubain, qui fourniraient un appui à la subversion, compromettraient des voies maritimes vitales, et feraient peser une menace militaire directe à nos frontières. Handicap global pour nous, cela créerait une désorganisation économique et mènerait à une augmentation de l'immigration illégale aux USA.
A court terme, nous devons viser à éliminer l'influence soviéto-cubaine dans.
la région et, à long terme, nous devons mettre en place des gouvernements politiquement stables, capables de résister à de telles influences.
2) LA SITUATION ACTUELLE
La détérioration de nos positions, manifeste encore il y a six à douze mois, a été enrayée. Les derniers événements politiques dans la région ont été positifs.
Les élections au Honduras, au Costa Rica et au Salvador ont marqué un fort avec un Nicaragua toujours constraste plus totalitaire. Elles ont bloqué l'audience croissante de l'extrême gauche et de son programme dans la vie politique de ces pays. Au Guatemala, le récent coup d'Etat des jeunes officiers nous a ouvert de nouvelles possibilités pour améliorer nos relations avec ce pays. Le mini-coup qui a eu lieu à Panama a amené au pou-
"Nous avons un intérêt vital à éviter la prolifération de nouveaux Cuba"
l'impérialisme US et à ses alliés. voir un commandant de la Garde nationale plus jeune, pius dynamique et plus ta vorable aux USA (1). Dans la région, la coopération entre les Etats démocratiques s'est améliorée, et la création de la Communauté démocratique centro-américaine (Central American Democratic Community, CADC) (2) le montre clairement.
Militairement, la situation s'est améliorée au Salvador : toute perspective d'une proche victoire militaire du Front Farade libération nationale (FMLN) s'est évanouie et les capacités d'action des forces militaires salvadoriennes se sont visiblement améliorées. Le contrôle mis en place dans la région a gêné mais pas arrêté la fourniture militaire à
Le coup d'Etat au Guatemala peut entamer les capacités militaires du gouvernement mais si, à long terme, ce gouvernement se montre capable de faire face aux problèmes de la violence officielle, il peut s'avérer plus efficace pour mener une politique contre-insurrectionnelle.
les Sandinistes soumis à une pression croissante du fait de notre activité souterraine et de l'état critique de leur économie. Pour la première propagande, fois, les Sandinistes ont des raisons de comprendre qu'ils ne peuvent exporter la subversion en toute impunité. Mais de sé rieux problèmes demeurent :
1. Le coup d'Etat militaire qui a porté le Rios Montt au pouvoir au Guatemala a eu lieu le 23 mars 1982. Au début du même mois, au Panama, le chef de la Garde nationale, le colonel Florencio Flores, était mis à la retraite et remplacé par le chef d'Etat-major Ruben Dario Paredes. A la fin juillet, le Président panaméen Aristides Royo était destitué sous la pression de la Garde nationale et remplacé par Ricardo de la Espriella. Le général Ruben Paredes a déjà obtenu l'appui de la formation
AMERIQUE CENTRALE scénarios 2 à 6 n'ayant pas été rendus publics.
L'agression des bandes somozistes au Nicaragua, les menaces d'intervention impérialiste contre Grenade ; le renforcement du potentiel militaire hondurien, avec, notamment, l'installation d'un système de radars capable de contrôler le trafic aérien de toute la région ; le soutien croissant apporté aux forces répressives salvadoriennes, ce dont témoigne la décision récente d'établir des camps d'entraînement pour les troupes salvadoriennes au Honduras, de manière à pouvoir accroître le nombre des conseillers US dans la région sans devoir en rendre compte au Congrès américain, sont autant de faits à mettre en relation avec les directives impérialistes contenues dans le document du Conseil national de sécurité. Tout cela constitue un processus d'escalade contre-révolutionnaire dûment pro-
La solidarité internationale à la révolution centro-
-américaine doit suivre, elle aussi, la même accélération, pour ne pas laisser les peuples d'Amérique centrale isolés face a
- Les forces de la guérilla au Salvador et au Guatemala regroupent toujours entre 4 000 et 5 000 personnes dans cha-
-Il existe un manque de consensus politique dangereux au Saivador et au
Guatemala, qui peut mener à un bouleversement politique. Les réformes politiques, sociales et institutionnelles doivent être poursuivies.
