Les élections générales du 9 juin, par un assaut forcené contre « l'Etat-provi- nalisée. Cependant, le « thatchérisme » ne
L Grande-Brean, la tres enras au les qui retront
ES élections législatives générales qui vont avoir lieu en
• la plus grande importance pour le mouvement ouvrier britannique depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les quatre années de gouvernement conservateur (tory)
qui viennent de s'écouler ont vu la classe ouvrière sur la défensive. Le chômage a grimpé en flèche, touchant maintenant
4 millions de personnes.
Un renouvellement du mandat des conservateurs entraînerait une intensification des attaques portees contre le mouvement ouvrier. En même temps, ces élections générales seront les premières à se tenir depuis que le Parti social-démocrate
(SDP) a scissionné du Parti travailliste (Labour Party). Allié
Phil HEARSE
Depuis le milieu des années 1970, le jeu politique a été, en Grande-Bretagne, complètement redistribué autour des phénomènes symétriques que représentent le
« thatchérisme » dans le Parti conservateur et le « bennisme » (du nom du leader de l'aile gauche, Tony Benn) dans le Parti comme « leader » du Parti conservateur a marqué un formidable coup de barre à droite. Elle a été la preuve d'un début de rupture du consensus établi après-guerre dans la politique bourgeoise en Grande-
Bretagne. Confrontés à ce qui apparaissait comme un déclin économique inexorable, les conservateurs ont abandonné leur politique traditionnelle de capitalisme du « bien-être social » et sont engagés dans un plan global et cohérent d'attaques contre la classe ouvrière. Et Thatcher a appliqué cette orientation sans aucune pitié depuis qu'elle est arrivée au gouvernement en 1979.
LE « THATCHÉRISME »
ET LA RECOMPOSITION DU CHAMP
POLITIQUE BRITANNIQUE
Les éléments principaux du programme conservateur sont les suivants :
ques économiques keynésiennes au profit d'un libéralisme économique exacerbé, de façon à introduire une rationalisation de
« mieux adaptée, mais plus maigre » ;
- accroissement massif de l'armée de réserve des chômeurs pour affaiblir définitivement le mouvement syndical ;
- renforcement de l'appareil de répression de l'Etat, en augmentant les pouvoirs de la police et des tribunaux ;
- réduction des dépenses publiques un enjeu important pour le mouvement ouvrier dence », c'est-à-dire notamment au travers de la réduction des allocations-chômage, du démantèlement du Service de santé publique et de la suppression des autres allocations sociales;
- introduction d'une législation antisyndicale pour mettre fin au closed-shop (embauche par l'intermédiaire du syndicat), qui revenait à une syndicalisation quasi-obligatoire ; institution du vote à bulletin secret pour les décisions concernant les orientations du syndicat et les
Cette série de mesures compose un projet d'ensemble destiné à renverser les rapports de forces entre les classes. Il est cimenté par une puissante offensive idéologique en faveur des vertus du « travail durement accompli », de la famille, de individuel, qu'on oppose « l'Etat-providence ».
En réponse droite, un fort courant social-démocrate de gauche, regroupé autour de Tony Benn, est apparu au sein du Parti travail-
Après quatre ans de pouvoir, tcher a obtenu des succès importants dans la mise en œuvre de son projet. Avec l'essor du chômage, qui atteint les quatre millions de personnes, la force numérique du mouvement syndical affilié au Congrès des syndicats (Trades Union Congress, TUC), confédération largement majoritaire, est tombée de 12 millions et demi à un peu plus de 10 millions de syndiqués.
La peur du chômage a créé une nououvrier. La vague de licenciements massifs, en particulier dans la sidérurgie et dans l'automobile, n'a rencontré qu'une faible résistance, les luttes ouvrières ont décliné de façon notable, et les conservateurs ont pu aller de l'avant pour mettre en œuvre leurs plans de reprivatisation d'importants secteurs de l'industrie natio-
GRANDE-BRETAGNE aux libéraux dans une coalition qu'on appelle parfois l'Alliance, le SDP a toujours obtenu plus de 20 % des votes lors des élections régionales ou locales où il s'est présenté.
