Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NICARAGUA

Appel syndical à une Rencontre pour la paix, à Managua

Inprecor n° 167, 20 février 1984 · p. 26-27 · 632 mots

Nicaragua Syndicalisme

Appel syndical à une rencontre pour la Paix à Managua Nous publions ci-après le texte de l'appel lancé par la Coordination syndicale du Nicaragua pour l'organisation d'une « Rencontre internationale syndicale pour la paix », à Managua, du 24 au 27 avril prochain, à l'occasion du 50e anniversaire de l'assassinat d'Augusto Cesar Sandino, leader historique de la lutte de libération nationale nicaraguayenne.

En ce 50e anniversaire de l'assassinat d'Augusto Cesar Sandino, la classe ouvriè re du Nicaragua fait sienne la pensée et l'action du Général des hommes libres. Il n'est pas nécessaire d'argumenter longuement sur le fait que le risque d'une guerre nucléaire existe. Une telle menace est un fait. On enregistre aussi, parmi les amères réalités du monde d'aujourd'hui, des guerres locales dans des pays dudit Tiers monde, lesquelles, en plus du fait qu'elles dé truisent des vies, des centres de produc tion et de culture et aggravent les problè mes d'arriération et de misère, peuvent, dans des circonstances prévues, ou même imprévues, conduire à une conflagration mondiale aux conséquences incalculables.

Nous, travailleurs nicaraguayens, savons bien ce qu'est la guerre. Nous l'avons endurée pour renverser la dictature de Somoza, et nous continuons à la subir injustement, depuis le triomphe de la Révolu-

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tion. Nous ne voulons plus de guerres : ni dans notre pays, ni à nos frontières, ni un peu plus loin de nos limites territoriales, ni à l'échelle régionale, ni au niveau mondial. Nous voulons la paix. Fermement et résolument, nous en sommes partisans.

Ces dernières années se sont créées de puissantes forces en faveur de la paix. C'est peut-être grâce à elles que la guerre nucléaire n'a pas éclaté. Néanmoins, ces efforts sont encore insuffisants. Pour les rendre plus vigoureux, la participation de secteurs sociaux organisés est nécessaire. Mais leur apport actuel à la cause de la paix a été fait de manière marginale, sans que soit développé tout leur potentiel, leurs énergies, leurs aptitudes et leurs possibilités.

Nous sommes convaincus que les travailleurs du monde entier doivent apporter une contribution plus importante que celle qu'ils ont fournie jusqu'à maintenant à la grande et difficile bataille pour la paix. Etant donné leur force, leur nombre et la place qu'ils occupent dans la société, dans la production et dans les serles travailleurs sont pleinement qualifiés pour contribuer de façon décisive à prévenir les guerres, quel qu'en soit le type.

nous pouvions agir de concert pour imposer le dialogue et la négociation comme voie pour la solution des conflits locaux et internationaux, nous ferions faire un pas gigantesque en avant dans l'histoire de l'humanité.

Nous savons que dans de nombreux pays et sur la scène internationale, le mouvement syndical est divisé et qu'il n'est pas facile de le réunir. Des positions politiques et idéologiques nous séparent. Mais, dans le cas présent, il ne s'agit pas d'approfondir les différences mais de chercher des points de convergence sur un sujet vital comme celui de la cause de la paix. Nous pensons que sur ce terrain, nous pouvons parvenir à des accords concrets, à prendre d'importantes initiatives communes, et à exercer une puissante influence sur le cours mondial des événe-

C'est pour cela que les représentants de toutes les organisations syndicales du Nicaragua appellent toutes les centrales et les confédérations syndicales et tous les syndicats du monde à participer à la « Rencontre internationale des syndicats pour la paix », qui se tiendra à Managua du 24 au 27 avril 1984.

Coordination syndicale du Nicaragua, Association des travailleurs de la campagne (ATC),

Union nationale des employés (UNE), Confédération générale du travail (CGT-I),

Association nationale des enseignants du Nicaragua (ANDEN), Front ouvrier (FO), Centrale d'action et d'unité syndicale (CAUS), Union des journalistes du Nicaragua (UPN), Fédération des travailleurs de la santé (FETSALUD), Centrale sandiniste des travailleurs (CST). Managua, Nicaragua Libre, 8 janvier 1984.

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