Dure Miarte normat nate o tra leurs, Tote on de re de has ester ent EPUIS le ler août 1985, les travailleurs de l'entreprise péruvienne de métalà la solidarité internationale des travailleurs. Leur appel ne doit pas rester sans
PEROU réponse.
C'est l'année dernière que la banque de l'industrie et d'investissement, COFIDE, cédait à l'armée péruvienne l'une des unités de Moraveco, celle qui fabrique des armes et des moyens de transport militaires. La société nouvellement créée, l'Entreprise d'équipements et de transports militaires SA (Etramsa) entrait en fonction le 30 juillet dernier. Son premier acte fut d'obliger les 456 travailleurs de l'unité concernée à signer un nouveau contrat individuel de travail remettant en question les acquis garantis par les conventions et les accords collectifs.
Comme le souligne l'un des secrétaires du syndicat des travailleurs de la métallurgie, Wilfredo Sanchez, « avec le transfert de propriété de Moraveco, on essaye d'imposer aux travailleurs un régime de travail qui n'a rien à voir avec notre condition de civils ». C'est en fait la négation « des droits élémentaires que nous avons conquis durant les 23 ans d'existence de notre syndicat, et qui sont d'ailleurs garantis par l'actuelle Constitution bourgeoise de l'Etat ».
A cette attaque, les travailleurs de l'usine Moraveco, et leur syndicat qui est Manifestation de la CGTP le ler mai 1980. (DR)
LUCHA DE MAYO CINDS
Solidarité avec la lutte
affilié à la Fédération des travailleurs de l'industrie métallurgique du Pérou (FETIMP - CGTP), ont répliqué par la grève illimitée avec occupation de l'unité de production militarisée, et c'est l'armée-patron qui est intervenue pour déloger les grévistes, avec l'aide de la police.
Afin d'obliger les forces armées - et donc le nouveau gouvernement d'Alan Garcia - à négocier, les ouvriers ont alors décidé d'occuper une autre unité de l'entreprise qui, elle, appartient toujours à la COFIDE, et le 23 septembre dernier, ils ont entrepris une grève de la faim. Cette grève vient au mauvais moment pour le gouvernement d'Alan Garcia et pour l'image de marque libérale et populaire qu'il tente de donner par rapport à ses prédécesseurs.
Misant sur la lassitude et le découragement des travailleurs qui, bien évidemment, sont sans ressources, le président de la Chambre des députés, Luis Negreiros, a nommé une commission du Congrès dont l'objet véritable est de faire traîner les choses en longueur jusqu'à ce que les travailleurs de Moraveco cessent leur lutte. On peut mesurer l'efficacité de cette com-
MOVINE TOREL
SUPM
mission quand on sait que le responsable de l'Etramsa, le général Sinecio Jarama Davila, ne s'est même pas donné la peine d'y participer. Par contre, ce qui est bien réel, c'est l'assaut donné par l'armée et la police à l'usine occupée de la COFIDE, le 26 septembre dernier, a grand renfort de grenades lacrymogènes, alors même que les ouvriers protestaient contre l'inefficacité de cette commission en bloquant les rues de Lima.
Les ouvriers de Moraveco maintiennent leur mobilisation, car ils n'entendent pas céder sur des revendications aussi fondamentales. Ils ont d'ailleurs réaffirmé, le 30 septembre, leur volonté de poursuivre leur grève de la faim jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction.
Dans l'appel à la solidarité qu'ils lancent aux syndicalistes et aux militants ouvriers du monde entier, ils affirment: « Nous sommes conscients que l'agression que nous fait subir la bourgeoisie est politique, et c'est avec cette même arme que nous lui répondrons jusqu'à la victoire de notre lutte. Mais notre grève avec occupation a besoin de l'appui international des travailleurs de la métallurgie, de l'automobile, etc., de telle sorte que nous puissions continuer ce combat tout en forgeant une plus grande conscience de classe parmi les travailleurs de notre pays, qui nous conduira un jour pas très lointain vers la révolution socialiste dans notre pays. »
Les télégrammes exigeant le respect des droits syndicaux et des accords collectifs des travailleurs de l'usine Moraveco doivent être envoyés à : Alan Garcia, Pré sident de la République, Palais du Gouvernement, Lima, ainsi qu'au Ministère du Travail, Lima, Pérou. Toute contribution financière aux grévistes doit être adressée à : Enrique Heriz, Avenida Alfonso Ugarte 1228, 308 Lima 5 Pérou.
le 12 octobre 1985. C VEL