Nous continuons à rencontrer de sérieuses difficultés avec l'opinion publique américaine et avec le Congrès, ce qui compromet notre capacité à poursuivre le cours actuel. L'opinion publique internationale, en particulier en Europe et au
Mexique, continue à s'opposer à notre
- Cuba et le Nicaragua réussissent encore à maintenir, et même à accroître leur soutien aux groupes insurrectionnels et terroristes, en particulier au Honduras et au Costa Rica, où leur activité se développe. Panama pourrait devenir leur prochaine cible.
- Le Mexique continue à apporter un appui, en partie ouvert et en partie secret, à l'extrême gauche, sous forme de de fonds et de
- L'OLP et la Libye continuent à gouvernementale, le Parti révolutionnaire démocratique (PRD), pour étre présenté comme canaux élections présidentielles d'octobre didat
1984.
2. La Communauté démocratique centroaméricaine a été constituée sous l'égide américaine au début 1982. Elle regroupe le Salvador.
le Honduras et le Costa Rica. Il lui était fixé comme objectif d'appuyer les actions diplomatiques US et la tenue des élections salvadoriennes du 28 mars.
- La situation économique de la région continue à se détériorer, créant des troubles sociaux et politiques qui freinent nos efforts visant à stabiliser la situation.
3) NOTRE STRATÉGIE Notre stratégie actuelle consiste à mettre en place un engagement soutenu et efficace dans la région, grâce aux mesures suivantes :
- Améliorer les des Etats démocratiques afin de s'opposer à la subversion de l'extrême gauche.
- Améliorer la situation économique par le biais d'une aide économique directe et de l'Initiative pour le Bassin de la Caraibe (Carribean Basin Initiative,
- Apporter un soutien direct à l'action de contrôle et de renseignement dans la région (4).
- Accroître la pression contre le Nicaragua et Cuba pour leur faire payer plus cher leur interventionnisme.
- Mettre en place des institutions politiques démocratiques susceptibles de recevoir un soutien politique dans les pays concernés.
- Poursuivre les programmes de réformes visant à apporter des solutions aux problêmes sociaux qui nourrissent et aident l'insurrection.
- Stimuler la coopération régionale entre les Etats démocratiques, afin de promouvoir une action collective de sécurité à travers l'Organisation des Etats américains (OEA), le Traité de Rio (5) et la Communauté démocratique centroaméricaine (CADC).
- Faire un effort concerté d'information pour répondre aux préoccupations de l'opinion publique à propos de l'Amérique centrale.
- Adopter une stratégie de négociations qui manifeste à la fois une approche raisonnable mais ferme, et amêne à réaliser des compromis sur les termes que nous choisissons.
La plupart des éléments nécessaires pour appliquer cette stratégie sont en place, mais pas tous.
4) OU EN SERONS-NOUS EN 1984 ?
Où en serons-nous à la fin de l'année fiscale 1984 ? Cela dépend d'une série de suppositions. Nous énumérons ci-dessous •six scénarios possibles. Le scénario numé. ro un est le plus probable. Les scénarios 2 à 6 sont exposées en annexe de ce document.
**- SCENARIO 1 (cas probable) -SUPPOSITIONS:
- Disponibilité de 1 milliard de dollars pour l'aide économique et militaire annuelle au Bassin de la Caraibe.
- Renforcement de nos activités se. crètes, comme cela a été approuvé par le NSDD 17 (6) et les autres autorités exis. tantes.
A San Salvador lors de la visite du Pape. (DR)
- Pas d'envoi de troupes américaines ni d'augmentation significative des conseillers US.
- Intensification de notre activité à l'encontre de Cuba et du Nicaragua. Pas de changement qualitatif significatif dans le type de soutien.
- Accroissement de l'efficacité du contrôle des livraisons d'armes, mais un nombre important d'armes continue à arriver.
- Relance graduelle de l'économie mondiale entraînant une amélioration de la balance des paiements et des économies locales dans le Bassin. RESULTATS (régional) :
- L'influence de Cuba et du Nicaragua est lentement réduite
- Les économies de la région se renforcent.
- La coopération en matière militaire et de renseignement entre les Etats démocratiques de la région s améliore.
- Les structures démocratiques sont renforcées dans une série de pays.
- Le CADC devient un instrument multilatéral efficace.
- Accroissement de la confiance à notre égard dans la région.
