A hondurene ux cole des tomotes, el milites.
VEC l'intervention de plus en plus directe des troupes
-tion des déclarations, à Washington, sur l'éventualité de l'intervention des troupes nord-américaines, le conflit centro- américain a franchi une étape supplémentaire dans l'escalade.
Certes, l'agression dont est victime le Nicaragua ne vise pas, dans l'immédiat, à obtenir le renversement du régime sandiniste, ce qui supposerait d'infliger une défaite militaire écrasante à tout un peuple mobilisé. Il s'agit plutôt, à travers les pressions militaires et le boycott économique, d'affaiblir la révolution pour contraindre le Nicaragua à accepter un cadre de négociation global sur la stabilisation de la région, qui impliquerait notamment la réduction de ses efforts de solidarité avec le peuple salvadorien.
C'est en effet à l'extension de la révolution en Amérique centrale que l'impérialisme veut s'opposer, sachant qu'il pourra ainsi plus facilement étrangler ensuite le Nicaragua. Et si l'offensive impérialiste se focalise sur le Nicaragua, c'est aussi
Claude DEVILLIERS
Agressé au nord par les anciens gardes somozistes réfugiés au Honduras, qui sont financés par les Etats-Unis et aidés par les forces régulières honduriennes, et au sud par les troupes d'Eden Pastora, le
Nicaragua est désormais un pays en guerre. Maintenir une zone d'insécurité dans le nord du pays et favoriser le mécontentement de certaines couches de la population à partir de leurs réactions devant les problèmes économiques et sociaux créés par les agressions somozistes et le boycott impérialiste, tels sont les objectifs immédiats de l'action contre-révolutionnaire orchestrée par les Etats-
D'après les autorités nicaraguayennes, ces agressions ont déjà fait plus de
500 victimes parmi les civils et les miliciens durant les quatre premiers mois de l'année 1983 et 58 millions de dollars de dommages matériels, ce qui représente environ 2% du produit intérieur brut. Environ 4 millions de dollars de gros matériel de construction ont été détruits, suivant une stratégie consciente des forces contre- révolutionnaires, qui évitent la plupart du temps de s'affronter directement à l'armée sandiniste et se contentent de coups de mains et d'embuscades.
LE COUT SOCIAL DE L'AGRESSION
Le 4 mai dernier, le commandant sandiniste Daniel Ortega dressa un bilan détaillé des coûts économiques et sociaux de l'agression impérialiste, parmi lesquels il nota la réduction de 1/3 de la production de bois du fait de l'incendie de
40 000 hectares de forêt d'une valeur de
20 millions de dollars, et la destruction de en Amérique centrale centro-américain tionnaires. 4 millions de dollars de tabac, de café et de viande. Pour maintenir les prix de certaines denrées de première nécessité, le gouvernement a dû augmenter les subsides de l'Etat, ce qui représente une charge supplémentaire de 120 millions de dollars pour l'année 1982. Les résultats économiques de l'exercice 1982 se sont trouvés affectés par cette situation, le produit intérieur brut à chuté de 1,4 %, l'inflation a atteint 24,8 %, et le chômage a sensiblement augmenté de 4 %, atteignant 19,8 % de la population active.
Le coût social de l'agression s'accroît aussi du fait qu'une partie importante de la population active se consacre tâches de défense au détriment des tâches de production. L'essentiel des opérations de défense sont en effet à la charge des milices organisées sur la base du volontariat, surtout parmi les travailleurs du secteur nationalisé ou coopératif, dans l'industrie ou dans l'agriculture. Leur mobilimain-d'œuvre qualifiée qui fait défaut et la production s'en trouve partiellement désorganisée. Une part importante des budgets sociaux et des investissements ont aussi dû être réorientés vers des tâches de défense. Ainsi, par exemple, 1/3 environ du budget de la Santé a été consacré à des dépenses sanitaires directement pagne, etc.)
