NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE
En passant des menaces aux actes le (CS), et un représentant du groupe mar-
BOLIVIE
Halte à la répression antisyndicale contre la répression anti-ouvrière en Bolivie émanant du bureau du Secrétariat unifié (SU) de la IVème Internationale. Depuis que cet appel à la solidarité a été rédigé, la grève lancée par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) se poursuit dans la région minière. La grève de la faim, à laquelle participent des milliers de personnes se poursuit aussi à ce jour.
part, le gouvernement de Paz Estenssoro a réaffirmé sa volonté d'imposer les mesures d'austérité adoptées fin août et accentue les dispositions répressives. Une épreuve de force majeure est donc engagée.
camarades du Parti révolutionnaire-unifié bolivienne de la IVème Internationale, grèves dans les usines et dans les mines qu'à la grève de la faim. Selon les dernières informations que nous avons reçues, sept camarades du POR-U ont été arrêtés. Parmi eux, il y avait le camarade Eulogio Sanchez, qui est membre de la direction de la COB et qui a été déporté avec les autres dirigeants de la centrale syndicale, et les camarades Jaime Zambrana et Freddy Antibreros, dirigeants de la Centrale ouvrière départementale la ville de Oruro, qui a depuis été libéré.
La solidarité internationale pour réclamer la libération de tous les dirigeants de la COB arrêtés ou déportés est une tâche urgente dans ce sontexte d'affrontement décisif entre le régime et le mouvement ouvrier et populaire
Le 29 août 1985, le gouvernement de Victor Paz Estenssoro, issu d'élections frauduleuses, a adopté une série de mesures visant à réduire durement le niveau de vie et les droits démocratiques des masses travailleuses. Alors que l'inflation a atteint le taux sans précédent au monde de 14 000% par an, les salaires ont bloqués pendant quatre mois, le prix du pétrole a été multiplié par dix, toutes les subventions aux produits alimentaires ont été supprimées, les cantines populaires vont être fermées, la monnaie nationale a été dévaluée de 95 %. En même temps, les travailleurs de la fonction publique sont menacés de licenciement en cas de grève et les syndicalistes qui organisent des grèves seront désormais emprisonnés pour six mois.
19 septembre dernier, le gouvernement a fait arrêter toute la direction de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), la déportant en exil intérieur dans la région du Pando où le dictateur Hugo Banzer avait organisé un camp de concentration. D'autres dirigeants, cadres et militants syndiégalement frappés : des trois milles militants environ sont actuel-
Malgré tout cela, la grève, proclamée par la COB contre les mesures du gouvernement, n'a pas cessé : quinze jours après son lancement, les mineurs et les ouvriers des usines n'avaient toujours pas repris leur travail. C'est pourquoi gouvernement d'autres mesures : il veut briser par tous les moyens la résistance ouvrière.
Il est absolument nécessaire que la solidarité internationale s'exprime et s'organise. Toutes les organisations syndicales et politiques doivent faire entendre leur protestation. En s'adressant à la Présidence de la république à La faz, elles doivent notamment exiger la libération de tous les militants emprisonnés, le retour des dirigeants de la COB à leurs lieux de résidence, la levée de l'Etat de siège et le rétablissement intégral des droits démocratiques.
Bureau du Secrétariat unifié de la IVème Internationale, le 23 septembre 1985.