Ly a un peu plus de deux ans, en mars 1982, le gouvernement nicaraguayen décrétait l'Etat d'urgence au niveau national, en riposte à l'intensification des attaques contre-révolutionnaires qui prenaient une dimension beaucoup plus importante que dans les années précédentes. Depuis lors, les agressions contre le régime
Commémoration du 7e anniversaire de la mort de Carlos Fonseca, dirigeant historique du FSLN. (DR)
plus de 100 km, ils sont en particulier ac- plein d'armes de tout type. Nous avons
L'agression impérialiste et
la perspective électorale
sandiniste se sont multipliées à un rythme de plus en plus accéléré. Livio MAITAN
Selon des informations officielles, contenues notamment dans un rapport du commandant Humberto Ortega datant du 28 décembre dernier, l'évolution des actions contre-révolutionnaires peut être résumée comme suit : le nombre des actions aériennes est passé de 275 en 1982 à 620 en 1983, les actions navales de 24 à 160 durant la même période, et les infiltrations et autres « provocations militaires » de 69 à 108. Le nombre de morts dans les rangs des forces révolutionnaires dépassait le millier, alors que les contre-révolutionnaires en auraient enregistré près du double en fin 1983. L'AGRESSION IMPÉRIALISTE PREND LA FORME D'UNE GUERRE LARVEE
Au cours des premiers mois de l'année 1984, et notamment lors de ces dernières semaines, l'escalade guerrière de l'impérialisme a pris des dimensions encore plus spectaculaires. Même s'il est difficile d'obtenir, pour des raisons évidentes, des chiffres précis à ce sujet, les sources gouvernementales sandinistes estiment à 8 000 hommes environ le nombre des contre-révolutionnaires engagés dans ces actions, dont 5 000 se trouveraient basés à l'intérieur du territoire nicaraguayen. D'après des sources d'information impérialistes, ce chiffre serait supérieur, et tournerait autour de 12000 à 15 000 hommes. En tout cas, lors d'une récente conférence de presse, trois commandants sandinistes, Joaquin Cuadra, Lenin Cerda et Julio Ramos, ont déclaré que l'offensive en cours était « la plus importante et la plus dure » depuis le début des agressions (1). UNE ATTAQUE SUR TROIS FRONTS
En effet, l'attaque contre-révolutionnaire se développe dans trois secteurs. Au nord, ce sont les ex-somozistes basés au Honduras et organisés par les Forces démocratiques nicaraguayennes (FDN) qui multiplient leurs actions de harcèlement et leurs crimes. Pénétrant dans le territoire nicaraguayen sur une profondeur de
NICARAGUA tifs à l'est de la ville de Matagalpa. Dans la région du nord-est, et surtout le long de la côte Altantique, entre Puerto Cabezas et la frontière hondurienne, opèrent les groupes d'indiens Miskitos de Steadman Fagoth, alors que d'autres Miskitos, sous la direction de Brooklin Rivera, collaborent au sud avec l'Alliance révolutionnaire démocratique (ARDE) d'Eden Pastora et Alfonso Robelo.
En fait, l'élément le plus marquant de l'activité contre-révolutionnaire de ces derniers mois a été constitué par l'action beaucoup plus intense et systématique à partir du territoire costaricain, justement par l'ARDE. Pendant toute une période, Eden Pastora s'était plaint de ne pas recevoir suffisamment d'aide et de ne pas être, par conséquent, en mesure d'entreprendre des actions efficaces. La situation a assez radicalement changé depuis le début de l'année, l'ARDE ayant reçu beaucoup de matériel militaire livré par la CIA américaine. « Aujourd'hui, écrivait à ce propos le 19 avril dernier un correspondant du quotidien italien Corriere della Sera, les dépôts de l'ARDE sont vu y compris des bazookas, des fusils M-79, qui peuvent détruire un nid de mitrailleuses. A San Juan del Norte, l'ARDE a même utilisé des SAM-6 et des SAM-7. Nous avons vu des hélicoptères américains modernes. De toute évidence, les moyens ne font pas défaut. » L'attaque, puis l'occupation pendant quelques jours, du petit port de San Juan del Norte, situé à l'extrême sud du Nicaragua à l'embouchure du fleuve San Juan, qui constitue la frontière avec le Costa Rica, a eu une portée encore plus politique que militaire. Par cette action menée à la mi-avril, l'ARDE a voulu démontrer qu'il y avait des zones très vulnérables du territoire nicaraguayen qui pouvaient être occupées temporairement. En même temps, elle a cherché à marquer des points dans la concurrence qu'elle livre aux autres forces contre-révolutionnaires, et notamment à la FDN, en premier lieu pour l'accès aux sources de financement.
