Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

TCHECOSLOVAQUIE

Le procès Machacek-Lastuvka

Inprecor n° 21, 3 février 1978 · p. 8 · 260 mots

— Le procès Machacek-Lastuvka = La Charte 77 voudrait attirer l'attention de Amnesty International et de l'opinion publique internationale sur cette affaire malheureusement éclipsée par le procès récent de Prague. Les condamnations prononcées contre Machacek et Lastuvka sont plus lourdes que celles subies par Havel, Lederer et Pavlicek, mais parce que les deux accusés d'Usti-nad-Labem sont plus obscurs, leur affaire a eu peu de publicité. Pourtant, leur procès a une grande importance politique et établit un précédent dangereux pour les procès politiques similaires de simples sympathisants de la Charte. Le procureur, le Dr. Hermanova, a allégué que les accusés avaient fait acte de subversion en faisant circuler des exemplaires de la Déclaration d'origine sur la Charte Tl, et en prêtant des livres et des magazines en langue tchèque publiés à l'Ouest, à d'autres personnes. L'accusation a fait particulièrement mention des romans publiés par l'écrivain tchèque Joseph Skvorecky qui vit maintenant à Toronto au Canada, dans sa maison d'édition Editeurs 68, des livres publiés par Index, une maison d'édition tchèque à Cologne en RFA, ainsi que de deux magazines, Listy, un bimensuel de l'opposition socialiste tchécoslovaque et Informacni Materialy, publié à Berlin-Ouest par des socialistes révolutionnaires tchécoslovaques. Le bâtiment qui abrite le Tribunal régional à Usti-nadLabem, était gardé par 200 policiers armés et au moins 50 policiers en civil. Tout le quartier était entouré de fils de fer barbelés attachés à des piquets plantés au sol et entouré de voitures blindées. L'atmosphère, au tribunal, a été décrite comme touchant au fascisme. Le juge-président a constamment insulté les accusés et les témoins...

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