June manifestation anti-apartheid L'Alliance démocratique sénégalaise (ADS), coordination d'une bonne partie des organisations de l'opposition sénégalaise et à laquelle participent nos camarades de l'Organisation socialiste des travailleurs (OST), section sénégalaise de la IVème Internationale, avait projeté d'or ganiser le 22 août dernier une « marche de l'Afrique » en solidarité avec les noirs sud-africains victimes de l'apartheid. Il n'en fallut pas plus pour que le gouvernement sénégalais du président Abdou Diouf, successeur du chantre de la « négritude » Senghor, décide d'interdire cette manifestation. Cette interdiction, notifiée la veille même de la date prévue pour ce ton dien cn ton bien qu rassemblement anti-apartheid, a même été effectuée en contradiction avec la législation datant de 1978 sur les activités
ETEL
le carcan juridique n'est pas suffisant pour enrayer l'action des partis politiques d'opposition, le régime n'hésite pas à bafouer lui-même cette législation réactionnaire.
Après l'interdiction de leur manifestation, les dirigeants de l'ADS décidèrent d'organiser une conférence presse. C'est à cette occasion que la police procéda à l'interpellation de plusieurs personnes, dont le secrétaire général de
Ce fut le lendemain, au tour d'autres dirigeants de l'ADS d'être arrêtés, parmi lesquels Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais, député et ancien candidat à l'élection présidentielle. Des convocations policières étaient ensuite adressées à d'autres militants, dont un responsable de l'OST. Quelques jours plus tard, toutes les personnes arrêtées étaient traduites en justice. Le gouvernement n'a cependant
Get l'ADS, qui collectif d'avocats pour la défense de ses appellant à un rassemblement pacifique devant le Palais de justice de Dakar. Cette pression réussit à éviter toute condamnation des personnes inculpées, qui furent finalement relaxées. Mais une menace d'interdiction de l'ADS pèse toujours sur cette organisation. Cette politique systèmatique d'intimidation de l'opposition et à travers elle des masses populaires sénégalaises dès qu'une activité quelconque et sur n'importe quel thème est organisée, illustre bien la nature du régime dirigé par un parti socialiste membre de l'Internationale socialiste, que l'on présente souvent dans les milieux de la social-démocratie comme un modèle de démocratie africaine.
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A INPRECOR
ERRATA Dans l'article de Bohdan Krawchenko, « La classe ouvrière soviétique aujour d'hui », paru dans Inprecor numéro 202 du 9 septembre 1985, deux passages ont été rendus incompréhensibles par des erreurs techniques. A la page 17, troi sième colonne, au milieu du premier paragraphe, il fallait lire : « Pour qu'une plainte de travailleur soit prise en compte par les responsables du syndicat, il faut qu'elle s'exprime sous la forme du non-respect des droits d'un travailleur individuel, jamais ceux des travailleurs comme groupe social. Mais cette même fonction de défense et de représentation est limitée par le fait que...»
Ensuite à la page 20, deuxième colonne, au milieu du premier paragraphe, il fallait lire : « Des expériences partielles d'intensification de la productivité ont été tentées qui ont impliqué des licenciements et des redéploiements mais rien n'a été fait pour contrevenir... »
Nous nous excusons auprès de nos lecteurs. •