Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOSSIER CHILI

Le processus d'unification syndicale à la base

Inprecor n° 160, 7 novembre 1983 · p. 17 · 564 mots

Syndicalisme

Les 14 et 15 mai derniers s'est tenue la Conférence intersyndicale métropolitaine, qui a réuni des représentants de 50 syndicats et de 6 comités de base, pour débattre de la situation du mouvement syndical, des perspectives d'unité syndicale, et de la ligne générale d'une plate-forme de lutte. Cette conférence a élu une commission intersyndicale, dont l'une des tâches principales a été de publier les résolutions et les documents adoptés et discutés lors de ces journées. Les participants à cette rencontre se sont par ailleurs engagés à organiser des conférences syndicales régionales culminant dans une Conférence intersyndicale nationale des syndicats de base. D'après les documents publiés en juillet 1983 par la commission intersyndicale, cette conférence nationale devrait se caractériser « par une discussion démocratique dans les bases syndicales et par la défense de l'indépendance de classe, sans être une simple réunion de dirigeants ».

Nous publions ci-dessous la résolution de la Conférence intersyndicale métropolitaine de mai 1983 sur la question de l'unité syndicale.

1. La Conférence s'engage à lutter pour la création d'une Centrale unitaire des travailleurs, fermement guidée par le principe de l'indépendance de classe et de la transformation globale de la société. Dans cette centrale, dont le contingent essentiel sera constitué par les travailleurs industriels et professionnels, seront bienvenus tous les travailleurs qui s'accordent avec le projet d'indépendance de classe et de suppression du système capitaliste exprimé dans sa décla ration de principe.

2. L'unité ne peut se décréter. Elle est et doit être le résultat du plus large et effectif débat démocratique des bases syndicales. Les syndicats de base participant (à la Conférence métropolitaine, Ndir.) s'engagent à appeler toutes les confédérations ou fédérations, les syndicats non affiliés et les autres organisations syndicales, à développer ce projet

Le processus d'unification syndicale à la base dans la perspective de l'unité.

bases syndicales, au travers complis.

pression.

par des discussions dans ces structures de base elles-mêmes,

3. Nous appelons au renforcement et à la coordination des syndicats de base, des fédérations et confédérations territoriales et de branches, dans le but d'aller vers le regroupement de la majorité des organisations du pays, dans la perspective de l'unification du mouvement syndical. Dans le même temps, nous appelons au développement d'organismes de coordination et de solidarité, unifiés dans l'action autour d'une plate-forme commune et dans la lutte contre

4. Nous approuvons la lutte pour le renforcement des fédérations et confédérations territoriales fédérations par branches d'activité. Le principal facteur du renforcement syndical est la participation plus active des des commissions de travail - comme celles concernant l'impôt, la santé, le sport, la culture, etc. — et des assemblées de délégués.

La base syndicale doit déterminer la conduite du syndicat et de ses dirigeants, en ayant le droit de les destituer lorsqu'ils perdent sa confiance en n'exprimant pas ses intérêts et ses décisions. Sans démocratie syndicale, l'organisation s'affaiblit et les objectifs proposés ne pourront être ac-

5. Nous approuvons la perspective de la formation de syndicats uniques par branches de production, qui donnent une plus grande cohésion et discipline aux travailleurs qui se trouvent actuellement atomisés et sans aucun pouvoir de

Par ailleurs, la déclaration affirme aussi : Nous sommes d'accord pour resserrer les liens au niveau régional et national avec toutes les organisations populaires des paysans, des habitants des bidonvilles, des étudiants, des femmes et des jeunes, pour développer une lutte commune en fonction des objectifs propres des travailleurs.

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