Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOSSIER TCHECOSLOVAQUIE

Lettre des quatre historiens en réponse au document « Le droit à l'histoire »

· Inprecor n° 190, 18 février 1985 · p. 5, 5 · 330 mots

Le document de la Charte 77 numéro 11/84 intitulé « Le droit à l'histoire », envoyé au Président de l'Académie des Sciences (CSAV), est une critique de l'état consternant de l'historiographie tchèque actuelle. Nous sommes d'accord avec le fait que cet état exige une analyse critique sérieuse.

Cependant, il nous faut apporter quelques réserves concrètes au contenu du document :

1) Tout le texte contient une série d'incursions non qualifiées dans l'histoire tchèque. Un seul exemple : on y affirme que Masaryk voyait le sens de l'histoire tcheque dans l'humanisme et Pekar dans la religion ; il s'agit-là d'une invention de l'auteur (2).

2) Nous ne sommes pas d'accord avec la condamnation sans appel des historiens officiels. (...) Est-ce que l'auteur du texte a conscience qu'il s'est octroyé le droit de donner une note de probité à des centaide chercheurs scientifiques? Est-ce que cela fait partie des buts de la Charte ?

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LETTRE DES QUATRE HISTORIENS EN RÉPONSE AU DOCUMENT « LE DROIT A L'HISTOIRE »

3) L'histoire du moyen-âge a été et reste négligée, mais même dans ce domaine, l'historiographie officielle est parvenue à des résultats dignes d'intérêt. (...) Il est également faux de dire que personne ne fait de recherches sur la problématique tchèque en liaison avec d'autres instituts d'Europe centrale. (...) 6) Dans le document, à propos de la caractérisation du processus historique, le point de vue d'un seul courant est exprimé, le courant de ceux qui affirment le rôle dominant de la culture chrétienne. C'est une atteinte au principe de la Charte 77, qui se fonde sur le respect mutuel personnes d'opinions philosophiques différentes, principe qui avait été jusqu'à présent respecté. (...) Nous faisons simplement remarquer que notre point de vue ne se réfère qu'à ce document et qu'il ne constitue donc pas un point de vue général sur la situation de l'historiographie tchèque. Milos Hajek, Hana Mejorova, Jaroslav Opal, Milan Otahal, publié dans Infoch, septembre 1984. « LA RESPONSABILITE DE L'HISTORIEN A L'ÉGARD DE L'HISTOIRE

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