Le maintien de l'alliance SDP-libéraux est un des enjeux de ces élections, ce qui ferait ainsi du système tripartite un trait semi-permanent de la politique britannique. Les autres enjeux sont constitués par la marge de manœuvre dont disposera éventuellement Margaret Thatcher pour poursuivre sa politique visant à porter un coup historique à la classe ouvrière, et par le résultat du Parti travailliste, qui déterminera la possibilité de faire apparaître l'idée d'un gouvernement du seul Parti travailliste comme une perspective réaliste pour la décennie à venir. Rien de tout cela n'est encore joué.
peut être considéré comme une réussite sur le plan économique. Les mesures déflationnistes drastiques qui ont été prises ont fait disparaître 40% de l'industrie manufacturière britannique. Si la prosemble avoir quelque peu crû en 1982, c'est un phénomène purement statistique dû au grand nombre de failliqui ont touché les entreprises les moins compétitives. Les principaux bénéficiaires de cette politique ont été les banques et les entreprises liées au secteur du pétrole et ayant investi à l'étranger. L'industrie nationale a été écrasée. En 1982,
3 % seulement de la totalité des investissements ont bénéficié à l'industrie natio-
Face à ce bilan, il était nécessaire de renouveler et d'approfondir les attaques contre la classe ouvrière. Tandis que le chômage atteignait des sommets et que le de vie des chômeurs connaissait une baisse de 20 % en trois ans, le niveau de vie des travailleurs qui conservent un emploi s'est à peu près maintenu. Thatcher a réussi à exploiter ce fossé entre les chômeurs et les autres. Mais pour restaurer les profits de l'industrie britannique, des coups bien plus forts devront être portés contre le niveau de vie de la classe ouvrière. C'est précisément ce que
Thatcher se propose de faire au cours d'un second mandat gouvernemental.
Margaret Thatcher a également remporté quelques victoires remarquables sur le plan politique. D'abord et avant tout, elle a réussi à tranformer la guerre des
Malouines, qui pouvait tourner en véritable désastre, en une victoire militaire et politique écrasante. L'abjecte complaisance du dirigeant du Parti travailliste, Michael Foot, envers la guerre menée par
Thatcher, a assuré à cette dernière une quasi « unité nationale ». Après la guerre, la popularité des conservateurs a considé rablement augmenté. Avec sa campagne menée sous le slogan « soyons résolus »,
Thatcher s'est acquise une « auréole » de ferme et déterminée. Depuis, les sondages d'opinion indiquent que les
DES ELECTIONS MUNICIPALES
Le 7 mai de cette année des élections ont eu lieu dans toutes les municipalités, sauf à Londres et en Ecosse. Le résultat obtenu par les conservateurs les a confortés dans leur volonté de convoquer des élections en juin. Ils ont en effet obtenu 40,5 % des voix, contre 35 % au parti travailliste, et 23 % à l'alliance SDP-libéraux. Un calcul sur ordinateur, sur la base ces derniers résultats donne un nouveau Parlement dans lequel les conservateurs disposeraient de 357 sièges, le parti travailliste de 253, et l'alliance SDP-libéraux de 19, les 21 sièges restants allant aux autres partis. Ceci en vertu du mode de scrutin qui existe en Grande-Bretagne, le serutin uninominal à un seul tour, suivant lequel le parti qui a le plus grand nombre de voix au premier tour obtient le siège, même s'il n'a pas la majorité absolue.
