Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ISRAEL

Solidarité avec les soldats israéliens réprimés

· Inprecor n° 158, 10 octobre 1983 · p. 26-27 · 454 mots

Palestine et Israël Liban

Solidarité avec les soldats israéliens réprimés Nous publions ci-après un communiqué du Bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), section israélienne de la IVe Internationale, appelant à la solidarité avec les militants antisionistes qui sont réprimés pour avoir refusé d'aller servir dans l'armée israélienne au Liban ou dans les territoires occupés. Pour une meilleure compréhension de ce combat, et notamment de l'action des

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militants regroupés dans l'organisation Yesh Gvoul (« Il y a une limite »), nous renvoyons nos lecteurs au numéro 155 d'Inprecor, du 18 juillet 1983, dans lequel nous avons publié, sous le titre « L'armée, force et faiblesse de l'Etat sioniste », un entretien avec des militants antisionistes dans l'armée israélienne.

L'armée israélienne s'apprête à passer son second hiver au Liban. Après les massacres, c'est l'embourbement et l'impossibilité pour le gouvernement israélien de retirer ses troupes sans perdre complètement la face.

Plus la guerre se prolonge et plus elle perd le peu de popularité qu'elle avait encore au sein de la population israélienne. Dans toutes les unités, des soldats désertent ou refusent de se présenter, afin de ne pas risquer de mourir pour une guerre « qui n'est pas la nôtre ». Parmi eux et à leur tête, les militants de Yesh Gvoul (« Il y a une limite »), qui, dès le début de la guerre, ont exprimé leur refus de participer à une aventure aussi criminelle qu'irréaliste.

Notre camarade Yigal Vega, 31 ans, père de deux enfants et ouvrier de la métallurgie, est le 90e soldat à avoir été condamné à une peine de prison pour refus de rejoindre son unité. Il a été condamné à 35 jours d'arrêt dans la prison militaire numéro 6. Ces 35 jours risquent d'être renouvelés indéfiniment par le biais d'un nouveau décret autorisant les autorités militaires à reconvoquer immédiatement tout soldat qui a fait de la prison pour insoumission territoriale (refus de servir au Liban ou dans les territoires occupés), et ainsi de suite.

Le seul moyen d'empêcher les autorités militaires israéliennes de condamner les insoumis du Liban à la prison illimitée est qu'un large mouvement de solidarité, local et international, se développe. En ce sens, le cas d'Ygal est un test pour l'ensemble du mouvement de soldats.

Nous appelons toutes les sections de la IVe Internationale à mobiliser leurs militants et les forces démocratiques dans leurs pays respectifs en Ygal Vega et les insoumis de Yesh Gvoul, à organiser des piquets devant les ambassades israéliennes, et à envoyer des télédemandant leur libération à l'adresse suivante : M. Moshe Arens, Ministère de la Défense, Hakiriya, Tel Aviv, avec une copie à : Yesh Gvoul, B.P. 4172, Tel Avio. Bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire (Israël) Tel Aviv, 1er septembre 1983.

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