Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

CHINE

Une nouvelle revue du Mouvement démocratique

· Inprecor n° 150, 23 mai 1983 · p. 14-16, 16 · 3 193 mots

Chine

'ACTUALITE du dernier trimestre de l'année 1982 a été riche en événements concernant la Chine. Début septembre 1982, le XIle congrès du Parti communis-

/ te chinois (PCC) sanctionnait la mise à l'écart de Hua Guofeng et l'intronisation, dans les organes dirigeants du Parti, de la fraction Deng Xiaoping (voir Inprecor numéro

136, 8 novembre 1982). Le voyage de Georges Marchais, secrétaire du Parti commufrançais, en Chine et l'enterrement de Leonid Brejnev ont été l'occasion de manœuvres d'approche diplomatiques avec l'URSS. Enfin, au cours de sa cinquiême session en novembre 1982, l'Assemblée nationale populaire de Chine a adopté un nouveau projet de Constitution supprimant notamment le droit de grève (voir Inprecor,

C'est pourtant beaucoup plus discrètement que l'on apprenait la condamnation de

Xu Wenli, animateur de la Tribune du 5 avril à quinze ans de prison (voir Inprecor, numéro 138, 6 décembre 1982, « Les attendus du jugement de Xu Wenli »), puis celle de

Liu Qing, rédacteur de la même revue, à huit ans de prison. Liu Qing, qui purgeait déjà une peine de trois ans de camp, a été condamné pour avoir fait sortir du camp son té-

A la même époque, Wang Bingzhang, premier étudiant chinois à avoir obtenu un doctorat à l'étranger, tenait une conférence de presse à New York. Il annonçait la parution d'une revue au titre explicite, Printemps de Chine, dont le comité de rédaction est composé de 12 membres : 6 étudiants chinois à l'étranger et 6 correspondants clan-

La revue est dédiée à tous les militants du Mouvement démocratique chinois arrêtés, disparus ou condamnés depuis 1979 (1). Il est d'ailleurs significatif que Wang ait choisi pour nom de plume Wang Jingzhe : par une contraction, ce nom fait référence à

Wei Jingsheng et à Wang Xizhe, les deux figures les plus radicales du Mouvement, l'un

Wang Jingzhe explique que cette initiative constitue la cinquième étape du Mouvement démocratique. La première a été marquée par le dazibao de Li Yizhe sur les murs de Canton (1973-1974), la seconde, par les manifestations du 5 avril 1976 sur la place Tien An Men, la troisième, par le « Printemps de Pékin » (1979-1980), et la quatrième, par les élections locales à l'université (1980). Se revendiquer de cette filiation

S'il est encore trop tôt pour apprécier l'impact de Printemps de Chine, il n'est pas difficile de deviner quelles seront les réactions de la direction chinoise, et ce d'autant plus que la dizaine de milliers d'étudiants chinois à l'étranger appartient à la génération des contestataires. Il y a donc là matière à inquiéter les bureaucrates du PCC.

Wang Jingzhe et ses camarades, qui n'ont pas demandé l'asile politique, auront donc ça empire, mieux c'est ». Nous pensons que l'impact de la situation économique est double. D'une part, elle crée des frustrations qui peuvent conduire à une explosion sociale, et cela même à court terme. D'autre part, elle limite effectivement le champ des activités des gens, en les enfermant dans les préoccupations quotidiennes.

BRISER L'UNITÉ DE L'ARMÉE - Mais est-ce que tu penses qu'il est possible de passer un tel compromis avec ce pouvoir, qui n'avait pas accepté de telles revendications en 1981 ?

- A l'époque, le pouvoir ne l'acceptait pas, car il était dans une autre situation. Je pense que, malgré les apparences, le pouvoir est aujourd'hui plus faible qu'avant le 13 décembre 1981. Cela peut paraître paradoxal, mais c'est ainsi. Avant le 13 décembre, le pouvoir s'appuyait quand même sur certaines couches sociales autres que la milice et l'armée. Aujourd'hui, il ne s'appuie que sur la force brutale. Le pouvoir est devant un choix : soit continuer la politique actuelle, qui fera de la Pologne un pays colonial de jour en jour plus faible, soit chercher une alternative. Il me semble que ce pouvoir ne peut se permettre ce retard technologique, cette destruction de l'économie car, à terme, retournera contre lui. maintenir au pouvoir, il sera obligé de donner quelque chose à la société, quelque chose de réel, qui puisse satisfaire nos aspirations sociales.