1 3. C'est trois jours après 1'« Appel de Managua » du Président mexicain Lopez Portillo, que Ronald Reagan annonçait, le 24 février 1982, son « Plan de développement et d'aide militaire à l'Amérique centrale et à la Caraibe ». Qualifié par la presse de « mini-Plan Marshall », il constituait une nouvelle étape dans l'escalade impérialiste. Il fut présenté par un discours qui relevait d'une véritable croisade anticommuniste aLul cours duquel Reagan dénonçait « le poids de plus en plus écrasant de la gauche totalitaire à Grenade et au Nicaragua, et l'extension des violences révolutionnaires soutenues par Moscou et organisées par Cuba en Amérique centrale » (cf. Inprecor numéro 121 du 22 mars 1982).
4. Sous la formulation « Regional Interdiction ». le document du Conseil national de Sécurité fait surtout référence aux activités américaines contre les livraisons d'armes aux guérillas forces armées améliorent leur efficacité, acculant les forces de guérilla à être toujours plus sur la défensive, cependant, celles-ci maintiennent des capacités d'intervention réelles. Accroissement des frictions entre groupes de la guérilla et leurs partisans. Elections d'une Assemblée nationale et du président en 1983. Lente mais réelle réduction de la violence politique et/ou générale. Les problèmes se maintiennent avec l'opinion publique américaine, suivant un schéma classique en relation avec le rapport semestriel (7) et les élections présidentielles (américaines) de 1984.
Nicaragua: Accroissement de l'isolement du Nicaragua.
Guatemala : Selon le degré de stabilisation dans l'ensemble de la région, la situation pourrait s'y améliorer de façon significative (voir les décisions à prendre).
Honduras et Costa Rica : La situation insurrectionnelle y est encore à un faible niveau et reste contrôlable. De sérieux problèmes économiques créent des tensions sociales et stimulent un développement de la violence. Le terrorisme se développe, mais pas au point de provoquer un effondrement intérieur. salvadorienne et guatémaltèque.
5. Le Traité de Rio, qui date de septembre 1974, est un traité d'assistance réciproque en cas d'agression, signé par tous les Etats américains, Canada mis à part.
6. Abréviation pour National Security Decision Directive 17, qui correspond à la décision, adoptée le 17 novembre 1981, d'attribuer à la CIA une somme de 19,5 millions de dollars pour organiser des opérations secrètes en Amérique centrale.
7. Un amendement aux dispositions d'aide militaire au régime salvadorien fait obligation au Président américain de témoigner personnellement d'une amélioration de la situation des droits de l'homme au Salvador pour la poursuite de l'aide militaire US. Ce rapport est donc une sorte de certificat de bonne conduite que Ronald Reagan doit attribuer, tous les six mois. à la dictature salvadorienne.
IMPLICATIONS POLITIQUES :
- Poursuivre la stratégie exposée à la section 3. L'esprit de suite et l'acharnement sont des éléments clés.
Maintenir le niveau des fonds à un milliard de dollars par an pour le Bassin (aide économique et militaire). Ceci nécessitera d'obtenir un supplément de 250300 millions de dollars pour l'année fiscale 1983 et de poursuivre notre effort visant à obtenir les fonds supplémentaires pour 1982.
- Développer tous les efforts possibles pour obtenir du Congrès l'approbation des fonds supplémentaires destinés à l'Aide au Bassin de la Caraibe pour l'année fiscale 1982, afin d'alléger de sérieuses tensions économiques à court terme dans la région, d'empêcher des reculs militaires au Salvador entre le moment présent et le mois d'octobre, et de s'assurer la coopération du Honduras.
— Si la situation continue à s'améliorer au Guatemala, nous aurons besoin de ressources supplémentaires pour renforcer l'aide au niveau économique et militaire, ainsi qu'au niveau du travail de renseigne-
- Appliquer toutes les décisions du NSDD de novembre 1981.
- Renforcer le travail de renseignement américain et améliorer dans ce domaine les capacités de chaque pays de la région.
- Renforcer substantiellement la qualité de notre connaissance économique et politique de la région en assignant un personnel plus nombreux à cette
- Développer nos efforts pour informer le public sur la base des thèmes exposés dans le document du Département d'Etat. Assigner à cet effet le personnel nécessaire.
- Mener une campagne diplomatique plus active afin de retourner le Mexique et les sociaux-démocrates en Europe. En attendant, les maintenir à l'écart des questions centro-américaines et mettre en relief l'appui positif des partis chrétiens-démocrates et des syndicats libres.
- Organiser une pression de l'opidroits de l'homme. Utiliser la communauté cubaine internationale pour faire passer notre message.
- Accélérer les programmes d'entrainement militaire dans la région en mettant l'accent sur l'aspect multilatéral là où cela est possible et productif.
