Michel Warschawski et tous les soldats opposés à la guerre du Liban Le 14 novembre 1983, le soldat de réserve Michel Warschawski a été condamné à 35 jours d'arrêts, dont 14 avec sursis, pour son refus de faire une période de service militaire au Liban.
C'est la seconde fois consécutive que ce soldat est condamné à une peine de prison pour refus de servir au Liban. En effet, le 16 septembre, il avait déjà été condamné à 28 jours de détention, qu'il avait purgés à la prison militaire numé. ro 6. A la fin de sa peine, il était convoqué une seconde fois pour rejoindre une dans l'espoir qu'une peine de prison aurait été suffisante pour lui faire changer d'avis.
Après avoir échoué à briser sa détermination à ne pas participer à l'agression contre les peuples libanais et palestinien, ses officiers ont décidé de le convoquer, pour la troisième fois, pour qu'il effectue ses périodes militaires au Liban, où il doit rejoindre une unité le 19 décembre.
Malgré les deux peines déjà purgées en prison, Michel Warschawski est déterminé à refuser une troisième fois l'appel à rejoindre son unité au Liban. Si cela est nécessaire, il est déterminé à faire face à une nouvelle condamnation à l'emprisonnement, qui, cette fois-ci, sera d'autant plus longue qu'une peine avec sursis avait été ajoutée à sa dernière condamnation.
Michel Warschawski est le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire d'Israël (LCR) et rédacteur en chef de son journal Matzpen. Il est investi dans le Comité contre la guerre au Liban et dans le Mouvement des soldats contre la guerre au Liban « Yesh Gvoul » (« Il y limite »). Agé de 34 ans, il est père de
Le cas de notre camarade est le premier où un soldat de réserve reçoit trois fois de suite un ordre de mobilisation pour le Liban, malgré le fait qu'il ait clairement affirmé qu'il n'obéirait pas à cet ordre. En ce sens, il s'agit d'un précédent lourd de conséquences pour tous les soldats de réserve qui refusent d'aller au Liban : peut-on punir sans arrêt et à des peines de prison indéfinies un soldat de réserve qui n'est pas prêt à composer avec sa conscience et s'obstine dans son refus de participer à une guerre sur laquelle plane l'ombre sanglante des massacres de Sabra et Chatila ?
Il faut arrêter le bras répressif des autorités militaires israéliennes, car le cercle vicieux « ordre d'aller au Liban, prison, nouvel ordre, etc. » qui est appliqué à l'encontre de ce militant servira de précédent contre des centaines de soldats de réserve qui refuseront d'aller au Liban en en se déclarant prêts à rendre compte devant les autorités militaires de ce refus, politique ou moral.
A côté de la campagne juridique qui se déroule actuellement dans et hors de l'armée, sur l'aspect légal des convocations successives pour le Liban, et sur les peines indéfinies et répétées, tous les partisans des droits de l'homme et les combattants de la paix et de la démocratie, en Israël et à l'étranger, se doivent d'exiger que soit mis fin aux condamnations successives de Michel Warschawski et qu'il puisse effectuer ses périodes militaires en Israël même, après avoir par deux fois subi des peines de prison pour son refus.
fait qu'Amnesty mène campagne en faveur des insoumis israéliens refusant de se rendre au Liban et le large soutien dont jouit le Mouvement des soldats « Yesh Gvoul » doivent encourager toutes les forces progressistes à se mobiliser pour mettre fin à la répression contre Michel Warschawski et tous les insoumis refusant de se rendre au Liban.
Des télégrammes, des pétitions et des lettres peuvent être envoyés en Israël à : Moshe Arens, Ministère de la Défense, Hakirya, Tel Aviv. Faire parvenir des copies à : « Yesh Gvoul », BP 4 172, Tel Aviv, et à : Comité pour la défense des droits démocratiques, BP 31432,