Les résultats de ces municipales ont donc déterminé Thatcher à convoquer des élections un an avant la date d'expiration de son mandat : le fossé
Get les travaillistes est en train de se rétrécir, et il n'y a aucune perspective d'amélioration de l'économie. En octobre 1983, date prévue initialement pour les élections législatives, le chômage recommencera à grimper, ainsi que l'inflation. Le soutien croissant obtenu par le parti travailliste semble lui être principalement accordé aux dépens de l'alliance SDP-libéraux. Etant donné le mode de scrutin, le SDP court le danger d'être écrasé dans les élections générales. En effet, un parti ou une coalition électorale qui n'obtient qu'une moyenne de 23% des votes dans une consultation électorale
Grande-Bretagne se retrouve finalement avec très peu de sièges au Parlement, surtout si son électorat est très dispersé à travers le pays.
Par contre, dès que ce nombre de voix atteint les 27 à 28 %, c'est 100 sièges ou plus qui peuvent être gagnés lors d'une élection triangulaire. La crainte principale des dirigeants du parti conservateur est donc que l'alliance SDP-libéraux obtienne un nombre substantiel de sièges, empêchant ainsi la constitution d'une majorité absolue des conservateurs au Parlement. Le prix à payer alors pour former un gouvernement de coalition serait d'accéder à la revendication de l'alliance SDP-libéraux d'une réforme de la loi électorale. Au vu du résultat des municipales, cette possibilité semble toutefois moins probable.
Les élections municipales ont confirmé la division géographique de la carte politique britannique. Les régions du nord du pays, durement frappées par le chômage, ont massivement voté pour le parti travailliste. La victoire la plus spectaculaire de ce parti a eu lieu à Liverpool, ville du nord-ouest, où le chômage atteint près de 18 % de la population active. Mais dans le sud et le sud-est, plus prospères, les conservateurs maintiennent une majorité confortable. Dans le sud du pays et à Londres, le déclin de l'alliance SDP-libéraux a fourni à l'hégémonie des conserva-
teurs une plus grande marge de sécurité.
LA GAUCHE RECULE
Au sein du mouvement ouvrier, la riposte au défi lancé par Thatcher a été faible. Utilisant la menace du chômage, les dirigeants syndicaux droitiers ont saboté les luttes les unes après les autres. La bureaucratie droitière du parti travailliste a joué un rôle clé dans la lutte pour faire reculer l'aile gauche dans le parti. Le courant social-démocrate de gauche de Tony Benn a connu son apogée dans la période 1980-1981, durant laquelle il a remporté un grand nombre de victoires importantes dans les congrès du parti.
Certaines de ces victoires portaient sur des points politiques fondamentaux, tels le désarmement nucléaire unilatéral et la semaine de 35 heures sans diminution de salaire, ainsi que sur une série de réformes de fonctionnement, introduisant notament un mode d'élection plus démocratique pour le leader (chef du groupe parlementaire) du parti et pour la désignation des candidats.
La première conséquence de l'émergence du courant regroupé autour de Tony Benn fut la scission de 1981 d'une partie du groupe parlementaire travailliste, qui fonda le Parti social-démocrate, sous la direction de la « Bande des Quatre » (Roy Jenkins, David Owen, Shirley Williams et William Rogers). Ces politiciens bourgeois estimaient qu'un parti travailliste menant la politique « benniste » serait inacceptable comme parti de gouvernement pour la bourgeoisie. Leur scission a précipité une contre-offensive massive de la droite travailliste.
Le point de rupture dans la lutte interne au sein du parti travailliste se produisit lors du congrès de 1981, avec la défaite de Tony Benn qui s'opposait au chef de l'aile droite, Dennis Healey, pour
la place de dirigeant du groupe parlementaire travailliste. A partir de là, l'aile droite a poursuivi une tactique de récupération de certaines revendications politiques de la gauche, tout en lançant une chasse aux sorcières contre la tendance d'extrê me-gauche du Militant, et en appelant à l'« unité » du parti pour mener la campagne des prochaines élections. Le véritable objectif de cet appel à l'unité était évidemment destiné à faire reculer la gauche. Mais la tactique s'était montrée efficace. La direction parlementaire de la gauche a répondu en soulignant sa loyauté au leader actuel Michael Foot. Tony Benn, craignant d'être accusé par la droite d'être responsable de la défaite du parti trayailliste aux élections, a tout fait pour que la direction du parti n'ait plus à le critiquer.
