AUSTRALIE L unité (SU) de la IVe Internationate adoptait une déclara ORS de sa réunion de décembre 1985, le Secrétariat tion relative à la décision de la direction du Parti socialisLe Comité national du Parti socialiste des travailleurs (SWP) d'Australie a annoncé publiquement sa décision de désaffilier son organisation de la IVe Internationale, décision qui s'inscrit dans d'abandon progressif de certaines des conceptions et perspectives congrès mondial de la IVe Internationale,
Les explications publiques données par la direction du SWP (1) pour justifier organisationnelle avec la IVe Internationale inclurent :
— sa prétention que la IVe Internasouffre d'« une surestimation de l'importance de la révolution politique contre les castes au pouvoir dans les Etats ouvriers bureaucratisés » (2) ;
- son rejet de la théorie et la pratique de la révolution permanente et son assertion que l'épreuve de révolutions réelles a montré à maintes reprises à quel point cette théorie est erronée ;
- l'argument que la IVe Internationale représenterait « un obstacle à la pleine participation au processus de construction de nouveaux partis révolutionnaires et d'un nouveau mouvement révolutionnaire international de masse » (3) ; (4). ternationale aurait été incapable de saisir « l'axe anti-impérialiste » qui, selon elle, constituerait l'élément unificateur de la révolution mondiale. Cette notion implique en fait que la révolution mondiale se caractérise surtout par les luttes anti-impérialistes menées dans les pays dominés. L'idée sous-jacente est que le rapport de forces et, en dernière analyse, le sort de la révolution à l'échelle mondiale seront décidés fondamentalement dans ces luttes de libération et que le prolétariat des pays industrialisés ne sera qu'une force d'appoint.
de la IV Internationale
ci-après. Déclaration du Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale de décembre 1985 A l'encontre d'une telle conception, le dernier congrès mondial insistait au contraire sur les relations étroites entre, d'une part, la dynamique socialiste de la révolution dans les pays dominés, d'autre part, les tâches socialistes du prolétariat dans les pays impérialistes et enfin celles de la révolution politique contre les bureaucraties en Union soviétique, en Chine
2. Dans le cadre de leur nouvelle de la révolution mondiale - dont l'axe serait réductible aux luttes anti-impérialistes — les dirigeants du SWP estompent la perspective de la révolution politique anti-bureaucratique et la signification révolutionnaire des luttes menées par la classe ouvrière dans les Etats ou-
La direction du SWP explique que la lutte anti-bureaucratique doit être subordonnée à « l'axe anti-impérialiste ». Les dirigeants du SWP remplacent la conception marxiste révolutionnaire des trois secteurs de la révolution mondiale par une conception « campiste », selon laquelle l'antagonisme fondamental sur le plan mondial n'est pas celui entre les classes sociales mais celui opposant les Etats ou blocs d'Etats.
Amené à sa conclusion logique, cela voudrait dire que, dans l'intérêt de la lutte contre l'impérialisme, il faudrait renoncer à la lutte contre les castes bureaucratiques au pouvoir. Or, celles-ci représentent un obstacle majeur, y compris pour que le mouvement ouvrier puisse aider le prolétariat des pays dominés à mener une lutte conséquente contre l'impérialisme, et pour que les travailleurs des pays industrialisés puissent s'attaquer à la domination du capital dans leurs propres pays.
3. C'est pourquoi, la lutte pour renverser la bureaucratie est partie intégrante de la révolution mondiale. Soucieux de se détourner d'un soi-disant « sectarisme » de la IVe Internationale, la direction du SWP est en train, pour sa part de fabriquer une théorie du « non-sectarisme » dont la logique est d'estomper les luttes menées par un tiers de la classe ouvrière mondiale !
