25 avril 1983). Le complot dénoncé par contre-révolutionnaires — depuis des gou-
PARAGUAY
Répression contre le mouvement ouvrier et démocratique Dans la nuit du 10 mai dernier, la dictature du général Alfredo Stroessner a déchaîné une nouvelle vague de répression. Plus de 30 personnes ont été arrêtées, dont Ruben Lisboa, dirigeant syndical de la Fédération des travailleurs des banques, et plus de 300 autres personnes font l'objet de poursuites. Parmi les personnes poursuivies figurent Jose Carlos Rodrigues Alcala, intellectuel marxiste de renom, et Gustavo Codas, dirigeant du syndicat des journalistes.
Cette vague répressive avait été précédée d'une campagne de presse aux ordres de la dictature - avec, en première ligne, le journal Patria, qui maintient liens étroits avec la police politique -, campagne qui affirmait que le mouvement syndical et le mouvement étudiant étaient impliqués dans un « complot extrémiste ». Un des poins forts de ce complot devait être la création d'un parti des travailleurs ...
Par cette répression préventive, la dictature cherche surtout à s'opposer au lent processus, encore moléculaire, de recomposition du mouvement ouvrier et dé mocratique paraguayen (voir à ce sujet l'article paru dans Inprecor numéro 148, le général Stroessner n'est rien d'autre que le processus de luttes encore limitées servant de base, dans le mouvement ouvrier, à la structuration d'organisations syndicales et intersyndicales indépendantes de la leurs (CPT, organisation sous tutelle de l'Etat depuis l'échec de la grève générale mouvement étudiant, de petites publications luttant pour tenter d'élargir le faible espace laissé à l'activité démocratique. •