- Accroître notre pression économique sur Cuba. (Pour renforcer l'embargo économique, imposer des restrictions plus sévères sur ce que Cuba reçoit d'autres
- Accroître nos efforts pour parvenir à des négociations qui ne se placent pas dans le cadre d'un mandat du Congrès, qui irait à l'encontre de nos intérêts.
- Continuer à renforcer le CADC. - Commencer un travail visant à accroître les luttes fractionnelles au sein des groupes de guérilla.
— Faire pression pour un programme d'amnistie au Salvador et au Guatemala et faire connaître les programmes correspondants au Costa Rica et au Honduras. Multiplier les efforts pour exacerber les luttes fractionnelles dans l'extrême gauche.
5) DECISIONS A PRENDRE Comme l'indique la section 3, les éléments clés de notre politique sont en place. Cependant, il reste les questions suivantes, auxquelles il faudra faire face :
- Ressources nécessaires (année fiscale 1982). Le scénario numéro 1 exposé ci-dessus a pour postulat une allocation de ressources de 1 milliard de dollars par an jusqu'à l'année fiscale 1984 (et probal'année fiscale 1982, comprenant laide blement au-delà). Le programme économique et militaire, le CBI, le supplément d'aide militaire et l'utilisation de la disposition numéro 506 se montera à environ un milliard de dollars. Si la demande de fonds supplémentaires n'est pas approuvée, notre programme sera sérieusement compromis.
Décision : faire un effort maximum, sous la direction de la Maison Blanche, afin d'obtenir l'accord du Congrès pour ces fonds supplémentaires. cale 1983). Dans notre budget 1983, il dollars par rapport au montant prévu de 1 milliard de dollars (en dollars 1982). II n'est pas nécessaire de prendre une décision maintenant, mais au début de l'année fiscale 1983, il faudra affronter ce problème de manque de fonds.
- Ressources nécessaires (en personnel). L'obtention de rapports politiques, militaires et économiques vitaux sur l'Amérique centrale a été sérieusement
La victoire sandiniste de juillet 1979. (DR)
entravée par l'absence de ressources en
Décision : que le plafond global du Département d'Etat soit augmenté de 35 unités (en sus des rallonges pour l'année fiscale 1982 et des prévisions budgétaires pour 1983), afin de fournir une aide supplémentaire pour l'effort d'information et d'obtenir davantage de rapports politiques et économiques sur la région. De la même façon, que les ressources du ministère de la Défense dans la région soient revues en hausse.
- Ressources nécessaires (Guatemala). Nous aurons besoin d'une aide supplémentaire pour l'année fiscale 1982 et 1983 afin de manifester notre soutien au nouveau gouvernement et de l'aider dans sa lutte contre la subversion.
Décision : que 50 000 dollars des fonds du Programme d'éducation et d'entraînement militaire international soient alloués au Guatemala pour l'année fiscale 1982, que les ventes au comptant de matériel militaire soient autorisées immé diatement au Guatemala ; que 10 millions de dollars de crédit du programme FMS (vente de matériel militaire à l'étranger) soient alloués au Guatemala pour l'année fiscale 1983.
- Ressources nécessaires (Guatemala - contrôle des armes). Des mesures immédiates doivent être prises pour appliquer un programme de contrôle des livraisons à la guérilla au Guatemala, comme prévu par l'Enquête présidentielle du 9 mars 1981 sur l'Amérique centrale.
Décision : que les fonds de la CIA prévus par l'Enquête présidentielle du 9 mars 1981 passent de 19,5 à 22 millions de dollars, afin de lancer un programme étendu au Guatemala au cours de cette année fiscale. Ces fonds devraient être prélevés, si possible, sur la Réserve d'urgence de la CIA.
- Activité de renseignement. Malgré de nettes améliorations dans le domaine du renseignement, beaucoup reste encore à faire.
Décision : que le ministère de la Défense et la CIA soient chargés d'améliorer le travail de renseignement dans la région, en mettant l'accent sur l'amélioration dans ce domaine des capacités chaque pays de la région.
- Information de l'opinion publique et du Congrès. Des améliorations urgentes sont nécessaires.
Décision : que, sous les auspices de la Maison Blanche, un effort soit fait dans l'information du public visant en particulier à améliorer les rapports avec le Congrès et avec les responsables des me. dias.
- NSDD 17 : Toutes les mesures du NSDD 17 n'ont pas été appliquées.
Décision : réaffirmer la validité du NSDD 17 et en exiger l'application totale.
Conseil national de Sécurité Avril 1982.