te des travailleurs (SWP) d'Australie de se désaffilier de la IVe Internationale. C'est cette déclaration que nous publions
En fait, la position actuelle du SWP reflète plus généralement une attitude opportuniste vis-à-vis de la bureaucratie. Cela se concrétise par des analyses apologétiques des sociétés bureaucratisées que le SWP persiste à appeler « Etats socialistes ». Pour les dirigeants du SWP, « il n'y a pas de crise économique en Union soviétique » (5) malgré les preuves fournies par la direction du Kremlin elle-même dans ses appels aux réformes du système économique. Les membres du SWP qui étaient délégués au récent festival de la Jeunessse à Moscou en ont fait un récit enthousiaste et tout-à-fait a-critique évoquant « les occasions de rencontres et de discussions seulement limitées par le manque de temps » et parlant du « tout Moscou qui semblait n'avoir qu'un seul désir (...) celui de participer au festival ». Pas un seul mot critique sur leurs hôtes, un appareil bureaucratique qui, sous Staline, liquidait des millions de militants ouvriers d'avant-garde et qui continue à supprimer toute organisation et discussion indépendante aujourd'hui. L'adaptation du SWP est allée jusqu'à manquer de se dissocier d'un crime stalinien comme l'assassinat des trotskystes vietnamiens en 1945, fournissant au contraire une justification de ces actions en prétendant que « les trotskystes et leurs alliés nationalistes avaient largement contribué à créer une situation où la révolution a failli être écrasée. Il devenait donc impératif de limiter les dégâts, si besoin était par la répression physique » (6).
4. L'évolution du SWP s'est exprimée surtout par le rejet de sa direction de nos conceptions de la démocratie socialiste, réaffirmées et précisées au dernier congrès mondial par une résolution spécifique.
1. The Socialist Workers Party and the Fourth International, par Jim Percy et Doug Lorimer, Sydney, 1985.
2. Ibid. p.18. 3. Ibid. p.54. 4. Ibid. p.55. 5. Article de David Holmes dans Direct Action (hebdomadaire du SWP australien), 31 juillet 1985.
6. The Vietnamese Revolution and its Leadership, Allan Myers, Sydney, 1984, p.48.
Ces conceptions - étroitement liées à notre perspective stratégique de révolution politique - constituent un trait essentiel de l'identité de notre mouvement.
Nos positions sur la démocratie socialiste viennent de l'exprérience des mouvements de masse dans les Etats ouvriers bureaucratisés auxquels ont participé des centaines de milliers, voire des millions de travailleurs depuis la révolte de Berlin-Est en 1953 jusqu'à la montée de la révolution polonaise en 1980-1981, avançant des idées, des perspectives et des revendications qui enrichissent et confirment l'orientation développée depuis l'émergence de l'Opposition de Gauche à la fin des années 1920. Ils oublient que ces mouvements s'affrontaient, en dernière analyse, aux régimes bureaucratiques en tant que tels, allant au-delà d'une optique purement réformiste. La logique des positions du SWP revient par contre à se placer désormais dans une telle optique. C'est sur ce terrain avant tout qu'il aboutit à une rupture avec le marxisme révolutionnaire.
5. La révolution dans les pays dominés est désormais présentée par le SWP comme une révolution par étapes qui impliquerait une séparation qualitative entre la révolution démocratique et la révolution socialiste.
Une telle conception ne peut se fonder sur l'histoire d'aucune des révolutions victorieuses, à commencer par les révolutions cubaine, nicaraguayenne ou vietnamienne. Toutes ces révolutions viennent confirmer l'idée fondamentale de la révolution permanente — à savoir que les tâches démocratiques et nationales de la révolution ne peuvent être résolues que par la prise du pouvoir des travailleurs. Les dirigeants sandinistes ont expliqué qu'ils avaient réalisé des alliances tactiques avec des forces bourgeoises, sans renoncer toutefois à diriger eux-mêmes la révolution. Par ailleurs à Cuba, dès l'instauration de l'Etat ouvrier, la transcroissance à la phase socialiste de la révolution s'est opérée à un rythme relativement rapide. Pendant plus de trente années, le Parti communiste vietnamien a mené une lutte héroïque dont le résultat a été dans un premier temps la formation d'un Etat ouvrier au Vietnam du Nord, puis son extension au Sud après la victoire de 1975. C'est cela que nous appelons le processus de la révolution permanente. Che Guevara s'exprimait dans le même sens en affirmant que la perspective en Amérique latine était : « soit la révolution socialiste, soit une caricature de révolution ».
