A l'occasion du premier anniversaire du coup d'Etat militaire au pouvoir le général
Efrain Rios Montt, la structure unitaire des organisations politico-militaires guationale guatémalteque (URNG), a adopté déclaration regroupe les quatre organisations armées du pays (l'Armée de guérilla des pauvres - EGP, les Forces armées rebelles - FAR, l'Organisation du peuple en
Parti guatémaltè-
24 numéros pour 120 FF seulement que du travail - PGT - noyau de direction) et sa constitution en janvier 1982 fut sans l'un des éléments qui précipitèrent le coup d'Etat soutenu par l'impérialisme US. Dans sa déclaration, l'URNG rappelle quelle a été la lutte du peuple guatémalteque au cours des dernières années et dénonce les plans de l'impérialisme américain et du général Rios Montt. Nous en publions ci-après les passages les plus significatifs.
(...) Les années 1981 et 1982 ont été caractérisées par une intense activité généralisée de guérilla révolutionnaire qui a contribué de façon décisive à accélérer la décomposition du gouvernement du général Romeo Lucas Garcia jusqu'à lui rendre impossible d'imposer plus longtemps son régime corrompu fauteur de géno-
La composition du gouvernement du coup d'Etat (de mars 1982). présidé à l'origine par une junte militaire, résulte bien plus de rivalités de position à l'intérieur des forces armées que d'objectifs programmatiques.
Efrain Rios Montt a obtenu la préférence de la majorité des secteurs réactionnaires en lutte contre la guérilla et de l'ambassade américaine précisément parce qu'il était le moins lié publiquement aux groupes du pouvoir qui se disputaient férocement le gouvernement et le rôle de bourreau de notre peuple.
Cette image du général Rios Montt et son habileté faite de démagogie paraissent adéquates pour tromper les mécontents et les naïfs : il n'avait pas de relation directe avec le régime haï de Lucas Garcia et ses atrocités, et il n'apparaisssait pas touché par la corruption qui règne au sein de l'appareil d'Etat. Au regard de la situation au Guatémala et en comparaison de ses prédécesseurs, le général Rios Montt poument de Ronald Reagan comme un individu relativement non compromis.
Le général, qui a ordonné le bombardement des populations indigènes en 1982, propose aujourd'hui une plate-forme de gouvernement autour de laquelle se regroupent et s'unissent les forces contre-révolutionnaires. Son programme fondamentalement répressif inclut - à des fins démagogiques de prétendues mesures réformistes qu'il a présentées devant des journalistes et des diplomates avec force paroles dramatiques et mise en scène théâtrale.
La clique de Rios Montt et ses conseillers étrangers ont conçu leur plan contre-insurrectionnel selon des phases progressives, à savoir : un décret d'amnistie, l'imposition de l'état de siège, la peine de mort, les massacres, la politique dite « des fusils et des haricots », la formation de patrouilles de défense civile, la mobilisation de secteurs de la population saisis par le fanatisme religieux des sectes fondamentalistes, et la promesse d'une ouverture démocratique tendant à calmer les secteurs hésitants, dans le but de neutraliser, tromper puis anéantir le mouvement populaire.
Tenaillés par la nécessité de présenter des victoires militaires, Rios Montt et sa clique se sont attachés à proclamer la dé. faite des forces de la guérilla, annonçant parallèlement le début d'une campagne politico-économique pseudo-réformiste. Mais ceci a été démenti par les faits et tout le monde sait que les proclamations de victoire de Rios Montt relèvent de la farce. Peu nombreux sont ceux qui s'y trompent ou veulent s'y laisser tromper.
Les nombreuses actions réussies de la qu'en réalité « l'offensive finale » et l'opération « Victoire 1982 » annoncées par le gouvernement, ont connu un échec fracassant.
La stratégie de l'administration Reagan en Amérique centrale est fondée sur le fait que les gouvernements de la région parviennent, dans une certaine mesure, à être reconnus. Cela leur permet de constituer une alliance de gouvernements apparemment démocratiques et institutionnels, dont les forces sont susceptibles d'intervenir à tout moment dans un pays d'Amérique centrale pour s'opposer au déferlement révolutionnaire impulsé
Mais Rios Montt n'est pas parvenu à être reconnu comme garant de la prétendue « restauration démocratique », et ceci, même par les autres gouvernements centro-américains. Et l'aide militaire amé. ricaine tant convoitée n'a pas été accordée par le Congrès des Etats-Unis.
D'un autre côté, aucun projet réformiste n'a de base matérielle, dans les conditions que connaît aujourd'hui le Guatemala. Le pays se débat actuellement dans l'une de ses pires crises économiques.
Pour ces raisons, le projet réformiste, tant sur le plan politique que sur le plan économique, est aussi impossible à réaliser que l'opération « Victoire 1982 » selon laquelle le mouvement de guérilla devrait être maintenant complètement dé fait et l'armée, n'ayant plus de combats à craindre, n'avoir plus qu'une tâche de surveillance dans le pays.
Néanmoins, nous savons Montt, avec l'appui de l'administration Reagan, tentera de toute façon de mettre en œuvre cette manœuvre réformiste. Il ne lui reste pas d'autre alternative. L'usu-
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Vous pouvez vous procurer la colleccomplète et reliée des numéros d'Inprecor parus en 1982 (du numéro 116 au numéro 1982), soit 24 numéros, pour la somme
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Les faits confirment une fois de plus la justesse de l'analyse faite par l'URNG dans sa proclamation de février 1982, où se trouvaient réaffirmés la voie de la guerre populaire révolutionnaire points programmatiques pour la constinaire, patriotique, populaire cratique (voir Inprecor numéro 120, 8
La situation internationale suit un cours également favorable à la lutte du
La crise économique mondiale s'est généralisée et s'est approfondie de toute part et à tous les niveaux. Le gouvernement nord-américain présidé par Ronald Reagan est devenu de plus en plus agressif et belliqueux. Il brandit des menaces de guerre face à tout ce qui, dans le monde, met en péril ses intérêts, créant ainsi au niveau international une situation de confrontation et d'instabilité permanentes. Et cela provoque, au niveau mondial, un grand mouvement d'opposition
Résolues, sur le pied de guerre, les forces de l'URNG se sont renforcées depuis l'échec militaire des offensives que la gouvernementale contre notre peuple héroïque.
L'unité des forces révolutionnaires avance à pas fermes, et les différents secteurs de la population se regroupent autour de sa plate-forme programmatique.
Les peuples et les forces démocratiques d'Amérique centrale, des Etats-Unis, d'Europe et du Tiers Monde en général, sont solidaires et appuient la lutte notre peuple. De grandes victoires politiques et diplomatiques ont été obtenues l'URNG a été reconnu par des secteurs et des personnalités d'autorité mondiale. Et la guerre menée par le peuple guatémalteque est considérée comme un droit, afin qu'il obtienne sa véritable indépendan-
Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG), e d'Inprecor 1982
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