A cela s'ajoute encore l'ensemble des mesures prises par l'impérialisme pour tenter d'étouffer économiquement le pays. La plus symbolique d'entre elles est la récente suppression du quota d'importation de sucre nicaraguayen par les Etatsshington de l'ensemble du personnel
DOSSIER NICARAGUA à isoler la lutte du pour parvenir, dans un premier temps,
Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) au
Salvador, pour mieux la réduire ensuite. L'enjeu du conflit
Toute est donc immédiatement régional.
participation accrue des troupes impérialistes américaines aux combats dans cette région viserait aussi bien le Nicaragua que les forces populaires du FMLN au Salvador. Et, rétroactivement, un affaiblissement notable de la révolution au Salvador ne serait en fait, pour l'impérialisme, que le prélude à de nouveaux assauts contre le Nicaragua, car Washington ne renoncera certes pas à tenter de renverser le régime sandiniste, après l'avoir érodé par ses premiers coups contre-révolu-
Dans l'article qui suit, nous analysons les conséquences de l'agression impérialiste au Nicaragua. Nous reviendrons, dans un prochain numéro d'Inprecor, sur son cours actuel au Salconsulaire nicaraguayen de 6 ou 7 grandes villes américaines représente aussi un coup dur au plan économique. C'étaient en effet ces consulats, aujourd'hui fermés, qui délivraient les autorisations d'importation de pièces de rechange. Une bonne commerciales s'en trouver bloquée ou retardée de plusieurs mois. Sans compter que cela rendra encore plus compliqué la possiblité pour les touristes américains de se rendre au
Nicaragua. Enfin, les pressions sont de plus en plus fortes sur les organismes bancaires pour assortir les prêts au Nicaragua de conditions draconiennes (taux d'intérêts et d'assurance particulièrement élevés notamment), alors que le montant de l'endettement de ce pays est déjà considé rable. Les Etats-Unis ont même décidé, fin juin, de boycotter toute demande de crédit du Nicaragua auprès des banques internationales. « L'influence négative des
Etats-Unis sur l'attribution de crédits au
Nicaragua a fait baisser ceux-ci, de 213 millions de dollars en 1979 à 21,8 millions de dollars actuellement », a déclaré à ce propos le commandant Daniel Ortega (1). A la panoplie des mesures de boycott impérialiste, il faut aussi ajouter les pressions exercées sur les multinationales américaines installées dans les autres pays centro-américains pour qu'elles réduisent et limitent leurs livraisons au Nicaragua dans le but de stimuler la spéculation.
LA TACTIQUE DES « CONTRAS »
Les estimations concordent pour chiffrer à environ 7000 le nombre des contre-révolutionnaires basés au Hondu-
1. Agencia Nueva Nicaragua (ANN). Mana-
ras, dont la majorité sont des anciens gardes somozistes. La moitié d'entre eux auraient déjà participé à des actions à l'intérieur du Nicaragua, tandis qu'une proportion plus réduite s'y est établie en permanence. Globalement pourtant, les opérations de pénétration somozistes ont été contenues par les milices populaires sandinistes. Néanmoins, si certains noyaux contre-révolutionnaires peuvent se maintenir dans certaines régions, c'est qu'ils y disposent d'une base sociale, certes modeste, mais réelle. Il s'agit-là, dans le nord, de régions arriérées et traditionnellement marginales dans la vie politique nationale, où le poids de la dictature somoziste s'était traduit de façon indirecte. C'est par exemple dans la région de Jalapa que Somoza recrutait ses gardes nationaux. Réfugiés au Honduras après la victoire révolutionnaire de juillet 1979, ceux-ci ont conservé des liens personnels et familiaux dans cette zone. De plus, en quatre années de révolution sandiniste, la situation sociale de ces régions n'a pas changé de manière décisive.
Les autorités sandinistes estiment qu'environ 20% des 2 000 somozistes opérant au Nicaragua sont des paysans recrutés. Certains ont été enlevés par les somozistes, mais d'autres ont été attirés par la paye qui leur est offerte, ou même enrôlés sur la base d'une propagande anticommuniste. Le vice-ministre de l'Intérieur, Luis Carrion, déclarait le 18 juin dernier: « La contre-révolution fait des efforts de propagande pour se créer une base d'appui à l'intérieur du pays. (...) La classe sociale visée par la propagande des contre-révolutionnaires est la paysannerie. Ils essayent de la gagner et ils tirent avantage de beaucoup d'éléments, y compris (...) de l'incapacité de la révolution à atteindre toutes les régions du pays par ses idées et ses réalisations. Ils tirent aussi avantage des problèmes concrets auxquels sont confrontés les paysans. (...) Les deux principaux problèmes sont la pénurie », c'est-à-dire les difficultés d'approvisionnement en certains produits de base, comme le lait ou le savon, « et les problèmes des paysans avec le système bancaire ». Ainsi, les contre-révolutionnaires affirment aux paysans « qu'à cause de leurs dettes, les banques vont leur prendre leurs terres (2) ».