Il est vrai que, dans toute une série de pays dominés, les directions majoritaires se sont inspirées du schéma de la révolution par étapes et qu'elles ont misé sur une alliance stratégique avec la bourgeoisie ou des secteurs importants de celle-ci. Les conséquences pratiques telles conceptions et orientations sont tragiquement claires. Les masses ouvrières et paysannes ont subi des défaites écrasantes, voire historiques. Toujours polémiquant, les dirigeants du SWP
La prise de Managua par les sandinistes, en juildemandent pourquoi les masses vietnamiennes furent victorieuses alors que les indonésiennes Avec raison, ils soulignent l'importance décisive des différences de stratégies entre les deux Partis communistes mais ils oublient de souligner que si l'impérialisme
Vietnam sa plus grande défaite politique et militaire, c'est précisément parce que le PCV a été jusqu'au lutte, c'est-à-dire jusqu'à l'établissement d'un Etat ouvrier et qu'au
Run million de indonésiens ont été massacrés c'est précisément à cause de la vision étapiste de la révolution défendue par le Parti communiste indonésien.
L'essentiel est - et reste - que le prolétariat et son avant-garde doivent, dès le début, chercher à diriger le processus révolutionnaire, et que seule la dictature du prolétariat peut mener à bien l'accomplissement des tâches démocrati-
6. Les dirigeants du SWP prétendent maintenant que la majorité de l'Internationale aurait procédé, elle aussi, à une révision - fut-elle timorée - de la théorie de la révolution permanente, sans pour autant en conclure, comme le SWP, que la théorie de Trotsky était effectivement gauchiste, sectaire, et fausse. Le texte adopté au dernier congrès mondial à propos du débat sur la révolution permanente dit notamment : « Les différences entre Lénine et Trotsky avant 1917 peuvent être discutées à loisir. C'est une question théorique et historique sur laquelle bien des points de vue se sont déjà exprimés et continueront à s'exprimer dans la IVe Internationale. Mais la thèse du sixième point de l'Opposition de Gauche est une ligne de partage des eaux dans la révolution coloniale. cohérente du premier au dernier mot, dans la mesure où il ne peut y avoir de « transcroissance pacifique » de la dictature démocratique à la mode stalinienne (comme régime séparé et distinct de la dictature du prolétariat) en dictature socialiste ; pas plus qu'il ne peut y avoir d'édification socialiste sans conquête révolutionnaire du pouvoir. En revanche, il peut et il doit y avoir transcroissance des tâches démocratiques et nationales de la révolution en tâches socialistes, dans le cadre de la dictature du prolétariat.
Sur ce point essentiel, les révolutions cubaine, vietnamienne et nicaraguayenne et a contrario !? désastre d'Indonésie ou la normalisation bourgeoise en cours en Iran, confirment l'actualité des thèses sur la révolution permanente: « Pour les pays à développement bougeois retardataire, et en particulier pour pays coloniaux et semi-coloniaux, la théorie de la révolution permanente signifie que la solution véritable et comde libération nationale ne peut être que la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée, avant tout de ses masses paysannes. S'il est vrai que quiconque fait la révolution à moitié creuse son propre tombeau, quiconque prétend. à l'époque de l'impérialisme pourrissant, arrêter la révolution à son « étape » démocratique bourgeoise, la livre à ses fosso yeurs. Le cours de la révolution nicaraguayenne depuis le renversement de So moza vérifie à son tour cette loi de la transcroissance de la révolution démocratique en révolution socialiste, à la conservation et à la consolidation des conquêtes démocratiques elles-mêmes »
En vérité, ce sont les dirigeants du SWP eux-mêmes qui, pendant des années, ont défendu au sein de l'Internationale une conception sectaire et dogmatique de la révolution permanente, qui n'était ni conforme aux positions de Trotsky, ni à celle de la majorité de l'Internationale. Ainsi, dans les années 1970, le SWP a par exemple attaqué la direction vietnamienne à partir d'une conception ultra-sectaire des problèmes tactiques et stratégiques que pourrait rencontrer la révolution indochinoise. Par exemple, l'opération diplomatique que les Vietnamiens ont développée lors des accords de Paris (1973) a été considérée comme une capitulation de la révolution indochinoise ; et même après la chute de Saïgon, ils ont fermé les yeux devant la dynamique anti-capitaliste de la révolution. Aujourd'hui, ils font l'erreur symétrique. Et ils veulent faire de leur propre bilan celui de toute l'Internationale.