Au lendemain de l'occupation de San Juan, le frère d'Eden Pastora, Orion, porte-parole de l'ARDE, maintenait qu'il ne pourrait pas y avoir d'unification avec la FDN si celle-ci n'était pas épurée des anciens criminels somozistes qui la dirigent et ne changeait pas radicalement ses méthodes d'intervention (2). Au-delà de ces déclarations, il est pourtant clair que la CIA a décidé de jouer également la carte du soutien à l'organisation de Pastora et Robelo. Il est également clair que par son action à San Juan del Norte et par sa présence dans d'autres zones de la côte Atlantique, l'ARDE a acquis ces derniers temps un poids plus important au sein des forces contre-révolutionnaires, et que le duo Pastora-Robelo peut jouer un rôle politique d'autant plus dangereux pour les sandinistes qu'il peut trouver, beaucoup plus facilement que la FDN, une audience au-
1. Cf. le Monde du 14 avril 1984 et International Herald Tribune des 21-22 avril 1984.
2. Corriere della Sera, 19 avril 1984.
près de certaines forces politiques bourgeoises européennes et de certaines partis sociaux-démocrates de ce continent (3).
Aux entreprises contre-révolutionnaires sur ces trois fronts, il faut aussi ajouter les actions de sabotage maritime (attaques menées par des vedettes contre les ports, et le minage des accès à ces ports) directement organisées par des groupes de la CIA. Outre les attaques répétées contre le port de Corinto, sur la côte Pacifique, dont la plus grave avait entraîné l'évacuation temporaire de 23 000 personnes et la destruction de 6,5 millions de litres de pétrole, c'est plus récemment le port de Benjamin-Zeledon, sur la côte Atlantique, qui a été complètement détruit, tandis que les ports de Puerto Cabezas côte Atlantique et Potosi, sur la côte Pacifique, ont également subi de violentes attaques. Des navires de guerre des EtatsUnis croisaient dans les eaux territoriales du Nicaragua au moment de toutes ces attaques. Aussi, d'après une dépêche du 5 avril de l'Agence Nueva Nicaragua (ANN), « avec le minage des principaux ports nicaraguayens à la fin du mois de féurier, la CIA a instauré une véritable quarantaine navale contre le Nicaragua, l'échec des attaques aériennes et navales contre ses installations ».
