E 2 décembre 1985, des élections provinciales se sont dé-
L remporte de bectante rt aire al e 98 de (s le remporté une éclatante victoire, avec 98 députés élus contre seulement 24 pour le Parti québécois (PQ) sur un total de 122 sièges à pourvoir. Le PLQ a ainsi délogé du pouvoir le
PQ, qui était en place depuis 1976.
Cette défaite électorale du PQ sanctionne une évolution politique droitière de ce courant qui était parvenue à canaliser les aspirations des masses au changement en jouant de son image « souverainiste » et progressiste (1). Deux mandats successifs du gouvernement de René Lévesque suffiront à gaspiller le capital de confiance dont il disposait et surtout à conduire le mouvement nationaliste québecois sur la voie de la défaite, par une politique délibérée d'abandon des objectifs. Par ailleurs, à la faveur de la crise de 1982-1983, la direction du PQ s'est ouvertement retournée contre le mouvement syndical, réussissant même à lui infliger une terrible défaite (2). Un éditorial de la Gauche socialiste de décembre 1985 note à ce propos que « le recul du mouvement ouvrier et du mouvement national sous les coups du gouvernement péquiste achève d'effacer la polari-
Geneviève BARIL-GINGRAS,
Bernard RIOUX
En caricaturant à peine, on peut affirmer que l'enjeu de ces élections s'est réduit à une compétition entre différents personnels politiques luttant pour la maîtrise de l'appareil d'Etat au Québec. Au niveau des programmes politiques, il n'y avait pas de divergences significatives au sein de la bourgeoisie québécoise.
thèmes de la campagne électorale parlent de changements, mais les deux partis ont des difficultés qu'ils voulaient d'ailleurs faire oublier.
Les chambres de commerce et les autres organisations patronales partagent également leur allégeance entre le PQ et le
Pour ce qui est des options constitutionnelles, peu de Québécois s'y trompent. Un récent sondage remarquait qu'il ne restait qu'une minorité de Québécois qui pensaient que le gouvernement du PQ
Les partis bourgeois ont donc mené des campagnes purement publicitaires destinées à vendre des images. Sous les masques, il y avait le même programme de défense féroce des intérêts de la bourgeoisie. La logique de la campagne des partis bourgeois s'est articulée autour de la lutte pour montrer qui ferait davantage le jeu des hommes d'affaires et donc, qui, pour cela, alignerait parmi ses candidats le maximum de grands capitalistes.
En fait, les programmes du PQ et du PLQ sont clairs : réduction des dépenses sociales, réduction des droits syndicaux, déréglementation et privatisation des services
IVe Internationale au Québec. publics, utilisation massive des impôts pour soutenir les entreprises, politiques fiscale et familiale qui maintiennent la dépendance économique des femmes et alourdissent le poids des charges familiales qu'elles doivent assumer.
COMMENT LE PO A PRÉPARÉ SA DÉFAITE Tout ce qui distingue donc vraiment les deux principaux partis politiques, c'est leur origine historique. Le PLQ a toujours été le parti de la bourgeoisie fédéraliste au Québec. Le régime de Robert Bourassa, leader du PLQ qui a sévi de 1970 à 1976, a été marqué par la dureté de sa répression contre l'ensemble des mobilisations ouvrières (matraquage de la manifestation de soutien aux grévistes de la Presse en 1971, emprisonnement des chefs syndicaux en 1972, succession de lois antisynrégime a laissé un souvenir fortement ancré que les militants ouvriers ne sont pas prêts d'oublier. Il s'est encore une fois présenté avec le même programme fédéraliste, anti-ouvrier et anti-femme.
Issu d'une scission du PLQ, le PQ a rapidement réussi à hégémoniser l'ensemble du mouvement nationaliste extra-parlementaire assez puissant de la fin des années 1960 et du début des années 1970. De 1970 à 1976, la radicalisation ouvrière croissante s'était traduite sur le terrain politique par un soutien à ce parti natiol'opposition, n'hésitait pas à des meetings de grévistes pour apporter
Lorsque le PQ a pris le pouvoir le 15 novembre 1976, nombreux étaient ceux sation sociale des années 1970, et ceci a permis au PQ d'achever sa propre transformation en parti fédéraliste de droite en plaçant Johnson à sa tête. L'évolution du PQ vers des positions néo-fédéralistes et antisyndicales de plus en plus tranchées en a fait à la fois un nouveau Parti libéral et une nouvelle Union
La prise du pouvoir par le PLQ au Québec ouvre cependant une nouvelle période politique qui sera marquée par la poursuite et le durcissement de l'offensive bourgeoise initiée par le PQ contre la classe ouvrière, les femmes et les jeunes.
Quels étaient les enjeux de ces élections ? Comment expliquer cette défaite du Parti québécois ? Pourquoi le mouvement ouvrier et les autres mouvements sociaux se sont-ils contentés de commentaires critiques mais n'ont pas fait campagne ?
Quelles perspectives, enfin, ouvre la victoire du PLQ ? Ce sont là des questions essentielles auxquelles se propose de répondre l'article que nous publions ci-dessous et qui a été rédigé par deux membres de Gauche socialiste, groupe sympathisant de la qui, dans le mouvement ouvrier et dans de nombreux mouvements sociaux, croyaient que c'était le début de temps nouveaux et que, grâce à cette victoire électorale, le temps de la libération nationale du Québec et de la satisfaction des revendications ouvrières était arrivé.