Je pense donc qu'il existe une différence entre la période précédant le 13 décembre et aujourd'hui. Aujourd'hui, si nous posons avec force et insistance nos revendications, le pouvoir sera obligé de

- Tu dis que ce pouvoir s'appuie sur la milice et sur l'armée. Que peut faire Solidarité pour que le pouvoir ne puisse pas, à l'avenir, utiliser la milice et l'armée contre la société, comme il l'a fait dans le

- Il s'agit surtout de la question de En fait, l'armée n'a pas encore pris part de façon directe à la répression. Les soldats ne se sont pas trouvés devant un choix définitif. La question est de savoir comment l'armée se comportera lorsqu'elle sera devant un tel problème. Cela d'autant plus que les conscrits, qui étaient sous les drapeaux lors de l'instauration de l'état de guerre, n'avaient pas connu dans le civil la période d'après août 1980. Ils étaient très différents de ceux qui forment aujourd'hui les rangs Cela ne signifie pas que je suis optimiste en ce qui concerne l'armée. Je suis plutôt sceptique. Mais la situation n'est pas aussi évidente pour Jaruzelski. Je pense que si nous, en tant que syndicat dans son ensemble, nous arrivons à dépasser la frontière de la peur, alors cette armée qui nous semble aujourd'hui monolithique, cessera de l'être. Mais cela nécessite bien sûr de dépasser cette barrière de la peur.•

CHINE numéro 132, 13 septembre 1982).

moignage, publié aux éditions Laffont en 1982 sous le titre J'accuse.

se déclarant non marxiste, l'autre se réclamant du marxisme révolutionnaire.

manifeste clairement qu'une mémoire des luttes antibureaucratiques est née.

besoin d'une réelle solidarité internationale.

Printemps de Chine, la nouvelle revue du Mouvement démocratique chinois, dont la publication fut tant souhaitée par tous les acteurs du Mouvement, a finalement vaincu les multiples difficultés pour s'adresser aux compatriotes de Chine et du monde. Comme le naissant sans cesse de ses cendres, le Mouvement démocratique n'est pas mort, il réapparaît sur la scène politique chinoise et mondiale plus mûr encore.

A un tournant décisif pour notre pays et notre peuple, Printemps de Chine brandit courageusement l'étendard de la lutte contre la dictature féodale et les privilèges bureaucratiques. La voix qu'il fait entendre est celle de la réalisation, sur notre terre, de la démocratie, de la légalité, de la liberté et des droits de l'homme.

Chers compatriotes, sans vouloir reparcourir ici l'histoire contemporaine de la Chine, ses misères et ses hontes avec les traités qui l'ont bradée, il nous faut por-

"Printemps de Chine", une nouvelle revue du

Mouvement démocratique ter la plus grande attention à la situation présente de notre pays et de notre peuple, avant d'ouvrir une page d'histoire enfin glorieuse pour le peuple chinois.

Examinons d'abord notre patrie, la

Chine. Trente ans déjà se sont écoulés depuis que le Parti communiste chinois (PCC)

s'est installé au pouvoir. Politiquement,

Etat centralisé de dictature féodale, où la lutte pour le pouvoir au sein de la classe dominante, la bureaucratie, s'aggrave de jour en jour, tandis que des campagnes politiques ruineuses pour le pays et le peuple se succédent sans trève. Quant au système, il s'agit d'un monopole de pouvoir exercé par une poignée de bureaucrates du Parti, qui règnent en despotes sur le gouvernement,

1. Pour une analyse exhaustive du Mouvement démocratique en Chine, se référer à l'article de Greg Benton, « La montée interrompue du Mouvement démocratique en Chine ». paru dans Inprecor, numéro 118, 8 février 1982.