LA RIPOSTE SANDINISTE
Tout cela n'a pourtant pas entamé la force militaire et politique du régime sanont démontré qu'ils étaient capables de frapper des coups violents, de s'installer dans des zones du pays, de faire preuve, ponctuellement, d'une supériorité opérationnelle, surtout par rapport aux milices locales dont l'armement ment s'avèrent inférieurs à ceux des con-
FDN et de l'ARDE. Les contre-révolutionnaires peuvent ainsi maintenir une situation d'insécurité dans des zones paysannes, situation qui peut à son tour fournir des arguments à la campagne politique menée par les forces bourgeoises nicaraguayennes tre le service militaire patriotique institué par les sandinistes. En même temps, ces des dégâts économiques importants. Fin 1983, des sources officielles estimaient les pertes ainsi causées par ces sabotages à « une grande quantité de millions de dollars ». Mais la situation s'aggraverait considérablement si les agresseurs réussissaient à bloquer les ports nicaraguayens, notamment celui de Corinto, par lequel transite une grande partie des importations et des exportations du
Face à une telle situation, les dirigeants sandinistes ont multiplié les appels à la mobilisation populaire intérieure et à l'opinion mondiale. Le 13 mars dernier, le commandant Daniel Ortega, au nom de la Junte de gouvernement de reconstruction nationale, invitait « tous les gouvernements du monde, les Nations-Unies, le Mouvement des non-alignés, le groupe de Contadora, le peuple des Etats-Unis », à exiger du gouvernement des Etats-Unis le retrait des troupes américaines de la région, la suspension immédiate des agressions contre le Nicaragua, et la recherche d'une solution politique « raisonnable » à la crise salvadorienne et aux problèmes existants avec le Nicaragua. Début avril, le gouvernement de Managua recevait la visite de Harry W. Shlaudeman, ambassadeur américain itinérant pour l'Amérique centrale, et de Langhorne A. Motley, amsecrétaire d'Etat adjoint pour l'Amérique latine, auxquels étaient réitérées des demandes analogues. Les résultats de ces démarches furent nuls. Le 7 avril, Daniel Ortega dénonçait à nouveau « la plus grande offensive militaire » depuis la victoire de la révolution.
En même temps, les dirigeants sandinistes continuent d'exercer une pression sur une série de pays latino-américains, en premier lieu le Mexique, et surtout sur le groupe de Contadora (Mexique, Colombie, Venezuela, Panama), pour obtenir d'eux qu'ils s'opposent concrètement aux actions contre-révolutionnaires menées par la CIA. Mais ils ne cachent pas leur
Men ce qui concerne l'action diplomatique du groupe de Contadora.
doit être plus dynamique », déclarait le commandant Sergio Ramirez, le 22 mars dernier. Trois semaines plus tard, l'ANN écrivait que « la progression des démarches du groupe de Contadora, qui est très lente à cause du caractère même de celles-ci, puisqu'elles requièrent le consensus des gouvernements impliqués, a pris une allure encore plus indéfinie à cause de l'action opposée, fréquemment démasquée, du gouvernement américain » (4).
Jusqu'à une période récente, on pouvait penser que l'objectif des Etats-Unis à l'encontre du Nicaragua était d'exercer une pression croissante pour obliger les sandinistes à prendre leurs distances vis-àvis de la révolution salvadorienne, et faciliter ainsi une solution politique acceptable par la contre-révolution dans ce dernier pays. On pouvait également croire qu'il n'y aurait pas, avant les élections présidentielles américaines de novembre prochain, d'agression impérialiste ouverte en Amérique centrale. L'évolution de la situation présente remet en question de telles conclusions, et il est significatif que l'on puisse lire, dans le Monde du 24 avril, que « les Etats-Unis, par l'intermédiaire de forces réduites au statut d'auxiliaires, sont, de facto, entrés en guerre contre le Nicaragua révolutionnaire ». Mais le mé. canisme qui a effectivement été mis en œuvre pourrait échapper au contrôle de ceux-là mêmes qui l'ont déclenché, majeur sur le sol nicaraguayen. La cote d'alerte a été atteinte. Il serait grave que le mouvement de solidarité dans le monde n'en soit pas parfaitement conscient.