La stratégie de Benn visant à « apaiser les esprits » jusqu'après les élections s'avère particulièrement désastreuse face aux manœuvres politiques de la droite travailliste. Devant une arithmétique électorale qui rend une franche victoire travailliste très peu vraisemblable, droite du parti évoque de plus en plus la possibilité de former une coalition avec l'alliance SDP-libéraux comme seul espoir de former un gouvernement anti-conservateur. Terry Duffy, dirigeant du syndicat des mécaniciens, a clairement énoncé le coût politique d'un tel tournant : il a de mandé que le parti cesse de se prononcer en faveur du désarmement unilatéral et cesse également de s'opposer à l'appartenance de la Grande-Bretagne au Marché commun. Même si les conservateurs remportent les prochaines législatives avec un gros score, la droite travailliste œuvrera vraisemblablement pour constituer, sous une forme ou sous une autre, un pacte parlementaire avec l'alliance SDP-libéraux.
LES ENJEUX CRUCIAUX
DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE
Les enjeux dominants de la campagne électorale seront le chômage et le désarmement. Les positions travaillistes sur ces questions sont explicitées dans leur « Programme « Un nouvel espoir pour la Grande-Bretagne. » La réponse travailliste au chômage est une réponse keynésienne classique : il s'agit de lutter pour une relance de l'économie sur la base de prêts octroyés par le gouvernement. Cela ouvre largement la voie aux accusations de Thatcher, qui explique qu'une inflation massive serait le prix à payer pour un gouvernement travailliste. En ce qui concerne le désarmement, le programme du parti travailliste promet de mettre un terme au déploiement des missiles de croisière et du programme Trident, et d'entamer un processus de désarmement nucléaire complet, qui devrait être achevé en cinq ans. Cette dernière promesse s'entoure de conditions sur le « désarmement mutuel » qui sont
EACE JOBS-FREEDON
Michael Foot à la tribune du congrès travailliste de janvier 1981. (DR) en contradiction avec la politique officielle du parti se prononçant pour le désarmement nucléaire unilatéral. Thatcher, ainsi que le ministre de la Défense, Heseltine, vont faire de la « menace soviétique » et de la nécessité d'une défense solide un élément central de leur campagne.
Le troisième point particulièrement important du programme électoral travailliste concerne la politique des revenus. Les gouvernements travaillistes successifs se sont affrontés au mouvement syndical à propos de leurs politiques des revenus. Le nouveau programme électoral travailliste ne propose pas d'adopter une législation en matière de politique économique mais s'engage à œuvrer à une sorte économique national » qui dessinerait les dant aux augmentations de salaires, ce qui équivaut en fait à une politique déguisée de contrôle des salaires.
des élections, quatre semaines seulement avant leur tenue, signifie que le mouvement de la paix aura les plus grandes difficultés à organiser autour de cette échéance les mobilisations de masse nécessaires. Tout juste deux jours avant l'annonce des élections, le secteur jeune de la Campagne pour le désarme-
(CND) avait 50 000 jeunes à Londres. L'événement principal de la campagne électorale est la journée d'action des femmes pour le désarmement, organisée le 24 mai sous la responsabilité du parti travailliste et du Congrès des syndicats (TUC). S'inspirant des actions de protestation des femmes devant la base de missiles Cruise de Greenham Common, elle doit impliquer des dizaines de milliers de femmes syndicalistes qui se mobiliseront sous diverses formes. Il s'agit-là de la première action syndicale d'ampleur contre les armes nucléaires.