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l'armée, la justice et le peuple, doublé d'un contrôle hiérarchique de la société, tissé en toile d'araignée. Idéologiquement, c'est l'éducation obligatoire au gré des divers et l'auto-rééducation Economiquement, affaire à une direction aveugle, contraire aux lois objectives de l'économie, et à des chimères. Résultat, tout tombe en ruine, le pays est exsangue, la « triple crise de confiance » est plus que jamais présente.

Certes, après la chute de la « Bande des Quatre », en 1978, nous avons, comme tous les Chinois, accordé notre crédit aux nouveaux dirigeants. Mais les soi-disant réformateurs du Parti, une fois leur but atteint - s emparer du pouvoir et éliminer leurs concurrents en utilisant, au besoin, les aspirations démocratiques du peuple -, ont aussitôt impitoyablement réprimé le Mouvement démocratique au moment du « Printemps de Pékin ». Ils ont mis en œuvre des persécutions fascisà l'encontre des animateurs Mouvement démocratique, Wei Jingsheng et Wang Xizhe et d'autres qui, en conseillers désintéressés, étaient préoccupés par

La situation, après le XIle Congrès, est plus décevante encore. Un comité permanent du Bureau politique, de 6 membres - un nombre pair - plus sénile que jamais et, pour sauver la face des vieux bureaucrates, une commission de conseillers qui ne conseille rien du tout, voilà ce qu'a produit ce Congrès qui, en dehors de cela, n'a rien apporté de nouveau. La nouvelle direction, toujours affairée dans les luttes de pouvoir, va lancer sous peu et pour trois ans un mouvement dit « de rectification du Parti », purge. Après une série de réajustements économiques ayant peu de résultats, elle choisit de conduire le système économique existant sur la voie périlleuse du modèle de centralisation soviétique. Face à la difficile situation de la Chine, qui a du mal à se relever de ses fardeaux, devant la vie spirituelle et matérielle misérable de notre peuple, notre cœur se brise, et nous sombrons dans les larmes.

Examinons maintenant la société taiwanaise. Le Kuomintang (2), depuis sa retraite sur cette ile perdue, a effectivement obtenu quelques résultats économiques , cependant, différents problèmes subsistent, à cause d'un développement économique fondé sur les industries de transformation et dépendant des exportations.

Politiquement, dans la mesure ou ils n'ont aucune réelle volonté de changement, les dirigeants ont perdu la confiance de la population, voire suscité la naissance d'opposants. Du coup, de peur de perdre le pouvoir, ils limitent le développement des forces démocratiques. Ainsi, face à l'offensive de la propagande du Parti communiste chinois, ils sont contraints à la défensive, et leurs réponses de circonstance ne sont que des phrases creuses sur le thème, par exemple, du « triple démisme » sensé réunifier la Chine.

Pour notre patrie, il y a aussi le problème particulier de Hong Kong. De toute évidence, il est le résultat historique du pourri de dictature féodale en Chine. L'avenir de Hong Kong est confronté au choix de 1997 (3). Les compatriotes de Hong Kong restent très attachés à la patrie, et tous ont à cœur le retour au pays. Sur la base d'un soutien populaire aussi solide, le retour de Hong Kong normalement Malheureusement, pour nos compatriotes sur place, il constitue une source d'inquiétude majeure, la plupart d'entre eux ne pouvant s'empêcher de trembler dès qu'il est question de 1997. Cela ne suffit-il pas à faire réfléchir la clique dirigeante du PCC ?

Enfin, si nous parlons d'outre-mer, nous n'avons aucune raison d'être apaisés. Nombreux sont les Chinois à l'étranger dont les pensées vont au pays. Pourtant, toutes ces dernières années, même ceux qui y ont de la famille n'osent y retourner, même ceux qui rêvent à leur village ont peur d'y rentrer. Les investisseurs qui voudraient aider leur pays, les intellectuels qui voudraient contribuer à son essor hésitent pour la plupart et serutent l'horizon. Nous savons aussi que beaucoup de vieux Chinois veulent finir

Manifestation sur la place Tien An Men, le 6 mars 1978. (DR) leurs jours au pays, que nombreux sont ceux qui souhaitent y envoyer leurs en-i fants étudier la culture millénaire de notre patrie. Pourquoi ces vœux sont-ils alors impossibles à réaliser ?