LA BOURGEOISIE DIVISÉE
FACE AUX ÉLECTIONS L'adoption par le Conseil d'Etat nicaraguayen, en mars dernier, de la loi électorale, a marqué une étape supplémentaire dans la préparation des élections du 4 novembre prochain. Rappelons que seront élus, à cette occasion et pour un mandat de six ans, un président et un vice-président de la République, de même qu'une Assemblée nationale composée de 90 membres, dotée de pouvoirs constituants. Le droit de vote sera exercé à partir de l'âge de 16 ans, et les soldats pourront voter au même titre que les autres citoyens. Les objections avancées sur ces deux points par un certain nombre de partis conservateurs n'ont donc pas été retenues. Tous les partis ayant une personnalité juridique en vertu de la loi sur les partis - concrètement, toutes les formations représentées au Conseil d'Etat -pourront se présenter aux élections. Chaque parti ou alliance de partis aura droit à une subvention de l'Etat de l'ordre de 6 millions de cordobas (5). Une disposition suivant laquelle 5 000 signatures étaient nécessaires pour la présentation de candidatures a finalement été supprimée de la loi électorale. La proposition de suppression avait été faite par le Parti social-chrétien (PSC), le Parti socialiste nicaraguayen (PSN, pro-Moscou), le Parti communiste nicaraguayen (PCN, d'origine stalinienne), le Parti libéral indépendant (PLI), la Centrale autonome unitaire syndicale (CAUS liée au PCN) et la Confédération générale des travailleurs indépendants (CGT-I, liée au PSN), et contre l'avis des organisations de masse du FSLN. L'intervention du commandant Carlos Nunez fut décisive pour obtenir du Conseil d'Etat la suppression de cet article de la loi électorale.
Les partis représentés au Conseil d'Etat sont au nombre de neuf. A la date du 7 avril, cinq d'entre eux - à savoir, à part le FSLN, le PSN, le PCN, le PLI et le Parti populaire social-chrétien (PPSC) -avaient déjà annoncé leur intention de participer aux élections. Le Mouvement d'action populaire (MAP) n'étant pas membre du Conseil d'Etat ne devrait pas pouvoir se présenter.
L'ATTITUDE DES PRINCIPAUX
L'une des principales accusations de la propagande des partis bourgeois adressée pendant quatre ans au régime sandinite était que le gouvernement n'avait pas
June légitimation populaire par le moyen d'élections. Mais, à partir du moment où la décision de convoquer des élections a été prise par le FSLN, les représentants des anciennes classes domisont rendus compte que ces élections allaient se retourner contre eux. En effet, il est prévisible que le FSLN remportera une majorité électorale très confortable, démontrant ainsi qu'il dispose de l'appui des masses populaires, y compris sur le terrain électoral. Assez vi te, les partis et les organisations bourgeois
3. C'était d'ailleurs là l'objectif de la récente tournée d'Alfonso Robelo en Europe, au moment même où se déroulait l'action de l'occupation de San Juan del Norte.
4. ANN, Paris, 5 avril 1984. 5. Le taux semi-officiel de change s'établit à 28 cordobas pour un dollar américain.
ont donc commencé à contester le caractère démocratique des élections qui se préparent, à mettre en question leur participation au processus électoral, à poser toute une série de conditions pour cela.