Les dettes paysannes atteignent entre 25 et 35 millions de dollars et constituent donc un grave problème pour les petits et moyens propriétaires qui ont été victimes d'innondations l'année dernière et ne disposent que d'une faible productivité. C'est pour ces raisons que les dirigeants sandinistes, malgré la situation financière difficile dans laquelle se trouve le pays, étudient actuellement la revendication avancée par l'Union nationale des agriculteurs et éleveurs (UNAG), qui propose que « toutes les dettes contractées par les petits et moyens paysans avant le 31 décembre 1982 et non encore réglées devraient être annulées par le gouvernement révolutionnaire ».
Parlant de l'influence des contre-révolutionnaires dans certaines régions arriérées du pays, et notamment sur la côte atlantique, le représentant du FSLN au Conseil d'Etat a récemment déclaré « que le principal objectif de la propagande contre-révolutionnaire aujourd'hui, c'est de réveiller le potentiel anti-populaire de ces couches sociales. (...) Elles représentent une réserve inconsciente pour leurs propres ennemis de classe (3) ». C'est en utilisant une telle base sociale que les « contras » voudraient occuper, comme l'a affirmé Tomas Borge, ministre sandiniste de l'Intérieur, « une portion du territoire nicaraguayen et proclamer un gouvernement pour se faire reconnaître », et ce probablement dans la région de Jala-
LE DANGER DE GUERRE Un élément nouveau est intervenu ces dernières semaines, avec l'implication de plus en plus directe des forces armées honduriennes dans les actions d'agression l'artillerie hondurienne a l'offensive menée dernièrement par 600 « contras » près de la ville de Teotecacinte, au nord du pays. Il ne s'agit plus là d'un simple appui tactique aux agresseurs somozistes, mais d'une provocation délibérée et consciente, afin de déclencher un affrontement ou une guerre entre les deux pays pouvant servir de prétexte à une intervention américaine directe.
Tomas Borge a d'ailleurs dénoncé, fin juin, la tenue d'une rencontre entre les dirigeants somozistes, le commandement de l'armée hondurienne et les services de la CIA pour mettre au point un plan préparant « une guerre rapide destinée à occuper une partie du territoire nicaraguayen ». D'après la dépêche de l'Agence Nueva Nicaragua (ANN) datée du 30 juin, qui rend compte de ce plan, « l'intervention pourrait être appuyée, selon les évaluations faites lors de cette réunion,
Mobilisation du FSLN à Managua. (DR) par l'Organisation des Etats américains, ainsi que par le gouvernement chilien, qui enverrait des unités navales d'appui aux envahisseurs. L'ex-sandiniste Eden Pastora et son groupe contre-révolutionnaire seraient intégrés aux plans d'agression, ce qui explique sa décision finale de poursuivre la lutte, prise après la tenue de la réunion tripartite au Honduras ».
Cela confirme par ailleurs le rôle attribué à Eden Pastora dans la stratégie d'ensemble de l'impérialisme US, même si celui-ci n'inspire pas encore entièrement confiance aux stratèges de Washington. La situation sur le front sud, à la frontière avec le Costa Rica, n'est toutefois pas aussi grave que celle qui existe nord. Malgré la position de neutralité officielle du gouvernement de Costa Rica, Pastora dispose cependant, dans la zone frontalière avec le Nicaragua, d'appuis ouverts des autorités locales et d'une partie de la bourgeoisie. Un reportage publié dans le quotidien nicaraguayen Nuevo Diario, du 14 juin dernier, donne des preuves de l'existence de bases militaires contre-révolutionnaires permanentes en territoire costaricain, notamment dans la région de Ciudad Quesada, et de la collaboration de la Garde rurale costaricaine avec les troupes de Pastora dans cette zone.