Depuis plus d'un siěcle, quelles ont été les aspirations des Chinois, que jamais ils n'ont pu réaliser ? Aujourd'hui, que fuient-ils en quittant le pays, en allant à l'étranger ? Maintenant, il nous faut comprendre que pour guérir définitivement la Chine de ses plaies, il n'est pas d'autre solution que d'appliquer la démocratie et la légalité, que de promouvoir la liberté et les droits de l'homme. Ce n'est qu'après l'établissement en terre chinoise de la démocratie, de la légalité, de la liberté et des droits de l'homme qu'il sera possible de parler de modernisation de la Chine, de réunification de la patrie, du retour de Hong Kong, ce n'est qu'alors que les désirs des Chinois d'outre-mer pourront devenir réalité.

Chinoises et Chinois, notre pays et notre nation ne doivent plus endurer davantage de douleurs. Croyez-vous vraiment que le peuple chinois soit fondamentalement indigne de jouir de la démocratie et de la légalité ? La liberté et les droits de l'homme ne seraient-ils réservés, par la grâce de Dieu, qu'aux peuples etrangers ? Ne pouvons-nous laisser une nouvelle fois à nos enfants et à nos

2. Fondé en 1911 par Sun Yat-sen, dirigeant nationaliste révolutionnaire chinois mort en 1925, le Kuomintang (« Parti du peuple du pays ») fut ensuite dirigé par Chiang Kai-Shek et

Run cours anticommuniste. Ce dernier reçut l'appui des Américains lors de la guerre du Pacifique en 1941, mena à plusieurs reprises une répression contre les militants communistes et se réfugia en 1949. lors de la victoire de la révolution chinoise, sur l'ile de Taiwan.

3. Hong Kong est une fle du littoral sud de la Chine qui a été cédée à perpétuité à la couronne britannique en 1942 (Traité de Nankin). Par la suite, en 1898-1899, les « nouveaux territoires » (New Territories), comprenant essentiellement une partie continentale où se trouve l'aéroport international et l'agglomération de Kowloon, ont été cédés à la couronne britannique pour une période de 99 ans. C'est donc en 1997 que se situe le terme de ce « bail ». Ceci met à l'ordre du jour le débat sur l'avenir du statut politique de Hong Kong.

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descendants qu'une page d'histoire écrite misères de notre peuple ? Non, trois fois non ! Nous devons lutter, engager l'action, déployer tous nos efforts pour écrire les pages nouvelles de notre

Jeunes Chinois, vous, la majorité de l'avenir de la Chine. Vous allez, nous l'espérons, vous, les héritiers de la glorieuse tradition du Mouvement démocratique, en particulier du « Printemps de Pékin », faire la synthèse des expériences qui ont été conduites, et en tirer toutes les leçons, vous allez améliorer la tactique du combat démocratique et en approfondir la théorie et, dans l'attente du moment opportun, vous devez utiliser tous les moyens saisir toutes les occasions ques pour influencer les masses et hater la transformation de la société.

Etudiants et stagiaires, gouvernement chinois, à l'étranger, vous êtes les élites et les enfants chanceux de la Chine. Vous qui êtes vifs d'esprit, qui ne manquez ni de connaissances ni de bon sens, c'est à notre pays et à notre peuple que vont vos préoccupations. Par votre expérience de l'étude à l'étranger, vous êtes mieux à même de percevoir les racines des maux sociaux de notre pays, vous savez aussi ce qu'il nous faut apprendre et utiliser de l'étranger. Pendant vos séjours à l'étranger, vous allez, nous l'espérons, faire parvenir au Printemps de Chine vos impressions et vos analyses, sous un pseudonyme. Utilisant ainsi cet espace de démocratie et de liberté pour accumuler la matière de vos réflexions, vous participerez à la naissance de cette nouvelle étape du Mouvement démocratique. A votre retour, dès l'instant où vous poserez le pied sur le sol chinois, votre liberté de parole sera confisquée, mais vous occuperez des postes importants, voire vous assumerez des tâches de direction. Or, vous aurez rapporté avec vous non seulement des sciences et des techniques modernes, mais aussi, c'est le plus décisif, de nouveaux principes humanistes qui conviennent à la réalité de notre pays. Ainsi, nous souhaitons que vous utilisiez raisonnablement vos pouvoirs, même réduits, pour lutter contre le système féodal et la bureaucratie, pour diffuser activement auprès de la population les notions de démocratie et de légalité. Qu'enfin, dans les limites du démocratiques partielles pour le bénéfice de notre pays et de notre peuple.

