structures qui lui sont liées, son aile armée « Umkhonto we Sizwe » (Le fer de lance de la Nation) et le Congrès sud-africain des syndicats (SACTU). Ces organisations se revendiquent de la Charte de la liberté, document adopté en 1955 par le Congrès du peuple, c'est-à-dire l'ANC et deux autres organisations représentant les « peuples » non Blancs, ainsi que par le syndicat qui leur était lié et une présente une autre sensibilité. On trouve une autre sensibilité constituée par cerments unitaires ou dans les initiatives de masse, que l'une ou plusieurs des quatre grandes forces que nous venons de citer organisent ou structurent, mais nous avons ainsi dégagé les forces qui pèsent aujourd'hui le plus lourd dans les débats
Forum national (NF), où se côtoient l'AZAPO et quelques groupes de gauche. •
Les courants de l'opposition à l'apartheid nière indépendante dans le mouvement de masse.
organisation de libéraux blancs. C'est ce qu'on appelle le courant « chartiste ».
lisation politique est aujourd'hui l'Organisation du peuple d'Azanie (AZAPO).
taines directions des principaux syndicats indépendants.
et le militantisme du mouvement de masse.
mocratique uni (UDF), où
Un certain nombre de grandes forces militantes agissent aujourd'hui de maLe Congrès national africain (ANC) intervient également au travers de deux Le second courant est celui de la Conscience noire, dont la principale cristalL'appareil des Eglises liées à l'Alliance mondiale des Eglises réformées reIl existe bien d'autres forces, que l'on rencontre d'ailleurs dans les regroupeEnfin, il existe deux grands regroupements unitaires de masse, le Front dé-
Use mêlent entre autres l'ANC et les Eglises, et le de Troie dans le mouvement démocratique (12).
Plus généralement se pose donc la question des relations avec les libéraux, dont la direction politique est effectivement assumée par les secteurs dominants
10. Conférence de Hammanskraad, 11 et 12 juin 1983. Publication du Forum national, Johannesburg, 1983.
11. The African Communist, numéro 97 du 2e trimestre 1984.
12. Ces deux organisations hianches sont définies comme suit par le livre The Struggle for South Africa, a Reference Guide to Movements, Organisations and Institutions, Zed Press, Londres, 1984 :
NUSAS : « Organisation étudiante antiapartheid ouverte à tous les étudiants, mais basée essentiellement parmi des étudiants blancs (dans leur majorité écrasante d'origine bourgeoise) dans les universités anglophones. (...) Le NUSAS constitue une des principales forces de gauche au sein des institutions libérales. »
Black Sash : « Organisation basée parmi des femmes blanches d'origine bourgeoise. (...) En 1981, elle a appuyé une résolution qui déclarait que les principes de la Charte de la liberté offraient "la seule alternative viable au système actuel exploiteur et répressif". »