Sur le front nord, la situation s'est encore aggravée fin juin, avec l'annonce par les forces armées honduriennes de l'envoi dans la région frontalière de 1 500 soldats honduriens supplémentaires (6). En combinaison avec la construction de routes le long de la frontière entreprise récemment du côté hondurien et l'arrivée
2. The Militant, New York, 8 juillet 1983. 3. Perspectiva Mundial, New York, 11 juil4. Le Monde, Paris, 7 juillet 1983. 5. ANN. 30 juin 1983. 6. Voir International Herald Tribune, 2-3
de 150 marines américaines au Honduras pour assurer l'entraînement des troupes honduriennes et salvadoriennes, ceci constitue un pas en avant dans l'escalade impérialiste en Amérique centrale.
Parallèlement, on assiste aux EtatsUnis, dans les milieux officiels, à une intense préparation idéologique de l'opinion publique à la perspective de l'envoi de troupes nord-américaines en Amérique centrale. Le général E. C. Meyer, ancien chef d'état-major de l'armée américaine, a récemment affirmé : « Si le Nicaragua envahissait le Honduras, je ne vois pas comment nous pourrions ne pas y aller, conjointement avec des représentants de l'Organisation des Etats américains, pour rétablir les frontières. » Tirant les leçons de la guerre du Vietnam, le général américain rappelait que pour vaincre, il fallait frapper l'ennemi au cœur. Et lorsqu'il lui fut demandé si cela signifiait des attaques contre Managua, il répondit: « Cela n'est pas exclu. (7) » Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Caspar Weinberger, tout en rejetant l'éventualité de l'intervention imminente de troupes nord-américaines en Amérique centrale, a néanmoins précisé, de son côté, que le Pentagone avait « évalué tous les plans possibles pour répondre à n'importe quelle situation de crise ».
Le 28 juin enfin, c'est le président Ronald Reagan lui-même qui, répondant à une question sur l'éventualité de l'envoi de troupes nord-américaines en Amérique centrale, rétorqua par la formule suivante: « Il ne faut jamais dire "jamais". Vous savez qu'ils ont fait sauter le "Maine". » La référence à cet épisode historique - en 1898, les Américains accusèrent les Espagnols d'avoir fait sauter leur navire de guerre le Maine dans le port de la Havane - est très significative. Car, au terme de la guerre déclenchée grâce au prétexte de la destruction du Maine, les Américains avaient pris le contrôle de Cuba et de Porto Rico.
Le développement de l'agression impérialiste a trouvé sur son chemin un élargissement et un approfondissement de la mobilisation de masse au Nicaragua, où l'on se prépare à une escalade encore plus importante des menées contre-révolutionnaires. Parallèlement, cette situation a créé un clivage au sein même de la bourdont une fraction, tout en s'opposant à la politique sandiniste, ne soutient pas l'agression impérialiste et les actions militaires des ex-gardes somozistes. Aussi, de nombreux articles se font l'écho de ce sentiment jusque dans la Prensa, journal bourgeois qui, par le passé, a été plusieurs fois censuré pour ses campagnes contre le régime. Certains secteurs bourgeois vont encore plus loin en prenant position pour la défense de l'unité nationale contre l'agression et en dénonçant la tactique imperialiste actuelle d'étranglement du Nicaragua. C'est un problème auquel se trouve d'ailleurs aussi confrontée la hiérarchie ecclésiastique.
L'APPROFONDISSEMENT
DE LA MOBILISATION La forme la plus visible du nouvel élan de la mobilisation de masse est l'impulsion donnée au développement et à l'activité des milices populaires. L'accent est mis aussi sur le sérieux à apporter à la pratique d'entraînement militaire des milices. Car ce sont les milices qui assument la plus grande part des combats au nord du pays, en coordination avec des groupes de paysans acquis à la révolution, mobilisés et armés dans un dispositif d'autodéfense local. L'armée niste (EPS) reste pour l'instant globalement en retrait. La politique de défense du pays mise en place par le gouvernement sandiniste s'appuie donc délibérément sur la mobilisation des masses et évite un engagement direct de l'armée, pour ne pas la disperser inutilement. Le rôle des milices populaires sandinistes est done tout à fait central, et on ne peut le réduire à son aspect militaire. Il s'agit d'un phénomène politique et social beaucoup plus profond qui commence avec la préparation de cette mobilisation entreprise sur les lieux de travail. Cette mobilisation est un important facteur d'éducation anti-impérialiste et de politisation des la forme des groupes de vigilance révolutionnaire mis en place dans les quartiers par les comités de défense sandinistes (CDS) pour s'opposer à l'activité des Cette mobilisation populaire doit aussi être mise en rapport avec l'adoption de mesures gouvernementales qui, même si sont pas spectaculaires, tendent l'approfondissement processus révolutionnaire.
