Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

JAPON

Après le XIIe Congrès de la LCR

Inprecor n° 190, 18 février 1985 · p. 26-27, 27 · 892 mots

Japon et Corée France Syndicalisme

Après le Xlle Congrès de la LCR Confrontée à la menace des attaques physiques de la part de l'organisation d'extrême-gauche dégénérée Chukaku (cf. Inprecor numéro 169 du 19 mars 1984), la Ligue communiste révolutionnaire, section japonaise de la IVe Internationale, a tenu son 12e congrès en septembre 1984. Y ont participé plus de 40 délégués des organisations de base, des membres du comité central sortant et de la commission de contrôle et des représentants de la Ligue des jeunes communistes (organisation de jeunesse de la LCR).

Le congrès a eu lieu au moment où le mouvement ouvrier japonais se trouve à un tournant historique de son évolution. En 1983-1984, les directions réformistes de gauche qui ont dominé le mouvement ouvrier dans les années 1950 et 1960, reкаринки présentées par la confédération syndicale Sohyo et le Parti socialiste (formation social-démocrate de gauche), se sont finalement trouvées dans une impasse. Dans le mouvement syndical, un courant ouvertement pro-impérialiste et pro-capitaliste implanté dans les grandes usines et entreprises du secteur privé a pris clairement le dessus, obligeant la fraction parlementaire du PS à faire un tournant à droite majeur vers une politique pro-impérialiste de coalition. La situation des courants et groupes indépendants de gauche dans le mouvement syndical est devenue très difficile.

Ce changement dans la situation du mouvement ouvrier a obligé la section japonaise à faire une réévaluation de la nature et des aspects spécifiques du mouvement ouvrier japonais des années 1950 et 1960. Cette discussion s'est développée au comité central et dans toute la section en 1983-1984. Par nécessité, elle était accompagnée d'un bilan des orientations et des interventions de la section au cours des années 1970 et du début des années 1980. Le congrès national a été le point culminant de ces discussions. En plus, au cours de la période de discussion qui a précédé le congrès, le comité central a introduit une discussion sur la situation internationale et sur les problèmes actuels de la révolution mondiale. Le congrès a résolution sur la situation comme une crise à long terme, historique

La résolution a aussi caractérisé la situation présente dans les Etats ouvriers d'impasse historique dans le développement de l'Union soviétique d'après-guerre et y compris dans le domaine des rapports sino-soviétiques. Elle démontre qu'à l'échelle mondiale, les crises de l'impérialisme et des Etats ouvriers sont de plus plus combinées.

En même temps, malgré l'avancée de la révolution centro-américaine et la nouvelle montée des luttes ouvrières et paysannes en Amérique latine, les structures des mouvements ouvriers de masse dans les pays impérialistes, et la révolution coloniale, sont aussi dans une impasse historique. Elles sont aussi entrées toutes deux dans une phase qualitativement nouvelle d'un processus de décomposition et de recomposition.

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Le bilan de l'activité de la LCR a nationale dans les années 1930 comporté deux parties. La première a consisté en un bilan de l'évolution des Etats ouvriers, des mouvements ouvriers de masse dans les pays impérialistes et de la révolution coloniale depuis la Deuxième Guerre mondiale. La deuxième partie tions du mouvement ouvrier de masse et de nos orientations politiques au cours des années 1970 et au début des années 1980. Le rapport concluait que la section japonaise avait été profondément et de façon conséquente spontanéiste dans son appréciation de la situation dans la classe ouvrière et dans ses orientations pendant cette période, et qu'elle n'avait pas réussi, depuis la fin des années 1960 et au cours des années 1970, à se construire comme organisation communiste prolétarienne véritablement indépendante, malgré le fait qu'à partir du milieu des années 1970 la grande majorité de ses militants se trouvait dans les syndicats.

Face à l'impasse de la structure réformiste de gauche du mouvement ouvrier japonais de l'après-guerre et au tournant à droite généralisé de tout l'appareil réformiste ensuite, le congrès s'est concentré sur les tâches de construction de la section japonaise de la IVe Internationale dans la nouvelle situation. Un élément central de ces taches consistera en un retour aux quatre premiers congrès de l'Internationale communiste, y compris dans le domaine syndical, et aux principes et leçons tirés de la lutte pour la IVe Inter-

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Dans un avenir proche, la section devra lutter à contre-courant. Il lui faut aussi opérer une recomposition politique et organisationnelle. La résolution d'organisation décrivait la section japonaise telle qu'elle avait été construite au cours des années 1970, comme « une organisation politique trotskyste fortement orientée vers les mouvements de masse ». Elle fixait la tâche d'aujourd'hui comme étant celle de « construire la section comme noyau communiste et de l'enraciner dans les fondamentale est celle de la lutte pour construire un courant révolutionnaire et anti-impérialiste ouvrier, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur des structures syndi-

A côté des tâches organisationnelles, le congrès a fixé des objectifs politiques immédiats par rapport à la lutte de résistance contre la recomposition généralisée à droite du mouvement syndical, la lutte contre le nouvel aéroport international de Tokyo, et des campagnes contre le militarisme japonais et en solidarité avec les luttes en Corée, aux Philippines et en Amérique centrale. Le congrès a aussi fixé des tâches spécifiques pour combattre la campagne terroriste des Chukaku contre la section japonaise et contre la majorité de la Ligue des paysans opposée à l'aéroport de Narita. Enfin, le congrès a adopté à une large majorité les résolutions soumises par la direction sortante et nouveau comité central.

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