Déjà au mois de décembre 1983, la « Coordinadora Ramiro Sacasa » - cartel regroupant trois partis bourgeois, à savoir le Parti social-chrétien (PSC), le Parti social-démocrate (PSD), le Parti libéral constitutionnel (PLC), ainsi que l'organisation patronale COSEP et deux centrales syndicales jaunes, la Centrale des travailleurs du Nicaragua (CNT) et la Centrale d'unification syndicale (CUS) — affirmait que les élections ne seraient démocratiques qu'à condition, entre autres choses, que l'amnistie soit concédée à tout le monde, y compris aux criminels somozistes, que la loi contre la décapitalisation soit abolie, que le service militaire obligatoire soit supprimé, et que la composition de l'armée soit radicalement changée dans le sens de ce que la « Coordinadora Ramiro Sacasa » présentait comme le projet original de la Junte de reconstruction nationale, à savoir une armée composée de l'armée sandiniste et de ce qui serait resté de la garde somoziste. En d'autres termes, la « Coordinadora » demandait au FSLN de renoncer, avant même les élections, à l'hégémonie politique qu'il avait conquise par sa lutte contre la dictature de Somoza et de revenir sur des conquêtes importantes de la
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Enrique Bolanos, président du COSEP, a récemment relancé la campagne initiale de la « Coordinadora Sacasa » concernant les élections, en se prononçant clairement pour la non participation. Sa position tranchée s'est heurtée à des résistances au sein même des partis de la « Coordinadora ». Ainsi, le PLC s'est divisé en deux tendances sur cette question, tandis que le PSC, parti le plus important de la « Coordinadora », n'a encore rien décidé. Quant au PSD, il a confirmé, à la fin du mois de février dernier, sa non participation aux élections, en se retirant du débat sur la loi électorale. De son côté, le Parti conservateur-démocrate (PCD) — autre formation bourgeoise non membre de la « Coordinadora » - a connu une division spectaculaire avec de virulentes polémiques sur la question de sa position électorale, et plus généralement de son attitude vis-à-vis du cadre institutionnel du pouvoir sandiniste, certains de ses membres prônant même un passage à l'activité clandestine. Le quotidien La Prensa
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a fait cause commune avec les éléments les plus radicaux de cette opposition bourgeoise, refusant de publier les communiqués de l'aile modérée du PCD Quant au PSD, il a confirmé, à la fin du mois de février dernier, sa non participation aux élections, en se retirant du débat sur la loi électorale. La division est donc à son comble au sein des partis bourgeois.
LA DIVISION DANS LE FPR En ce qui concerne les organisations bourgeoises membres du Front patriotique révolutionnaire (FPR), structure regroupant les partis qui soutiennent le gouvernement sandiniste, le PPSC ne prendra sa décision que le 29 avril, alors que le PLI a déjà décidé de faire cavalier seul, et de participer aux élections. Cette décision n'est pas allée sans problèmes, puisqu'elle a divisé cette formation. La tendance majoritaire, dirigée par Virgilio Godoy, ministre du Travail, qui avait déjà décidé de démissionner de ce poste, se prononçait pour la présentation d'une liste de candidatures indépendantes par rapport au FPR. Une tendance minoritaire, dirigée par Rodolfo Robelo, était favorable au maintien dans le FPR.
Dans le domaine des forces se réclamant du mouvement ouvrier, le PSN a semblé opter, dans un premier temps, pour une liste unitaire du FPR. Il a ensuite tenté de réaliser, sans y parvenir, un front électoral de la « gauche marxiste », avec le PCN et le Front électoral marxiste, une structure liée au MAP. Devant l'échec de cette tentative, le PSN a finalement décidé de présenter ses propres candidats, tout en réaffirmant sa « vocation unitaire et sa politique d'alliance démocratique et révolutionnaire autour du FDR ». Quant au FSLN, il s'est limité jusqu'ici à diffuser un texte adopté par son assemblée nationale des 23, 24 et 25 mars, dans lequel les élections sont présentées comme une ratification des conquêtes de la révolution.
En conclusion, la convocation des élections a provoqué une crise dans les partis bourgeois qui se sentent ainsi piégés ... Ils ne partagent évidemment pas l'avis d'Eli Altamirano et de son parti, le PCN, suivant lesquels les élections du 4 novembre marqueront une victoire de la bourgeoisie nationale et internationale. Ils ont, au contraire et à juste titre, le sentiment que les formations bourgeoises n'ont aucune chance de remporter ces élections et qu'après leur déroulement, leur crédibilité en sera affectée. C'est là une appréciation absolument fondée. Certes, le problème d'une institutionnalisation du pouvoir révolutionnaire ne sera pas résolu par des élections conçues incontestablement selon les normes d'une démocratie bourgeoise, mais, tactiquement, ce n'est pas la bourgeoisie qui en tirera avantage.
Livio MAITAN 24 avril 1984.
6. Cf. le Monde, 20 avril 1984.