Un plan de la CIA préparant un renverser le régime du colonel Deni Bouterse au Surinam vient d'être rejeté par une commission du Congrès américain. Celui-ci prévoyait « la formation d'une petite force paramilitaire composée principalement d'exilés du Surinam opposés aux autorités » locales. « Cette force était supposée s'infiltrer à Paramaribo, la capitale, et forcer le gouvernement à se démettre. » Le renversement du colonel Bouterse « devait éliminer la possibilité que l'Union soviétique
Cuba n'essayent d'utiliser le Surinam comme une base à partir de laquelle ils pourraient étendre leur influence en Amérique du Sud. (...) Bien que non opposée par principe à l'idée de renverser un gouvernement étranger, les membres de la commission ont déclaré qu'ils avaient critiqué la CIA parce qu'elle se faisait l'avocate de - pour reprendre l'expression de l'un d'entre eux - "la mesure la plus extrême" et ceci avant même que des méthodes moins sévères n'aient été utilisées pour essayer de détourner le Surinam de l'influence soviétique et cubaine ». (International Herald Tribune, juin 1983). NICARAGUA:
Le 9 mai dernier, l'ambassadeur nord-américain informé le gouvernement sandiniste de la décision des Etats-Unis de réduire le quota d'importation de sucre nicaraguayen. Adoptant une politique de pressions économiques qui rappelle fortement celle qui fut exercée par le gouvernement américain de l'époque sur la jeune révolution cubaine, Washington vient d'annuler l'achat de 52 800 tonnes de sucre, soit 90 % du total destiné aux USA. L'équivalent sera acheté aux pays « amis » du Salvador, du Honduras et du Costa Rica. Sergio Ramirez, membre du gouvernement sandiniste, a déclaré gouvernement « utilise ouvertement des arguments politiques pour comprimer de façon radicale le quota d'exportation du Nicaragua ». (Granma, résumé hebdomadaire, La Havane, EL SALVADOR :
Time vient de confirmer participation de conseillers US à la planification des actions de l'armée salvadorienne rapportant les propos suivants d'un soldat salvadorien : « Rien ne se fait à moins que les "gringos" ne le disent. » L'hebdomadaire américain affirme que les conseillers US sont contraints de « se situer toujours plus près des lieux de combat ». Le colonel Domingo Monterroso, chef du bataillon d'élite Atlacatl a précisé, quant à lui, au Philadelphia Inquirer : « Les gens discutent et déliberent avec les conseillers des Etats-Unis avant d'effectuer la moindre action. » (Uno mas Uno, Mexico, 31 mai 1983.)
Lors du récent périple de la reine d'Angleterre et du Philip en Suède, ce dernier s'est rendu en visite dans un centre de professionnel Stockholm. Il y a été interpellé aux
Malouines argentines », par un groupe d'oudont faisait partie notre camarade Ken Lewis, dirigeant de la section suédoise de la IVe Internationale. S'approchant des ouvriers pour « discuter un brin avec eux », comme il le déclara par la suite, le prince Philip a néanmoins évité de répondre à la dénonciation que ceux-ci faisaient de l'aventure impé-rialiste de la Grande-Bretagne aux Malouines. Cet « incident » a été largement repris dans la presse et à la télévision suédoises.