Z lie à Paris. Cent, à ce icares, mais est le dernierne étrange in du a dis, OUAOUI Benelmabrouk avait 23 ans. Il a été assassiné le 6 mai dernier par la pome et des violences policières, mais c'est le dernier d'une longue liste. En un an, plus de 40 jeunes ont ainsi été tués ou blessés en France, victimes d'agressions à carac-
C'est au cours de l'été meurtrier de 1983 (1) que les jeunes de la cité des Minguettes, dans la banlieue lyonnaise, ont les premiers lancé une idée qui connaîtra un grand succès, celle d'organiser une riposte nationale aux agressions et aux campagnes racistes menées par la droite. C'est ainsi que prit forme la « Marche nationale contre le racisme et pour l'égalité des droits », initiée par une poignée de jeunes partis de Marseille le 15 octobre en direction de Paris, où ils devaient arriver le 3 sécembre suivant. A chaque étape de cette marche à travers la France, des foules de jeunes se sont rassemblées pour accueillir les marcheurs. A Paris, le 3 décembre, lors de la dernière étape, 100 000 personnes ont défilé avec les jeunes marcheurs. Les principales organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier, qui avaient initialement tourné le dos aux exigences des jeunes et des immigrés et n'avaient pas répondu à la propagande raciste des partis de droite, ont finalement dû, face à l'ampleur de la mobilisation, soutenir cette initiative (2). François Mitterrand lui-même dut accueillir une délégation de marcheurs,
Cette marche a été l'illustration d'une radicalisation en profondeur de la jeunesse issue de l'immigration. Plus que l'expression ponctuelle d'un ras-le-bol face aux agressions et à la montée du racisme, il s'est agi de l'apparition sur la scène politique de cette couche de jeunes, comme force déterminée à se mobiliser pour la défense de ses
Dans les mois qui ont précédé la marche comme dans ceux qui l'ont suivie, le bouillonnement des jeunes dans les cités ouvrières et populaires a donné naissance à une multitude d'associations locales. Pas une banlieue, une ville ouvrière, un grand ensemble urbain sans son association, tantôt à vocation plutôt culturelle, tantôt à caractère plutôt revendicatif, affirmant par leur existence même la volonté de ces issue de l'immigration le soir de cette démonstration de force, et écouter leurs revendications. droits dans la société française. enfants d'immigrés de prendre eux-mêmes leur avenir en main. Lydia GAELLE
Dans les années 1950, lorsque le patronat français a fait appel aux travailleurs immigrés, il s'agissait pour lui d'employer une main-d'œuvre docile, mobile, discrète et inorganisée, pour baisser ses coûts de production. En 1974, lorsqu'il a refermé le « robinet de l'immigration » (l'expression est de Paul Dijoud secrétaire d'Etat aux travailleurs immigrés sous Giscard d'Estaing jusqu'en 1977), sans doute n'avait-il pas pensé aux enfants des immigrés installés en France. Il découvre aujourd'hui plus de deux millions d'enfants d'immigrés qui arrivent à l'âge adulte, au moment même où la crise économique frappe de plein fouet et divise les travailleurs en alimentant le racisme. Pour ces foules de jeunes que le capitalisme ne digère pas, le mythe de la France « pays d'accueil » n'existe pas et, contrairement à la conception des patrons, la solution logique à leur déracinement ne se trouve pas dans le retour dans le pays d'origine de leurs parents.
EXCLUS AU NIVEAU SOCIAL, POLITIQUE ET CULTUREL Austérité, chômage, racisme, discriminations à l'école, au travail,
FRANCE justice ou à la police, contrôles d'identité en fonction de l'apparence physique, ennui dans les cités de banlieue, voilà les caractéristiques de la vie des jeunes d'origine étrangère dans la France de 1984. Ils sont rejetés, niés, dénigrés aussi bien au niveau social, que culturel et politique, et ce d'autant plus que la crise favorise le développement du racisme. Mais ces jeunes ne veulent pas accepter le statut social de deuxième ordre qui était réservé à leurs parents qui, eux, « en ont bavé » sans obmoindre considération réelle auprès de la population française. Pour les jeunes immigrés nés ici, la France n'est pas un passage provisoire où l'on travaille en rêvant du retour au pays. Le terde « deuxième génération », fréquemment utilisé pour qualifier cette catégorie de la population, est incomplet dans la mesure où il ne rend pas compte du fait que c'est une génération qui refuse les conditions de vie qui ont été celles de la première génération d'immigrés.
Les jeunes issus de l'immigration sont exclus de la vie sociale, bien qu'ils aspirent légitimement à celui d'OS (ouvrier spécialisé, sans qualifications) ou de manœuvre qui leur est généralement proposé, une solution que le capitalisme en crise n'est d'ailleurs même plus capable de leur proposer. Auparavant marginalisés dans les emplois les moins grossir le contingent des 2,2 millions de chômeurs officiellement recensés. échappent au chômage, c'est pour être de stage de formation en stage de formation, ce qui retirer des statistiques du chômage et de patienter un peu. La première forme d'exclusion que subit un jeune d'origine étrangère, c'est donc le chômage, qu'il possède ou non la nationalité française, car un patron, avant de regarder ses papiers, considère d'abord son visage et la consonance de son nom (3).
Ces enfants d'immigrés sont aussi des politique, puisque les droits des jeunes français leur sont refusés, dont le droit de vote et d'éligibilité. Ils doivent, dès l'âge de 16 ans, posséder une carte de séjour d'une durée limitée, qui correspond à la conception d'une immigration mobile voulue par le patronat. L'attribution de cette carte de séjour dépend de la possession d'une carte de travail, qui dépend elle-même du fait d'obtenir un emploi. Ces papiers particuliers avec les jeunes de nationalité française qu'ils côtoyent. Alors qu'ils aspirent à participer à la vie du pays où ils résident, les lois les en tiennent à l'écart.
Culturellement, ces jeunes sont aussi rejetés et opprimés. Leurs valeurs traditionnelles, celles correspondant à la culture qu'ils ont reçue dans le cadre familial, ne sont pas reconnues, par exemple récole, où l'on tend surtout à normaliser l'enseignement. Plutôt que de reconnaître leur identité propre, la société la dévalorise, la nie, déclarant simplement à leur sujet qu'ils sont assis entre deux chaises. Aucune place n'est laissée à l'expression de leur identité culturelle spécifique. Seul leur est offert le choix entre l'assimilation, c'est-à-dire la négation d'une partie de leur identité et de leur culture, et le retour dans un pays qu'ils ne peuvent pas considérer comme étant le leur, puisqu'ils n'y sont pas nés, qu'ils n'y ont pas grandi, et qu'ils n'en parlent souvent même pas la langue. Cette politique se concretise notamment par le refus de proposer à ces jeunes le droit à la double nationalité. DES REVENDICATIONS SPÉCIFIQUES
C'est donc dans les domaines politique, social et culturel que ces jeunes issus
1. Au cours de l'été 1983, de nombreux jeunes d'origine maghrébine se sont fait agresser. Plusieurs d'entre eux ont été tués par la police, par des vigiles ou par des habitants des ci-
2. La marche a finalement été soutenue par le PC, le PS, la CGT, la CFDT, la FEN, le
(Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et pour la paix), la FASTI (Fédération des associations de travailleurs immigrés), le PSU (Parti socialiste unifié), les JCR, la LCR.
3. Les jeunes d'origine algérienne nés en France après l'indépendance de l'Algérie, à partir de 1963, ont la nationalité française. Pour les autres nationalités, les enfants ont la nationalité de leurs parents jusqu'à 18 ans et ne peuvent devenir Français à cet âge que s'ils ont résidé en France les 5 dernières années. La nationalité française leur est alors accordée automatiquement. Mais si le jeune la refuse, il doit faire des démarches auprès des pouvoirs publics.
CHE POUKL EGALITE PARIS de l'immigration ont des revendications à faire valoir. Ils ont un espace à conquérir, et c'est cette exigence qu'ils avancent avec force depuis plusieurs mois. Il est impossible pour eux de concevoir - comme le faisaient souvent leurs parents et comme le voudrait une certaine argumentation —, que ce soit un privilège pour eux d'avoir un employeur qui leur donne du travail et de pouvoir considérer la France comme un pays d'accueil. Tout d'abord, parce que le travail leur est refusé et que la crise les frappe les premiers. Ensuite, parce que depuis qu'ils vivent et travaillent en France, les immigrés se sont organisés et ont accumulé des expériences de lutte. Enfin, parce que lorsque ces enfants d'immigrés sont nés en France et y ont grandi, ils se sentent encore plus déterminés à revendiquer le droit d'y vivre sans être agressés. Le sentiment d'exclusion, d'injustice, les discriminations, le racisme quotidien, en un mot le statut d'« étranger », leur est devenu insupportable.
Les jeunes issus de l'immigration revendiquent de pouvoir vivre là où ils se trouvent, comme ils l'ont affirmé avec détermination ces derniers mois. L'enjeu de cette bataille, c'est l'avenir en France de cette génération. A partir d'une situation qui est analogue à celle des travailleurs et des jeunes de nationalité française, ils exigent d'abord les mêmes droits politiques qu'eux et le droit de vivre sans risque de se faire abattre par un raciste, sans oublier le droit d'expression de leur culture propre, même si le gouvers'est saisi de l'existence identité culturelle spécifique comme d'un argument pour leur refuser l'égalité des droits.
La lutte des jeunes issus de l'immigration et celle de l'ensemble des immigrés, qui défend en dernière analyse les intérêts de toute la classe ouvrière, vise à obtenir l'acquisition des droits politiques pour chacun. C'est un combat pour que chaque personne, quelle que soit son origine ethnique, soit considérée comme un citoyen à part entière. Le droit de vote pour les immigrés, c'est simplement l'extension d'un droit démocratique acquis par les travailleurs du pays, et dont une partie d'entre eux — les immigrés -, en est toujours privée.
Leur lutte, c'est le combat contre la propagande raciste déversée par la droite et l'extrême-droite, banalisée par les campagnes politiques du Front national de Jean-Marie Le Pen, qui suscitent les agressions racistes contre les jeunes immigrés. Face à cette propagande raciste et devant la lutte des jeunes de l'immigration, les organisations ouvrières ont d'immenses responsabilités. Comment ne pas comprendre que certains des partisans de Le Pen passent aux actes, lorsque celui-ci peut déclarer, sans que le mouvement ouvrier ne réagisse, qu'il faut « combattre ces bandes de jeunes immigrés responsables de toutes les agressions » ? Lorsque le même Le Pen déclare qu'il faut refuser une Algérie allant « de Dunkerque à Tamanrasset », l'écho que lui font les organisations ouvrières, qui se prononcent pour combattre le chômage par le retour
CONTRE LE RACISMO
ONTRE LE RACISME 3DEG
Mobilisation des jeunes de l'immigration. (DR) des immigrés dans leur pays, renforce la thèse de Le Pen affirmant que les immigrés sont responsables du chômage.
Les conditions sont aujourd'hui réunies pour que cette vague de radicalisation de la jeunesse issue de l'immigration ne soit pas sans lendemain, mais qu'au contraire elle entraîne derrière elle l'ensemble des jeunes.
LA RADICALISATION
DE LA JEUNESSE ISSUE DE L'IMMIGRATION Les campagnes racistes tendant à faire croire que les immigrés sont responsables de tous les maux de la société vont se
Elles rencontreront d'autant plus d'échos que la crise économique et le chômage sont des facteurs de division des travailleurs et que le gouvernement Mitterrand-Mauroy continuera à mener une politique anti-ouvrière.
Les immigrés, jeunes et moins jeunes, même s'ils n'avaient pas le droit de vote pour chasser Giscard en 1981, ont mis beaucoup d'espoirs dans la politique d'un gouvernement de « gauche » en matière d'immigration. En trois ans, la situation n'a cependant guère changé série de régularisations d'immigrés « sans papiers », le gouvernement du PS et du PC a renforcé les contrôles aux frontières et multiplié les expulsions arbitraires ; il a accentué les contrôles de police et l'îlotage des quartiers (présence permanente de la police dans les quartiers populaires), augmentant ainsi les risques de « bavures » racistes ; il n'a jamais démenti la propagande raciste ; il a accepté les licenciements massifs de travailleurs immigrés dans l'automobile ; il a accepté la libération d'assassins racistes alors que, pour des délits mineurs, les jeunes issus de l'immigration sont systématiquement mis en détention préventive puis condamnés à de lourdes peines. Face à cela, les organisations ouvrières traditionnelles, notamment les syndicats, ont brillé par leur passivité et se sont refusées à engager toute mobilisation.
Ce sont donc les jeunes eux-mêmes qui ont dû répondre au climat raciste créé depuis la campagne des élections municipales en mars 1983. Ce sont eux qui ont su se faire entendre, en s'organisant et en se mobilisant pour la défense de leurs droits. C'est un mouvement en profondeur qu'ils ont mis en marche et qui a, avec insolence, bouleversé bien des idées reçues les concernant. Par leur action, ces jeunes ont su donner d'eux une autre image que celle d'une jeunesse marginalisée et délinquante. Ils ont bouleversé l'image traditionnelle d'une immigration muette et inorganisée, peu attachée à peser sur la situation politique. Ils ont organisé une des plus grosses manifestations populaires depuis la victoire électorale des partis de gauche du 10 mai 1981, en toute indépendance des organisations ouvrières traditionnelles. Ils ont traversé toute la France pour rencontrer Mitterrand et lui présenter leurs revendications, portées par un mouvement qui peut apparaître comme un exemple à de larges secteurs de la classe ouvrière.
Avec la « Marche contre le racisme et pour l'égalité des droits » et la création de leurs associations, c'est une riposte éclatante qu'ils ont su donner à la situation intolérable qu'ils subissent. Le soir même du 3 décembre commençait pourtant la « deuxième » marche, celle de la poursuite de la bataille engagée contre le racisme, pour l'acquisition des droits politiques et notamment le droit de vote. Elle a démarré dans toutes les villes de France, où de multiples initiatives sont prises : un concert de rock contre le racisme organisé par la coordination lycéenne antiraciste à Lyon, le premier Printemps de l'immigration organisé par le collectif des associations de jeunes de Lille, des manifestations contre la propagande raciste et fasciste dans toutes les villes où Le Pen tient des meetings pour les élections européennes du 17 juin prochain.
Les associations progressent par ailleurs dans leur coordination à l'échelle nationale, avec l'organisation des premièassises des jeunes de l'immigration.
l'expérience de tous les jeunes, d'envisa- sociations permettrait non seulement une ger de nouvelles campagnes et de nouvel meilleure information de tous, mais aussi les initiatives nationales dans les mois qui une riposte systématique et rapide à n'imqu'ils y sont nés, qu'ils y ont grandi, que pour eux le mythe du retour en Algérie ou au Maroc n'existe pas, parce qu'ils parlent davantage français qu'arabe. Ils vivent maintenant en France et veulent y être reconnus. Nés dans le béton des banlieues populaires, fils ou filles d'étrangers, ils ont leur propre identité culturelle, et c'est pour « revendiquer un espace sociale et un espace culturel » que Rasans l'assistance de qui que ce soit. Ils y parlent français, arabe ou kabyle. C'est la rencontre et l'addition de la culture du pays d'origine de leurs parents et de la culture qu'ils ont reçu ici depuis qu'ils y vivent. Ce qu'ils réclament, c'est tent. Des concerts de soutien sont régulièrement organisés. En plus d'un rôle culturel et d'information, Radio Beur est aussi un instrument de lutte. De cité en diquer. Ils ont notamment joué un rôle très important pour faire connaître la be » (arabe - rebeu - beur), souvent utilisée par les jeunes immigrés pour se désigner eux -
CONTRE LE RACISP
EGALITE
DES DROITS
Elles doivent permettre de discuter de
A L'ECOUTE DE RADIO BEUR (1)
Les jeunes issus de l'immigration veulent vivre ici et maintenant. Ici, parce dio Beur a été créée il y a un peu plus de deux ans dans la région parisienne.
« moins le droit à la différence qu'à l'interférence ».
cité, son équipe d'animateurs est là pour aider les jeunes à marche de décembre 1983 et organiser son accueil à Paris.
1. « Beur » est un terme tiré du « verlan » (« l'envers »), langage des jeunes des banfrançais ou immigrés.
Contre le racisme, le 3 décembre 1983 place de la Bastille, à Paris. (DR)
viennent. Un lien permanent entre les as-
Avec Radio Beur, les jeunes issus de l'immigration prennent enfin la parole,
Radio libre, sans subventions, Radio Beur vit du soutien de ceux qui l'écous'organiser et à reven-
C'est la contraction déformée et à l'envers du mot « araporte quelles agressions ou crimes racistes. La mise en place d'un pôle national de regroupement des associations serait donc la meilleure manière d'affirmer la force des jeunes contre le racisme et pour l'égalité des droits.
L'ACTIVITE DES JCR
Les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR, organisation de jeunesse en solidarité avec la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, section française de la IVe Internationale), se sont pleinement inscrites dans la mobilisation des jeunes issus de l'immigration. Dès le début de ce mouvement, les militants des JCR ont participé à son organisation, dans ses comités, ses associations à la base, faisant ainsi reconnaître leur organisation comme une composante à part entière, comme une organisation utile pour cette lutte. C'est ainsi que dans un certain nombre de villes, les militants des JCR ont pu nouer des contacts étroits avec les jeunes des cités de banlieue regroupant la population immigrée.
Avec leurs tracts, leurs brochures et leur journal Barricades, les JUR ont non seulement participé à l'élargissement de la mobilisation des jeunes immigrés, mais ont aussi proposé leurs propres réponses politiques, expliquant les responsabilités du gouvernement et des organisations ouvrières dans la montée du racisme, et intervenant partout pour associer la lutte contre le racisme à la bataille pour l'égalité des droits. Car il ne s'agit pas seulement de dénoncer le racisme et les dangers qu'il représente pour l'ensemble des jeunes et des travailleurs, encore faut-il concrétiser cette bataille par des revendications précises, comme le droit de vote pour les immigrés, la carte unique de 10 ans renouvelable automatiquement pour tous les immigrés, l'arrêt des expulsions, la régularisation de la situation de tous les immigrés sans papiers, le droit au travail, au logement et à la formation. La prise à leur compte de ces revendications par les jeunes et leurs associations a donc été un axe important de l'intervention des JCR dans cette mobilisation, qui avait comme point de départ la révolte des jeunes face aux agressions répétées.
Alors même que le racisme affecte de manière négative les rangs de la classe ouvrière, les militants des JCR se sont attachés à contrer systématiquement les arguments anti-immigrés développés notamment par l'extrême-droite. Il s'agit en effet de bien comprendre qu'il est déterminant, pour les luttes à venir, d'éduquer toute une génération de jeunes à la solidarité entre français et immigrés. Dans les lycées, les lycées d'enseignement professionnel (LEP), les facultés, le développement des comités unitaires antiracistes, qui ont été créés pour assurer la préparation de la marche de 1983, doit permettre, au-delà de cette initiative, d'organiser la lutte des jeunes contre le racisme. •
Lydia GAELLE, 1er juin 1984.