De nouvelles nationalisations ont eu lieu, touchant des entreprises propriétaires spéculaient avec les prêts gouvernementaux fuite à l'étranger. Pour les dirigeants sannationalisations-sanctions vont de pair avec la réaffirmation du cadre de l'économie mixte. Elles n'en sont pas moins des coups portés à certains représentants de la bourgeoisie, comme ce fut le cas pour deux entreprises chimiques, dont l'un des patrons était l'ancien président de la chambre de com-
Pour célébrer le quatrième anniversaire de la révolution de juillet 1979, un nouveau lot de terres non cultivées ou abandonnées sera distribué *8 000 familles, ce qui représente un élargissement de la réforme agraire déjà entreprise. Enfin, une loi sur l'habitat a été adoptée, qui légalise et systématise la qui ne sera pas sans effets sur le niveau de vie des anciens locataires, en constituant un coup d'arrêt à la spéculation immobilière.
Malgré la situation d'agression impérialiste dont le Nicaragua est la victime, les droits démocratiques fondamentaux des masses populaires s'élargissent. Le processus d'unité syndicale en cours depuis maintenant deux années avec la formation, en 1981, de la Coordination syndicale du Nicaragua, s'amplifie. Cet organisme de liaison permanent comprend, à l'exclusion des deux organisations dirigées par des forces bourgeoises — la Confédération du travail du Nicaragua (CTN) et le Comité d'unité syndical (CUS) qui s'en tiennent à l'écart —, tous les autres syndicats : la Centrale sandiniste des travailleurs (CST) et l'Association des travailleurs de la campagne (ATC), la « CGT-Independiente » contrôlée par le Parti socialiste nicaraguayen pro-soviétique, le Comité d'action pour l'unification syndicale (CAUS) dirigé fraction stalinienne, et le « Frente Obred'action populaire (MAP).
Au niveau politique et institutionnel, ces dernières semaines ont été marquées par la clôture des discussions sur le statut des partis politiques au Conseil d'Etat, quelques semaines après l'adoption de décrets sur le rôle et la place des syndicats dans le processus révolutionnaire. Cette discussion a fait apparaître deux idées directrices : le maintien de l'échéance de 1985 pour l'organisation d'élections législatives générales, et la garantie des démocratiques fondamentales dans le cadre d'un pays assiégé.
Les détails des droits dans l'article 6 de la Loi sur les partis, ne sont pas sans importance. Et ce, d'autant plus qu'il y a eu autour de cette loi un réel débat. Les partis politiques sont autorisés à organiser leur propagande et leur recrutement en permanence à travers pays, à « tenir privées et des manifestations publiques », à accéder aux moyens de communication pendant les campagnes électorales, à « critiquer l'administration publique et à proposer des solutions constructives », à conclure des alliances entre eux, à « accréditer des représentants à s'appellera) l'Assemblée partis politiques, à solliciter leur intégration au Conseil d'Etat, à concourir dans les élections et à présenter leurs propres candidats aux charges électives, à avoir leur patrimoine propre et à maintenir des locaux dans tout le pays », et à « collecter les fonds nécessaires à leur fonctionnement (8) ».
Face à l'agression impérialiste, la solidarité avec une révolution vivante, en ce quatrième anniversaire de la chute de la dictature somoziste, est donc une tâche de toute première importance pour les militants anti-impérialistes de par le monde.
Claude DEVILLIERS, Paris, 10 juillet 1983. 7. Interview accordée au Washington Post, 20 juin 1983.
8. Barricada, Managua, 16 juin 1983.