Etudiants à l'étranger à vos frais, vous qui êtes jeunes, ardents et épris de justice, vous êtes la force la plus précieuse de la génération qui se lève. Au contraire des boursiers du gouvernement, vous avez moins le souci de vos arrières, et vos liens avec les communautés chinoises d'outremer sont à la fois plus étroits et plus étendus. Par conséquent, pour la promotion du Mouvement démocratique pour la mobilisation des compatriotes pour que se développent leur intérêt et leur soutien à notre Mouvement, votre responsabilité est incontournable. Aujourd'hui, nous vous accueilIons, nous souhaitons de tout cœur que

Origine et buts du "Printemps de Chine"

Dans le Monde des 8 et 9 mai derniers, un étudiant boursier du gouvernevous deveniez membres du Printemps de membres actifs, c'est-à-dire qui agissent concrètement. Un jour viendra où vous serez l'étincelle du Mouvement démocratique chinois qui, de fourrés en taillis, de feux grégeois en brûlots, mettra le feu à la plaine.

Jeunes de Taiwan et de Hong Kong et, parmi vous, ceux qui étudient à l'étranger, le problème de la Chine est notre problème à tous, notre préoccupation commune, celle à laquelle nous sommes confrontés. L'avenir de la Chine, c'est notre avenir, nous, les enfants de Huangdi et de Yandi. Depuis le Mouvement de défense des fles Diao Yutai, au début des années 1970 jusqu'au rassemblement massif du 18 septembre cette année à Hong Kong, nous avons vu se manifester votre intérêt pour le devenir du pays et votre passion de la vérité. Vous êtes les soutiens et les renforts du Mouvement démocratique chinois. Nous vous attendons. Vous participerez, nous l'espérons, à cette nouvelle étape du mouvement et vous combattrez à nos côtés.

Compatriotes d'outre-mer, vous êtes la mère de la révolution. C'est ainsi qu'en son temps Sun Yat-sen vous adressait ses louanges. Vous allez, nous le souhaitons profondément, donner plus de force encore aux manifestations de patriotisme et de soutien au Mouvement démocratique. Récemment, la lutte engagée spontanément par les compatriotes d'outre-mer pour aider et sauver les combattants d'avant-garde, notamment Wang Xizhe et He Qiu, a été un encouragement formidable pour le Mouvement démocratique à l'intérieur du pays. Nous vous adressons, tout particulièrement ici, nos remerciements et nos saluts respectueux. Nous espérons que vos luttes soient menées en coordination avec Printemps de Chine,

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pour produire plus d'effets et en élargir l'impact, pour contraindre les autorités à libérer sans condition, conformément à la loi, les combattants du Mouvement démocratique arrêtés. Notre espoir, c'est aussi que les Chinois d'outre-mer donnent au Printemps de Chine les aides et les soutiens humains, matériels, intellectuels et financiers pour permettre, dans les conditions les meilleures, le développement et le renforcement du Mouvement démocratique chinois.

Chers compatriotes, immense changement de la société chinoise, analyser et étudier les problèmes concrets de la Chine, mener une vaste propagande, faire un travail de mobilisation, et rassembler autour de ces idées de larges masses populaires, telles sont nos tâches à court terme. « La tâche est difficile et la route longue », nous en sommes convaincus. Chemin faisant, nous rencontrerons de nombreux obstacles, mais nous voulons être ceux qui construisent routes et ponts sur la voie qui conduit à la liberté et à la démocratie. Donnonsnous la main et lançons-nous dans le courant impétueux de l'histoire qui transformera la société chinoise.

La rédaction du Printemps de Chine, novembre 1982.

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