Succès du camp international très loin la plus féminine puisqu'elle était toutes celles qui, de par le monde, mènent
Les participants au camp réservent un accueil enthousiaste aux invités internationaux. (DR)
EUROPE
Les organisations de jeunesse liées à la IVème Internationale ont tenu pour la deuxième année consécutive leur initiative d'été : le camp international de jeunes. Près de 800 personnes en provenance de 23 pays différents sont passées pour discuter et se détendre, à la fin du mois de juillet, dans le Sud de la France.
C'est déjà une grosse réussite organisationnelle que de parvenir à assurer l'intendance d'une telle rencontre pendant plus d'une semaine. Mais c'est surtout un succès parce qu'avec 200 personnes de plus que l'année dernière, les objectifs ont été dépassés. Plus de monde donc, mais aussi plus jeune que l'an passé. La moyenne d'âge des participants s'est située entre 20 ans et 20 ans et demi. Les organisations de jeunesse en solidarité politique avec la IVème Internationale auraient donc tendance à se rajeunir, suivant en cela l'exemple de la délégation belge, Jeune garde socialiste (JGS), de loin la plus jeune avec une moyenne d'âge de 19 ans sur un total de 80 personnes.
Seul 36 % des participants au camp étaient membres des organisations adultes de la IVème Internationale. Autrement dit, plus de 500 jeunes se sont déplacés de tous les coins de l'Europe pour mieux connaître ou rencontrer la IVème Internationale. Ce n'est pas le moindre des sujets de satisfaction pour les organisations de jeunesse qui démontrent ainsi leur réalité et leur vitalité.
La délégation hollandaise a été de de la jeunesse composée de 56 % de femmes, alors que celles-ci ne représentaient que 35 % de la population du camp. Le rajeunissement des organisations de jeunesse n'est donc pas synonyme de leur féminisation. Un gros travail reste à fournir en ce domaine.
Mais organiser un camp de la jeunesse, ce n'est pas simplement y faire venir des centaines de jeunes. Il s'agit avant tout au travers de cette initiative d'avancer dans la construction des organisations de jeunesse, de faire progresser l'idée de la nécessité de la révolution. Et dans ce domaine aussi, il y a matière à parler de succès. Car quelle autre exemple existe-t-il d'un rassemblement international de la jeunesse, véritable lieu de discussion et de détente pour les jeunes et où ils peuvent se sentir chez eux ? L'enthousiasme de tous les participants au moment de leur départ éclaire bien la route qu'il faudra suivre pour renforcer les organisations de jeunesse, éviter d'en faire des organisations qui se contentent d'imiter leurs aînées, mais des organisations qui intè grent, dans leur pratique militante de tous les jours, les préoccupations des jeunes - de la musique à l'antiracisme - pour se battre pour un monde nouveau. Ce deuxième camp international des jeunes est un pas de plus dans cette voie.
Mais cette voie ne réside pas dans l'affirmation sectaire des organisations de jeunesse liées à la IVème Internationale. Il faut souligner la volonté d'associer à leur discussions, leurs débats, tous ceux et le combat contre l'impérialisme et la bureaucratie stalinienne. C'est ainsi qu'une dizaine de camarades de Lutte Ouvrière faisaient partie de la délégation française. Des camarades qui participent au combat antiraciste en France, dans diverses associations, comme la Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés (FASTI), ont aussi participé aux discussions sur ce thème.
Mais plus encore, il faut saluer au travers de la dimension internationaliste de cette rencontre la présence dans les commissions de discussion et au meeting final, d'un représentant du Sinn Fein d'Irlande du Nord, d'un représentant du FMLN-FDR salvadorien et d'une délégation de militants du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de Nouvelle-Calédonie. L'enthousiasme qu'ils ont soulevé dans l'assistance lors de leurs prises de parole est la preuve qu'ils peuvent compter sur les jeunes révolutionnaires de la IVème Internationale pour soutenir leurs luttes dans tous les pays du monde. Le camp international des jeunes fut bien la rencontre de jeunes révolutionnaires du monde entier, du Mexique, des Etats-Unis, du Canada, de Nouvelle-Zélande, du Japon, de toute l'Europe, pour faire avancer la révolution, à l'écart de tout protocole étriqué, de toute bureaucratie et loin de tout paternalisme. C'est bien cela qu'attend aujourd'hui la jeunesse.
Serge EMERY.