7. La direction du SWP jette par dessus bord l'essentiel des acquis du marxisme révolutionnaire. En opérant de la sorte, ces camarades prétendent qu'ils pourront désormais établir plus facilement des rapports avec d'autres mouvements et courants politiques révolutionnaires extérieurs à la Quatrième Internationale. Mais la Quatrième Internationale s'est battue de facon consistante pour se rapprocher de ces nouvelles directions. C'est ce qu'elle a cherché à faire
7. Résolutions du XIle Congrès mondial, Quatrième Internationale numéro spécial 17-18, septembre 1985 p.31.
avec les directions qui ont émergé en Yougoslavie, à Cuba, au Vietnam, au Nicaragua, non seulement en affirmant notre soutien à ces révolutions, mais aussi par un travail actif de solidarité. C'est dans ce cadre que nous avons à la fois appris de ces révolutions et y apporté une vision critique grâce à notre connaissance des expériences historiques et internationales du mouvement ouvrier.
8. En particulier, aucune de ces directions n'a développé le projet d'un « nouveau mouvement révolutionnaire international ». La direction cubaine elle-même ne défend pas cette idée, ce qui constitue précisément l'une de nos divergences avec elle. Mais les dirigeants du SWP ne proposent même pas comme perspective la construction d'une Internationale jourd'hui ; bien au contraire, ils dénoncent cette perspective comme relevant d'une « fétichisation de la forme ». Ils justifient leur position en expliquant que « les grands partis n'ont pas d'Internationale, ils ont simplement des contacts entre eux » (8). Ils affirment que « les relations entre les partis qui sont aujourd'hui à la tête d'Etats ne seront pas les mêmes que celles entre les partis de la Ille Internationale ». Ils oublient que la liquidation de la Ille Internationale n'est pas le produit de la fondation de l'Etat ouvrier soviétique mais de la contre-révolution stalinienne.
L'absence d'une Internationale révolutionnaire de masse reste la faiblesse capitale et l'une des contradictions déchirantes du mouvement ouvrier mondial. Il faut une Internationale pour défendre les intérêts des travailleurs dans les pays dominés par l'impérialisme, dans les pays capitalistes industrialisés et dans
Etats ouvriers bureaucratisés. réalité actuelle est que, par exemple, les dirigeants cubains soutiennent les luttes au Salvador ou au Guatemala ; mais en Tchécoslovaquie ou en rangent du côté d'une bureaucratie qui les travailleurs. De même, des mouvements comme celui de Solidarnosc luttent contre la domination bureaucratique, mais ils se font des illusions sur les capitalistes et ne se mobilisent pas dans la solidarité avec les peuples d'Amérique centrale. Il est absolument nécessaire, et même vital pour l'avenir de la révolution et du socialisme de surmonter contradictions, l'unité des forces révolutionnaires dans les trois secteurs de la révolution mondiale, pour la construction d'une Internationale révolutionnaire de masse. pas être à elle seule cette Internationale. Mais c'est un fait incontestable qu'elle a mené le combat pour l'internationalisme, du point de vue aussi bien théorique que pratique, pendant un demi-siècle, et elle est décidée à poursuivre ce combat. Elle est parfaitement consciente des limites de ses acquis organisationnels. Toutefois, elle a pu jouer un rôle important dans des campagnes et des initiatives concrètes de solidarité avec les luttes révolutionnaires et anti-impérialistes, y compris dans les périodes les plus difficiles, par exem ple en s'engageant à fond dans les années 1950 dans le soutien à la révolution
Dans la période la plus récente, elle s'est mobilisée pour la solidariyenne et la révolution polonaise. Elle a construit dans une cinquantaine de pays organisations militantes engagées à tous les niveaux dans la lutte des classes de leurs pays, et souvent durement frappées par la répression exercée par nos ennemis. Ces organisations s'efforcent, dans des conditions différentes et avec différentes tactiques, de construire des partis révolutionnaires de masse. Elles accomplissent leurs tâches dans le cadre d'une organisation internationale, ce qui leur permet de mieux s'opposer à toute pression nationale ou sectorielle.
