Réunion des directions des sections de la IV Internationale Une rencontre des Bureaux politiques des sections européennes de la IVe Internationale s'est tenue au mois de novembre 1985 avec la participation des reGrande-Bretagne, du Portugal, de l'Etat espagnol, de l'Allemagne de l'Ouest, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxemdu Danemark, de la Suède, de l'Autriche, de la Suisse et de l'Italie. A l'ordre du jour de la réunion figurait l'analyse de la crise économique, de ses effets sociaux et politiques au sein de la classe ouvrière européenne et des conséquences qui en découlent pour la construction des organisations révolutionnaires.
Le premier rapport fait par le camarade Ernest Mandel, dont nous reproduisons dans ce même numéro une version rédigée, a porté sur l'ampleur de la dé pression économique, ses conséquences sur les différentes branches de duction, la situation de l'emploi suivant les secteurs d'activité et son évolution comparée dans l'industrie manufacturière et les services, la structure des qualifications et l'évolution du niveau de vie du
Le rapporteur a également précisé l'impact des nouvelles technologies sur les grandes concentrations industrielles l'organisation du travail, ses répercussions sur le degré d'organisation syndicale, cela en rapport avec le projet capitaliste de « société duale » qui vise, par l'utilisation d'un chômage structurel à long terme et l'extension massive du travail précaire ainsi que du travail à temps partiel (notamment chez les femmes), à imposer une division durable de la classe ouvrière et à provoquer une démoralisation durable de larges couches de la jeunesse.
Ce rapport devait conclure sur une analyse du potentiel de riposte de la classe ouvrière, de son caractère défensif et fragmenté bien que des différences existent sur ce plan entre les pays d'Europe. Dans ce contexte, la recomposition du mouvement ouvrier apparait comme un processus de longue haleine au cours duquel les organisations révolutionnaires doivent être capables de présenter un programme de lutte contre l'austérité et contre la crise accompagné d'une propagande socialiste d'ensemble et d'une contre-offensive idéologique générale afin de contrecarrer l'offensive néolibérale qui sous-tend les attaques du patronat et de la complétée par deux rapports spécifiques. L'un sur la crise et la restructuration dans l'industrie automobile, les réponses du mouvement syndical à cette situation et l'attitude des marxistes révolutionnaires, rapport qui a été publié dans Inprecor numéro 210 du 6 janvier 1986. L'autre rapport portait sur la question de la flexibilité de l'emploi, du travail précaire et de ses conséquences sur les négociations et les contrats collectifs, définissant notre orientation face à ces problèmes.
partie de cette réunion a été consacrée aux problèmes de cons truction des organisations.
belge et danois ont mis en lumière les problèmes auxquels les sections de la IVe Internationale sont confrontées et que l'on peut résumer par les interrogations suivantes : quelle réponse face à la crise, quelle perspective politique pour le mouvement ouvrier, quelle politique de front unique doit-on mettre en avant et quelle politique unitaire doit-on impulser compte tenu des rythmes de la recomposition du mouvement ouvrier?
Par ailleurs, des commissions de trase sont tenues. Une commission « femmes » s'est réunie à deux reprises pour discuter des attaques spécifiques dont les femmes sont victimes et de la riposte à organiser, ainsi que des problèmes posés par le développement du travail à temps partiel. Cette commission a également débattu de la situation des femmes dans les organisations de la IVe Inter-
Une commission « jeunes » a discuté des problèmes particuliers des organisations de jeunesse et de la préparation du Camp de la jeunesse de l'été 1986. Enfin, une commission sur l'Afrique du Sud et les problèmes de la solidarité a également
La discussion sur l'ensemble de ces thèmes devrait se poursuivre lors du prochain Comité exécutif international (CEI) de la IVe Internationale.