La période de la campagne pour les élections générales va aussi coïncider avec la marche pour l'emploi (« People's March for Jobs »), qui se déroulera de l'Ecosse jusqu'à Londres. Initialement rejetée par le TUC et le parti travailliste qui la considéraient comme une « diversion » rapport aux élections, cette marche cherchera à égaler le succès des « marches de la faim » des années 1930. Elle culminera le 5 juin, juste quatre jours avant les élections, par une manifestation à Londres, pour laquelle 250 000 personnes sont at-
BATAILLES TUMULTUEUSES EN PERSPECTIVE En dépit des points gagnés par les travaillistes dans les sondages d'opinion, la d'une confortable victoire des conservaconsidérée comme allant à rebours de la tendance historique de l'évolution politique britannique. D'abord, la crise politique prend à la fois la forme d'un déclin du parti conservateur et d'une crise de la social-démocratie britannique. Le parti conservateur a connu son degré maximal de popularité en 1931 lorsqu'il a obtenu 65 % des voix. Le Premier ministre travailliste, Edward Heath, a remporté les élections de 1970 avec 46 % des voix. Cette fois, contre une opposition divisée, devrait gagner aisément, avec D'un autre côté, le soutien électoral au parti travailliste a décliné à chaque consultation depuis 1951. Si le parti social-démocrate subit une défaite écrasante à l'issue des prochaines élections, ce sera néanmoins en grande partie la conséquence des absurdités du système électoral britannique. Dans n'importe quel autre pays européen, un parti obtenant plus de 20% des voix disposerait d'un nombre substantiel de sièges au Parlement. La création du SDP a déjà réussi à rendre pratiquement impossible une victoire travailliste, et elle est un indice de la profondeur de la crise politique et de la polarisation des principaux partis.
Thatcher bénéficie d'un avantage : elle apparaît comme la dirigeante d'un parti uni autour d'un projet cohérent. Le parti travailliste, de son côté, apparaît divisé et imprécis. Son leader, Michael Foot, qui doit sa position à son travail d'équilibriste entre les ailes droite et gauche du parti, semble l'incarnation même d'une politique de faux-fuyant et de compromis.
Mais, par ailleurs, le projet de Thatcher ne peut être aujourd'hui proclamé
Margaret Thatcher. (DR) comme un succès total dans sa mise en œuvre. En particulier, les victoires politiques conservatrices devront être transformées en succès économiques, ce qui ne peut être réalisé qu'au prix d'assauts encore plus déterminés contre la puissance des syndicats. Récemment, la base syndicale a montré un renouveau de combativité, à travers les six semaines de grève de l'entreprise automobile British Leyland de Cowley, et la résistance victorieuse aux licenciements dans les usines sidérurgiques du Yorkshire du Sud, malgré le rôle de traîtres joué par les dirigeants syndicaux. Il est inconcevable que les acquis essentiels du mouvement ouvrier britannique puissent être repris aux travailleurs sans luttes massives et violentes. Michael Foot a prédit des explosions sociales au cas où Thatcher serait réélue. Elles sont en effet bien près de se réaliser.
En vue des élections, les marxistes qui militent au sein du Parti travailliste ont formé une coalition de gauche nommée « Les socialistes pour la victoire travailliste » (SLV). Celle-ci est malheureusement dénoncée par Tony Benn comme une initiative engendrant la « diversion et la division ». SLV se battra, dans la campagne électorale, pour lier les sections locales du Parti travailliste à la protestation des masses travailleuses et pour assurer que les résolutions politiques de gauche prises lors des congrès du parti soient parmi les axes principaux de la campagne électorale (voir encadré).
En mettant en avant le mot d'ordre de « Gouvernement du parti travailliste pour une politique socialiste », SLV se battra contre les plans de collaboration de l'aile droite dans les meetings qui se tiendront à travers tout le pays et donnera la preuve que la gauche du parti travailliste est disposée à faire face de façon combative à la situation présente et à venir. •
Phil HEARSE, Londres, 20 mai 1983: