Nicky Kelly a été libéré de la prison de Portlaoise, dans le sud de l'Irlande, le 17 juillet 1984, après avoir purgé 4 années d'une peine de 12 ans d'emprisonnement. Militant du Parti socialiste républicain irlandais (IRSP), Kelly avait été condamné, avec d'autres militants de cette organisation, pour sa prétendue participation à l'attaque d'un train postal en 1976. Cette condamnation, devant un tribunal spécial sans jurés constitué en 1972 pour juger des militants anti-impérialistes, avait été largement dénoncée par des organisations humanitaires et démocratiques en Irlande et au niveau international, et notamment par Amnesty International. Toute l'accusation reposait sur des aveux de Kelly qui lui avaient été extorqués par les brutalités de la police. Kelly avait mené une grève de la faim de 38 jours en 1983, et une large campagne s'était développée pour exiger sa libération (voir Inprecor numéro 147 du 11 avril 1983).
Malgré la déclaration de Michael Noonan, ministre de la Justice du gouvernement de Dublin, selon laquelle Kelly avait été libéré « pour des raisons humanitaires », il est clair que c'est l'ampleur de la campagne de solidarité qui a permis sa libération. Celle-ci représente une victoire pour le mouvement anti-impérialiste et démocratique.
Dans un message envoyé à Kelly à l'occasion de sa libération, le bureau du Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale a salué cette victoire et s'est engagé au soutien, par ses militants en Irlande et ailleurs, de la campagne qui va se poursuivre pour que le jugement ayant condamné Kelly soit définitivement cassé. •