TOUS publions ci-dessous les résolutions du congrès au ler décembre à Durban. Le COSATU déjà 449 679 syndiqués cotisants.
LES TRAVAILLEURS MIGRANTS
Constatant : - que les lois sur le « pass » ont été établies par le régime d'apartheid afin de contrôler et de déshumaniser la la classe ouvrière en Afrique du Sud;
- que les lois sur le « pass » et sur l'influx control (régulation intérieure de la main d'œuvre migrante noire, ndlr.) ont servi à augmenter les capacités du Capital pour exploiter et opprimer la classe ouvrière dans le but de créer des super-profits;
- que les privations économiques et sociales du système de travail migrant incluent une dislocation de la vie familiale et des relations;
- que les système du travail migrant cherche à diviser encore plus les travailleurs opprimés et exploités entre résidents permanents et migrants ;
— que si le régime d'apartheid persiste à menacer les travailleurs migrants de rapatriement vers les homelands (bantoustans, ndir.) et les pays voisins ;
la fédération s'engage à : - lutter pour en finir avec le système de travail migrant, y compris les lois sur le « pass » et l'influx control ;
- lutter pour le droit des travailleurs à chercher un travail là où ils le souhaitent et à résider avec leurs familles là où ils le désirent et pour qu'un logement convenable leur soit fourni ;
- appeler à une grève nationale au cas où le régime d'apartheid mettrait à exécution sa menace de rapatrier des travailleurs migrants. Résolution proposée par le Syndicat na tional des mineurs, NUM.
LE CHOMAGE
Estimant : - que tout homme et toute femme normalement constitué ont droit à un travail;
constatant: - que dans les conditions d'exploitation capitaliste, le chômage est une réalité
Les résolutions du congrès de fondation du COSATU regroupe d'ores et
Get anti-impérialiste. à laquelle chaque travailleur est confronté en permanence ;
— que ces chômeurs sont utilisés par les patrons comme une réserve de force de travail afin de maintenir les bas salaires et de fournir une source de travailleurs jaunes en cas de grèves ;
— que les intérêts de tous les travailleurs, qu'ils aient un emploi ou qu'ils soient au chômage, sont les mêmes : le droit à un travail leur assurant un niveau de vie décent ;
— que l'unité des travailleurs, qu'ils aient un emploi ou qu'ils soient au chômage, est essentielle pour la lutte contre l'usage des jaunes et pour avancer dans la lutte pour le droit à travailler pour un salaire convenable ;
- que dans les conditions d'exploitation capitaliste, le chômage est une réalité à laquelle les travailleurs sont confrontés en permanence et représente une perte de ressources humaines pour ce pays ;
Get notant par ailleurs : - qu'en Afrique du Sud, il y a des millions de chômeurs, dont le nombre augmente quotidiennement du fait des licenciements ;
- que l'introduction de nouvelles technologies dans la logique du profit aggrave la situation d'ensemble du chômage. Ceci est encore accentué par la pression des employeurs pour une plus haute productivité;
- que beaucoup de travailleurs abandonnent tout espoir de trouver un emploi valable dans un avenir immédiat ;
- que pour les milliers de jeunes quittant l'école, il n'y a virtuellement aucune perspective de trouver un emploi et donc aucune possibilité de toucher des allocations du Fond d'assurance chômage ;
— que les chômeurs ne sont pas organisés en Afrique du Sud.
le congrès décide donc de : -lutter comme une force unie pour défendre tous les emplois menacés par les licenciements, de lutter contre les fermetures d'entreprises et pour la participation et le contrôle de l'application de toute nouvelle technologie dès le stade de leur conception, et de lutter contre toute tentative des patrons de faire travailler plus durement les ouvriers et de rationaliser la production, car dans le système actuel cela conduit toujours au chômage ;
Ces résolutions de cette super-fédération illustre la vitalité et la détermination d'un mouvement syndical dont les positions sont nettement marquées par un contenu anti-capitaliste
- mener campagne pour la semaine de 40 heures sans perte de salaire et l'interdiction des heures supplémentaires ;
-lutter pour le droit sans restrictions aux allocations de chômage, pour une augmentation de celles-ci et pour qu'elles soient payées en Afrique du Sud (pour les travailleurs étrangers l'indemnité est versée au gouvernement de leur pays, ndlr.);
- lutter pour un fonds d'indemnité de subsistance, en plus de l'allocation chômage, attribué sous forme de réduction de loyer, des tarifs de transport et des dépenses de santé ;
- exiger que l'Etat entreprenne un programme de travaux d'intérêt public pour procurer des emplois aux chômeurs et pour améliorer les services et facilités dans les quartiers ouvriers ;
- lutter pour le partage du travail sans perte de salaire lorsque les travailleurs risquent le chômage ;
- établir un syndicat national des chômeurs, membre à part entière de la nouvelle fédération, afin de combattre pour le droit à la sécurité et au travail pour tous ;
- combattre pour un système économique et politique équitable, démocratique et rationnel qui puisse garantir le plein emploi pour toutes les populations d'Afrique australe avec un salaire leur permettant de vivre décemment ;
- soutenir pleinement les efforts des travailleurs licenciés ou mis à la porte pour créer des coopératives basées sur les principes du COSATU. Résolution de synthèse
LE SALAIRE MINIMUM NATIONAL
Etant donné que : — la majorité des travailleurs en Afrique du Sud gagnent des salaires de famine à cause du système économique actuel, la hausse constante des prix (inflation) fait que ce peu d'argent des travailleurs perd chaque jour de sa valeur ;
- les patrons en Afrique du Sud continuent à faire des profits massifs et complètement irréalistes en comparaison de leurs homologues dans d'autres pays capitalistes ;
- des millions d'ouvriers n'ont pas la moindre protection d'un salaire mini-
mum ;
- la question d'un salaire décent est l'un des points les plus forts pour organiser les travailleurs non-organisés ;
nous sommes donc résolus : — à ce que le comité exécutif central établisse aussi tôt que possible ce que les travailleurs estiment être le niveau de salaire minimum ;
- à initier et mener en alliance avec d'autres organisations progressistes syndicats dans le pays une campagne nationale soutenue pour la mise en vigueur d'un salaire minimum légal pour tous les travailleurs en Afrique du Sud, entre autres en luttant dans chaque branche industrielle par l'action ouvrière et la négociation pour qu'un salaire minimum soit garanti par tous les employeurs;
- à lutter pour que ce salaire minimum soit automatiquement lié au taux d'inflation ;
- à combattre pour l'abolition de la taxe à la valeur ajoutée (TVA) sur les produits essentiels et pour le contrôle ouvrier sur toutes les retenues salariales au titre des pensions et du fonds d'indemnité de chômage, qui sont financés par les travailleurs mais utilisés contre eux par le gouvernement raciste et anti-ouvrier;
- à lutter pour l'ouverture des livres de compte de toutes entreprises que les travailleurs puissent voir exactement comment la richesse qu'ils ont produit est gaspillée et mal utilisée par le système de profit des employeurs, et puissent sur cette base réclamer leur part des richesses qu'ils ont produites. Au cas où ces richesses n'existeraient pas, alors cela prouverait l'inefficacité de la gestion patronale et renforcerait l'argumentation en faveur du contrôle et de la gestion ouvriers de la production. Résolution proposée par le Syndicat des travailleurs du commerce, CCAWUSA.
LES FEMMES
Etant donné : - que les femmes travailleuses connaissent à la fois l'exploitation en tant que travailleuses et l'oppression en tant que femmes et que les femmes noires sont de plus victimes de la discrimination sur la base de la race ;
- que les femmes sont employées à un nombre limité de tâches, à des travaux fastidieux et répétitifs pour des salaires bas et souvent inégaux ;
- que du fait des heures supplémentaires et du travail de nuit, les femmes travailleuses sont exposées breux dangers lors de leurs déplacements ;
- que les femmes travailleuses subissent souvent le harcèlement sexuel l'embauche et au travail ;
- que la plupart des femmes travailleuses en Afrique du Sud perdent leur emploi quand elles sont enceintes ;
souvent à travailler dans des conditions risquées à naître ;
la fédération décide de lutter :
discriminatoire des dans la société et dans la fédération ;
rémunéré des femmes et des hommes, comme partie importante de l'objectif plus large d'atteindre un emploi pour tous, choisi librement ;
la valeur du travail doit être fixée par les travailleuses et les travailleurs organisés eux-mêmes ;
afin de permettre aux femmes hommes de se qualifier pour des travaux de valeur égale ;
d'accueil des enfants répondant aux bedes travailleurs soins la combinaison du travail et des responsabilités familiales ;
y compris les congés payés de la maternité et la sécurité de l'emploi ;
des hommes de tous les types de travaux s'avérant dangereux pour eux, y compris les travaux interférant avec leur aptitude afin à avoir des enfants ;
quelque forme que ce soit ;
pour les travailleurs accomplissant des heures supplémentaires et du travail de nuit ;
s'attache dès maintenant :
résolutions ;
treprises chaque fois que possible dans le cadre de cette campagne ;
programme de formation une meilleure à de nomà
COSATU
- que les femmmes enceintes ont pour elles et pour l'enfant - contre tout traitement inégal et femmes au travail, de formation ; — pour l'égalité du droit à un emploi - pour un salaire égal à travail égal, - pour la restructuration de l'emploi
Get aux - pour des équipements familiaux et
Get leur facilitant - pour les pleins droits de maternité, - pour la protection des femmes et - contre le harcèlement sexuel sous - pour des transports adaptés et sûrs lumière les - à faire campagne en soutien à ces - à négocier des accords dans les en- à promouvoir activement dans son
Get exploiteur; décide :
compréhension des discriminations spécifiques subies par les femmes travailleuses et des moyens de les vaincre ;
— à établir un sous-secrétariat contrôlé par les syndiqués dans son programme de formation pour surveiller les progrès dans l'accomplissement de cette résollution et pour participer au secrétariat
- à établir un budget de fonctionnement d'un tel sous-secrétariat ; les femmes travailleuses la confiance et l'expérience nécessaires à leur pleine participation à tous les niveaux de la fédéRésolution proposée par le CCAWUSA.
LES CÉRÉMONIES DU CENTENAIRE
La fédération, constatant : - que le Capital et l'Etat local dépensent des millions de rands pour fêter le centenaire de Johannesburg ;
- qu'ils prévoient des cérémonies pour l'an prochain sans consulter les travailleurs qui ont construit Johannesburg, les mines d'or et les complexes industriels aujourd'hui existant ;
décide en conséquence : - d'organiser un boycott de toutes les cérémonies du centenaire ;
- de s'assurer que tous les syndicats sous le bannière du COSATU organisent un programme alternatif pour mettre en cent ans d'exploitation et d'oppression à Johannesburg et en particulier dans l'industrie minière. Résolution proposée par le NUM.
LE FÉDÉRALISME
Le congrès, constatant que : - l'histoire amère de l'industrialisation et de l'exploitation en Afrique du Sud a forgé une seule nation ;
— les tentatives du régime d'apartheid de créer et de reconstruire des Etats et des nations séparées qui seraient combinées dans un système fédéral quelconque sont frauduleuses et antidémocratiques ;
- le but du système fédéral proposé est de maintenir le pouvoir et le contrôle entre les mains de l'actuelle minorité et de perpétuer un système oppressif
- l'ensemble des forces progressistes et démocratiques en Afrique du Sud réclament un Etat unifié sur la base d'« une personne, une voix » ;
- de rejeter la nouvelle solution fédé-
- la levée immédiate de l'état d'ur- de la catégorie de service essentiel et que rale proposée comme une supercherie complète :
— de réaffirmer notre aspiration à un Etat unifié sur la base d'« une personne, une voix » ;
— de travailler à la destruction de toutes les barrières et divisions de façon à nous unifier sans distinction de langue, de race ou de croyance ;
Get au delà est persuadée que : - seule une unification totale de l'ensemble du peuple dans l'Afrique du Sud nous permettra de reconstruire notre riche terre et de contribuer réellement à briser les chaînes de la pauvreté et de l'exploitation économique qui lient l'Afrique. Résolution proposée par le Syndicat des travailleurs de la confiserie, de l'alimentation et assimilés (SFAWU).
LE DÉSINVESTISSEMENT
Ce congrès : - juge que toutes les formes de pression internationale sur le gouvernement sud-africain - y compris le désinvestissement ou la menace de désinvestissement - constitutent une forme essentielle et efficace de pression sur le régime sud-africain et ont notre soutien ;
-juge au-delà que si ce gouvernement demeure intransigeant dans ses pratiques racistes, antidémocratiques et antiouvrières, alors cette pression devra s'accroître comme acte de solidarité avec notre lutte pour nous libérer de l'exploitation et de l'oppression ;
- nous engage à assurer que la richesse sociale de l'Afrique du Sud la propriété du peuple d'Afrique du Sud au profit de tous et au-delà faisons nôtre le principe de la solidarité concrète de la classe ouvrière internationale comme la plus puissante forme de solidarité concrèRésolution proposée par le Syndicat des travailleurs du commerce (CCA WUSA).
L'ÉTAT D'URGENCE
Ce congrès inaugural jugeant : — que la déclaration d'état d'urgence a été utilisée pour mener une guerre de répression de tous les secteurs des communautés opprimées et essayer d'écraser les organisations démocratiques ;
- que la cause de toute la violence en Afrique du Sud est l'existence. système d'apartheid et qu'il n'y aura pas de paix tant qu'il existera ;
gence ;
- le retrait de l'armée et de toutes les forces de sécurité de l'apartheid des townships;
- la libération inconditionnelle des prisonniers politiques et des détenus, la levée du bannissement des individus et de l'interdiction des organisations comme prélude à la création d'une Afrique du Sud démocratique où chacun pourra vivre dans la paix et la prospérité. Résolution proposée par le Syndicat général des travailleurs et assimilés (GAWU).
LE DROIT DE GREVE La fédération, constatant : - que la grève est un droit légitime et une arme nécessaire de la classe ouvrière dans sa lutte contre les mauvaises conditions de travail et les bas salaires ;
- que la grève est reconnue internationalement comme moyen de négocia-
- que la liberté d'association, de rassemblement et de piquet lors des actions de grève sont aussi des droits fondamentaux, sur le plan international, dans la lutte industrielle ;
- que rogner ou dénier ces droits est un préjudice aux intérêts sociaux et économiques des travailleurs ;
- que le droit de grève est sévèrement mutilé en Afrique du Sud ;
- qu'une grève suppose une forme de lutte démocratique ;
piquets sont partie intémorale des collègues de travail de ne pas briser une grève ;
des travailleurs des services essentiels se voient refuser le droit à l'acindustrielle pour défendre leurs revendications ;
décide en conséquence : - de continuer une campagne sans répit pour donner aux travailleurs la pleine liberté d'association, de rassemblement et de piquet lors des grèves. Cela implique que toutes les sortes de lois sur la sécurité déniant ces droits soient abolies ;
- d'assurer que là où les travailleurs ont suivi les procédures de conflits reconnues mutuellement avec les employeurs, la pleine sécurité de l'emploi soit respectée pendant de telles grèves. Cela signifie que soient proscrites les expulsions de logement et semblables mesures ;
- de faire campagne et de répondre vigoureusement à l'intervention de la police et de l'Etat dans les grèves ou les conflits industriels ;
- de combattre pour le droit à la constitution par les syndicats de fonds de
- d'assurer que les grévistes peuvent créer et contrôler des comités de grève ;
- de combattre pour la suppression tous les travailleurs puissent jouir de droits égaux. Résolution de synthèse.
LES BANTOUSTANS
Le congrès, constatant : - que le système des bantoustans a été imposé aux Africains contre leur volonté, dans le but d'enrayer leur juste lutte pour « une personne, une voix» dans une Afrique du Sud unifiée ;
- que plusieurs autorités de bantoustan ont exercé des formes extrêmes d'oppression contre le peuple opprimé, y compris les syndicats ;
constatant en particulier: - l'interdiction du SAAWU au Ciskei, l'interdiction de tous les syndicats au Bophuthatswana et l'assassinat de syndicalistes et d'autres démocrates par des organisations à base tribale ;
décide en conséquence que : — le système des bantoustans soit totalement rejeté et que la fédération combatte en lien avec les autres forces démocratiques à la création d'une Afrique du Sud démocratique et unifiée ;
— nous ne devons pas hésiter à exercer notre droit à nous organiser dans les usines situées dans les bantoustans et nous sommes pleinement préparés à nous défendre contre la répression par tous les moyens efficaces à notre disposition ; totalement opposés à la surexploitation qui règne dans ces zones et déclarons notre attachement au rejet de l'idée comme de la pratique des salaires inférieurs et des conditions de travail aggravées ;
— nous exprimons notre solidarité aux communautés de la région de Durban et d'ailleurs qui se battent contre leur incorporation dans les bantoustans. M Résolution de synthèse. LA COOPÉRATION ENTRE LES SYN-
DICATS D'AFRIQUE AUSTRALE
Cette fédération, constatant : - que des sociétés multinationales (MNC) étrangères et sud-africaines exploitent depuis des années des travailleurs en Afrique australe en engrangeant des bénéfices énormes qu'ils rapatrient ensuite en Europe et aux Etats-Unis ;
— que des travailleurs dans les différents pays d'Afrique australe sont employés par les mêmes MNC et soumis à des conditions de contrôle, exploitation et oppression similaires ;
- que beaucoup de ces MNC sont des
patrons de choc antisyndicalistes, qui ont miné le droit légitime des travailleurs à s'organiser en syndicats ;
- que ces MNC, en tant qu'agences principales de l'impérialisme, ont coopéré à la recherche de surprofits avec des régimes réactionnaires;
- que les MNC ne peuvent être contenues que s'il existe unité et contact entre les travailleurs des divers pays d'Afrique australe ;
- que les problèmes qu'affrontent les travailleurs des différents pays d'Afrique australe sont liés intégralement, ainsi que leur avenir;
Best donc résolue : - à ce que les syndicats affiliés au COSATU doivent cultiver activement des des syndicats progressistes en Afrique australe afin de renforcer l'unité
- à ce que le COSATU doit établir des rapports constructifs avec des fédérations fraternelles en Afrique australe ;
- à ce que tout effort doit être fait pour unir les travailleurs d'Afrique australe et améliorer le travail de solidarité. E Résolution proposée par le NUM.
LES SYNDICATS NATIONAUX INDUSTRIELS Ce congrès, constatant : - que tous les syndicats affiliés se sont déjà engagés à mettre en place un seul syndicat national dans chaque secteur industriel ;
- que les structures de la fédération sont moins efficaces avec de si nombreux affiliés ;
— que nous serons incapables de protéger les intérêts des travailleurs et de faire avancer leurs droits si nous ne construisons pas des syndicats industriels à l'assise large et capable de faire face aux structures hautement centralisées du Capital ;
La donc résolu : — de confirmer son engagement à la mise en place d'un seul affilié national dans chaque industrie et à la coopération au niveau national entre ces affiliés comme relevant de la plus grande urgence ;
- que dans le cas où de tels développements ne se seraient pas matérialisés avant la fin mars 1986, un congrès national extraordinaire doit être convoqué en juin ou juillet 1986 pour évaluer cet échec ;
- qu'afin de faciliter la création de syndicats nationaux industriels les affiliés sont vivement incités à établir un seul syndicat dans chacun des secteurs vants :
- alimentation et boissons ; - textiles, habillement et cuir ; - papier, bois et Livre ; — mines, énergie électrique ;
et composants) ;
- commerce et restauration ;
SA, nettoiement et gardiennage ;
- collectivités publique, comprenant les secteurs l'éducation, de la santé, des postes et télécommunications ;
- travailleurs domestiques ;
tion doit être utilisée pour encourager des fusions entre des affiliés opérant dans la même industrie ;
- que le doit établir des priorités dans la perspective de la création d'affiliés nationaux dans les secteurs du bâtiment et de l'agriculture ;
mandaté pour faciliter l'application cette résolution et que dans ce but il doit prendre les mesures qui se montrent nécessaires ; par aillleurs, que le comité exécutif central peut aussi évaluer la viabilité des secteurs indiqués ci-dessus, particulièrement par rapport aux problèmes qui peuvent exister dans tous les secteurs.•
Résolution proposée par le Syndicat des travailleurs de l'industrie chimique (CW-
IU) et par le Syndicat national des travailleurs du textile (NUTW).
LES RÉGIONS DE LA FÉDÉRATION
Que ce congrès décide :
soient :
— le Transvaal du Nord ;
- le Witwatersrand-Vaal ;
- le Highveld ;
— le Transvaal occidental ;
— le Natal du Nord ;
— le Natal du Sud ;
- l'Etat libre d'Orange ;
— le Cap du Nord ;
- le Cap occidental ;
- le Cap oriental ;
mandaté pour établir le plus tôt possible des structures régionales dans ces régions comme prévu par la clause 9.1 de la constitution de la fédération.
Résolution proposée par le Syndicat national des travailleurs de l'automobile et des métiers assimilés (NAAWU).
L'ÉDUCATION sui-
Cette fédération, constatant :
en Afrique du Sud est fait pour maintenir la classe ouvrière dans un état de servage
- métallurgie, automobile (montage idéologique ;
- chimie et industrie pétrolière ;
- transports, services des transports geantes;
locales fonction de classe ouvrière ;
classe ouvrière ;
- que toute structure de la fédéradu pays ;
comité exécutif central
- que le comité exécutif central est de lons construire ;
exploités ;
- que les régions de la fédération l'oppression ;
tion, lequel :
affiliés;
- que le Comité exécutif central soit valeurs
Fédération ;
nant:
des travailleurs ;
- que le système d'éducation actuel
- que le système d'éducation actuel est fait pour maintenir et renforcer les valeurs, idées et pratiques des classes diri-
- que le système d'éducation actuel a pour but d'encourager les divisions et les valeurs antidémocratiques au sein de la
- que l'éducation joue un rôle essentiel dans la lutte pour la libération de la
- que l'éducation doit servir les intérêts de l'énorme majorité de la population
Best donc résolue : - à établir un programme d'éducation pour la fédération aux niveaux national, local et régional afin de :
— s'assurer que ce programme d'éducation politise, mobilise et organise la classe ouvrière pour qu'elle joue le rôle dirigeant dans la libération de notre société et la transformation de cette dernière en un système économique, social et politique qui puisse répondre aux besoins de ceux qui sont aujourd'hui opprimés et exploités ;
- développer la conscience et la capacité à mener notre lutte par des moyens démocratiques et qui permettront la mise en place d'un pouvoir de décision avec le maximum de participation des travailleurs, aujourd'hui aussi bien que dans la société future que nous vou-
- développer le potentiel humain au plus haut degré ainsi que créer et transformer des métiers et des aptitudes pour qu'ils soient accessibles aux opprimés et
- développer la conscience au sein de la classe ouvrière que sa lutte fait partie de la lutte mondiale contre l'exploitation et
- à établir un journal de la fédéra- exprimera les opinions et les orientations de la fédération et de ses syndicats
- rendra compte des luttes de la fédération et de ses affiliés ;
- s'opposera à la domination des media patronaux en popularisant les idées,
Get traditions démocratiques au sein de la classe ouvrière ;
- à organiser et commémorer les événements culturels importants et les journées de résistance dans le calendrier de la classe ouvrière, par exemple, le 1er mai, le 16 juin et la Journée de la
— à recommander au comité exécutif central de la fédération qu'il nomme un responsable à l'éducation ainsi qu'un rédacteur en chef du journal ;
- à établir un comité de coordination national pour l'éducation compre-
- des comités régionaux et locaux - des représentants des syndicats. • Résolution proposée par le NUM.