9. C'est un tel combat que les dirigeants du SWP australien désertent jourd'hui, sans être en condition d'indiquer aucune alternative concrète, le mouvement révolutionnaire mondial » dont ils parlent n'existant pas dans la réalité. Ils ne peuvent donc que projeter une pratique de rapports ponctuels, diplomatiques, avec différents parou mouvements nationaux. Cela les amène et les amènera inévitablement à adopter des attitudes suivistes par rapport à d'autres courants - opportunistes, bureaucratiques, et y compris de formation stalinienne - et ils seront en conséquence de moins en moins capables de résister aux pressions nationales. Déjà, ils ont fait
Par exemple, ils pensent - comme d'ailleurs le petit groupe auquel ils s'identifient aux Etats-Unis, regroupés autour
Réseau North Star - que le Parti travailliste australien est un parti fondamentalement du même type que le Parti démocrate. Ils justifient ainsi à la fois la pratique opportuniste de soutien électoral des candidats démocrates aux EtatsUnis, et une analyse du Parti travailliste australien qui pourrait mener pratique sectaire. Leurs discussions en vue d'un regroupement avec le Parti socialiste d'Australie (SPA) stalinien n'a fait que hâter leur abandon de certaines idées du marxisme révolutionnaire de même que leur attitude acritique envers le HDP, mouvement organisé autour de l'idéal réactionnaire du nationalisme croatien dans l'Etat yougoslave.
10. Le SWP s'est formé comme organisation liée à la IVe Internationale dont il fut la section officielle à partir de 1972. Il a recruté ses membres en tant que parde l'Internationale. désaffiliation n'est pas qu'une rupture des rapports organisationnels avec les autres sections et avec la direction de l'Interna-
Elle indique qualitatif de la nature même du SWP, qui devient désormais une organisation en grande partie nationale, qui sans un cadre international institutionnalisé de collaborration entre les révolutionnaires permettant la mise en commun des expériences tout en les soumettant à la discussion amicale et critique sera sujette à toutes les lourdes pressions auxquelles doit traditionnellement faire face la gauche ausinquiétants de ces pressions. Prendre une décision aussi importante que la désaffide la Quatrième Internationale sans organiser une discussion ouverte à la base rappelle le style de direction autoritaire qu'on associe à des sectes. Le moindre des devoirs eût été de soumettre cette question à un congrès national après un débat exhaustif à la base. Mais la direction du SWP a préféré mettre l'organisation devant le fait accompli.
11. Les dirigeants du SWP déclarent qu'ils souhaitent maintenir une « collaboration pratique » avec nous sur des questions à propos desquelles ils estiment qu'il existe un accord (lutte pour l'indépendance des Kanaks, solidarité avec les
Amérique centrale, etc.). Des années durant, la direction de l'Interna-
Get, au dernier congrès mondial la grande majorité des délégués, ont polémiqué avec les positions de la direction du SWP australien et dénoncé leur dynamique liquidationniste. Nous nous sommes toutefois efforcés d'éviter cette rupture que les dirigeants du SWP choisissent aujourd'hui :
La) parce que nous ne voulions pas résoudre en termes organisationnels un problème qui relevait à l'évidence du domaine politique ;
Mb) parce que la direction du SWP semblait avoir l'intention de rester dans le cadre statutaire de l'Internationale ;
Gc) parce que nous ne voulions pas exclure a priori la possibilité qu'à la suite d'un débat prolongé, et sur la base d'expériences ultérieures, les camarades australiens rectifient leur cours.
Nous espérons toujours qu'ils le feront, mais il existe maintenant, de toute évidence, une nouvelle situation ouverte par la rupture du SWP d'avec la Quatrième Internationale. Nos rapports avec le SWP se situent maintenant sur un plan qualitativement différent.
C'est toutefois dans notre tradition et dans notre pratique de nous efforcer de réaliser le front unique ouvrier et de collaborer avec d'autres partis ou courants se réclamant du mouvement ouvrier dans des luttes, des mobilisations et des campagnes. Sur ce terrain, nous n'avons n'en ferons pas non plus à l'égard du SWP
Mais cela ne nous empêchera pas de poursuivre notre combat pour la construction d'un parti marxiste révolutionsection de l'Internationale, Australie. Nous faisons appel aux marxistes révolutionnaires australiens pour qu'ils y participent.
Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale, décembre 1985. 8. The Socialist Workers Party and the Fourth International p.21.