Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NICARAGUA

Bas les pattes devant la révolution sandiniste !

· Inprecor n° 153, 20 juin 1983 · p. 28 · 784 mots

Nicaragua Amérique centrale IVe Internationale

Déclaration du Secrétariat unifié de la IVe Internationale, 30 mai 1983.

NICARAGUA

Bas les pattes devant

la révolution sandiniste!

C'est dès le lendemain de la prise du pouvoir au Nicaragua par le ment révolutionnaire sandiniste, suite l'insurrection populaire contre la dictatuchane ne souter. que l'impérialisme américain a commencé à exercer des pressions et des chantages de tout ordre contre ce pays. Plus récemment, utilisant les partisans de l'ancienne dictature corrompue l'impérialisme américain a lancé une véritable intervention contrecontre le gouvernement né de l'insurrection du peuple nicaragua-

Plusieurs mois durant, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) a dénoncé ces opérations impérialistes et pro-

Néanmoins, les contre-révolution ont décidé de donner le feu vert pour une invasion. Pour ce faire, l'impérialisme américain s'est servi des gouvernements du Honduras et du Costa Rica. Il a utilisé ces deux pays comme bases pour l'entraînement des anciens gardes nationaux de Somoza. En relation avec cette activité, des conseillers militaires américains ont été envoyés sur le terrain.

Les manœuvres militaires « Granu Pin », qui étaient supposées être la répétition d'opérations conjointes des armées un envahisseur, ont servi de prétexte à l'arrivée des conseillers militaires américains. En réalité, l'objectif était de préparer une invasion du Nicaragua. Les conseillers américains et des officiers honduriens ont été chargés d'entraîner les forces contre-révolutionnaires au maniement d'armes sophistiquées fournies par leurs protecteurs impérialistes.

Le 18 mars dernier, sous les ordres du Front démocratique national (FDN), un millier d'hommes environ ont pénétré, à partir du Honduras, sur le sol du Nicaragua, et ont établi des bases dans les régions frontalières. Plus récemment, le 13 mai, tous les groupes contre-révolutionnaires, le FDN, l'Union démocratique nicaraguayenne (UDN) et l'Alliance révolutionnaire démocratique (ARDE), ont conclu un pacte, signant une déclaration où ils appellent à la création d'un front commun, l'Union nicaraguayenne (UNICA). La position pro-impérialiste d'individus comme Eden Pastora s'est trouvée confirmée par cet accord entre des forces contre-révolutionnaires, qui se prétendent démocrati-

Get les bouchers de Somoza. L'une des premières actions menées par cette alliance contre-révolutionnaire a été d'orgal'enlèvement d'une communauté d'Indiens Misquitos qui refusaient de les aider. De même, ils ont lancé une campagne de terreur et de destruction, brûlant les récoltes, assassinant des enseignants, des médecins et des membres de la milice populaire. Ainsi, dès les tous premiers jours de son existence, ce front contre-révolutionnaire a clairement montré le type de société pour lequel il se bat.

L'assaut contre le Nicaragua est partie intégrante d'une stratégie générale de l'impérialisme, qui appelle à combattre les révolutions du Salvador, du Guatemala, et à préparer l'attaque contre le gouvernement de Grenade et l'Etat ouvrier cubain. Les impérialistes sont à pied d'œuvre pour écraser militairement la révolution centro-américaine. Dans ce but, ils injectent des millions de dollars pour la refonte des armées contre-révolutionnaires du Salvador, du Guatemala et du Honduras, et la formation d'une force armée au Costa Rica. Ils cherchent à isoler les mouvements révolutionnaires les uns des autres en montant une offensive contre la révolution dans chacun de ces pays. C'est dans ce cadre qu'il faut situer l'intervention contre le Nicaragua. Les « contras » ne passeront pas !

Plusieurs confrontations ont eu lieu dans le nord et dans le sud du Nicaragua, au cours desquelles le peuple nicaraguayen et son avant-garde, le FSLN, ont fait une fois encore la démonstration éclatante de leur énergie révolutionnaire.

L'invasion à laquelle les masses du Nicaragua ont à faire face a été organisée et financée par le pays le plus riche du monde. Il est du devoir des révolutionnaires du monde entier d'organiser la solidarité avec la révolution centro-américaine. La nécessité concrète de s'opposer à l'invasion du Nicaragua et le soutien à la révolution centro-américaine sont des thèmes qu'il est tout particulièrement important de diffuser au sein des mouvements de masse qui luttent contre la course aux armements et pour la paix, de même que dans le mouvement syndical.

Il est essentiel de promouvoir, à l'échelle mondiale, le développement d'un mouvement de masse capable d'arrêter le bras criminel de l'impérialisme. Construire un tel mouvement de masse aux EtatsUnis et dans tous les autres pays impérialistes est la meilleure aide que l'on puisse apporter à la révolution centro-amé-

La IVe Internationale proclame sa solidarité totale avec le peuple du Nicaragua et son avant-garde, et sa volonté de redoubler d'efforts dans le mouvement de soli darité avec la révolution centro-améri

En même temps, nous tenons à affirmer notre détermination à participer à toutes les initiatives qui pourront être prises par le FSLN pour organiser une solidarité active avec le peuple du Nicaragua dans sa lutte contre l'agression impérialiste.

- Impérialistes, bas les pattes devant le Nicaragua !

- Vive la révolution centro-américaine! Secrétariat unifié de la IVe Internationale

30 mai 1983.

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