Mais les travailleurs et les travailleuses durent rapidement déchanter. Le PQ au pouvoir se rapprocha très rapidement du patronat québécois francophone et de l'impérialisme. Le référendum de mai porta pas sur la question de la souveraineté-association comme promis, mais sur un mandat de négociation d'une entente avec l'impérialisme canadien jusqu'à la tenue d'un autre référen-
Les acquis sociaux de la classe ouvrière furent attaqués de plein fouet par le premier gouvernement péquiste (1976-
1. Le PQ était favorable à un statut de souveraineté-association pour le
Québec, qui prévoyait une souveraineté politique du Québec assortie d'une association économique avec le
En décembre 1982, le gouvernement québécois de René Lévesque adoptait une série de dispositions d'austérité contre les travailleurs du secteur public. Ces décrets ont causé une grave atteinte au niveau de vie et aux conditions d'emploi des travailleurs de ce secteur, entraînant notamment des réductions de salaires. En imposant ces dispositions le gouvernement a du même coup ôté aux travailleurs du secteur public le droit de grève jusqu'en 1985.
Pour s'opposer à ces décrets, le Front commun qui réunit trois fédérations syndicales du secteur public québécois a lancé une série d'actions dont une grève générale début 1983. Le gouvernement Lévesque n'hésita pas à envoyer ses policiers contre les grévistes. Sur cette série de grèves se reporter à Inprecor numéro
144 du
1981), qui mena d'emblée une politique d'austérité. L'avortement libre et gratuit, inscrit au programme du PQ lors d'un congres, fut rejeté le soir-même de ce congrès par Lévesque, alors dirigeant du parti. Les lois favorables au mouvement ouvrier, comme la loi « anti-scabs » (anti-briseurs de grève), furent abandonnées. Il devint rapidement impossible, pour les masses ouvrières et populaires, de faire coincider la gestion politique du PQ avec leurs propres revendications sociales. La stratégie péquiste ne pouvait conduire qu'à la démobilisation et à la défaite. Avec une telle stratégie, victoire fédéraliste de décembre 1985 était inévitable.
A la suite de l'échec du référendum, le gouvernement péquiste commença à négocier des réformes de la Constitution canadienne avec le gouvernement fédéral (3). Avec ces révisions constitutionnelles, le gouvernement fédéral visait à renforcer la centralisation de l'Etat canadien, en s'attaquant à tout ce qui pouvait empêcher la libre circulation des marchandises et de la main-d'œuvre dans l'Etat canadien, notamment en s'opposant aux politiques commerciales et de main-d'œuvre à l'échelle de la province. Par ailleurs, il visait aussi à s'assurer le contrôle des ressources pétrolières des plateaux continentaux contre les prétentions des provinces.
Ces négociations devaient déboucher sur la centralisation effective des pouvoirs au niveau fédéral au détriment des pouvoirs de l'Etat québécois, donc à un nouvel affaiblissement des droits nationaux du Québec.
Cela n'amena pas la direction du PQ à se radicaliser, au contraire. Alors que les militants du PQ, poussés par les conclusions des négociations constitutionnelles, firent adopter par le congrès de ce parti la décision de centrer l'enjeu des Manifestation de syndicalistes québécois en janvier 1983. (DR) ASEMBLE élections provinciales à venir sur l'indépendance du Québec, la direction péquiste refusa cette décision. Elle profita de la prise du pouvoir au niveau fédéral par le Parti conservateur de Brian Mulroney, à l'automne 1984, qui renversait le régime Trudeau, pour oser parler de la négociation d'un nouveau pacte confédéral comme d'un « beau risque ». Pour Lévesque et les nouveaux fédéralistes qui cherchaient à pousser l'aile indépendantiste en dehors du Parti québécois, il fallait « accepter la décision prise par la population lors du référendum » de légitimer le fédéralisme canadien et ne plus parler, sauf comme d'une « police d'assurance », de la souveraineté du Québec.
Le courant néo-fédéraliste lança la lutte dans le parti et parvint à chasser près du tiers du conseil des ministres qui ne partageait pas le point de vue des néo-fédéralistes. Le 19 janvier 1985, les néo-fédéralistes faisaient adopter leur position, provoquant la scission des « souverainistes », qui devaient alors former le Rassemblement démocratique pour l'indépendance et le Parti indépendantiste Ce dernier présenta 33 candidats sur 122 sièges à pourvoir et obtint en moyenne moins de 500 voix par comté. Les indépendantistes se retrouvaient sans parti crédible, isolés et trompés.
En même temps qu'ils se préparaient à chasser les « souverainistes » du Parti québécois, les néo-fédéralistes étaient à l'avant-garde d'une offensive anti-syndicale de grande ampleur contre les travailleurs et les travailleuses du secteur public. Lors des négociations avec les employés de l'Etat, fin 1982 début 1983, le PQ suspendait le droit de grève, gelait les salaires et fixait par décret des conditions salariales et de travail qui constituaient un recul important pour l'ensemble des travailleurs et travailleuses de ce secteur.
CSN
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Suite à cette offensive et à la liquidation de la lutte nationale, le Parti québé cois a connu un recul important, tant dans son soutien populaire que dans le nombre de ses membres. Entre 1982 et 1984, ce nombre est passé de 350 000 à 76 000. Durant l'année 1984, le PQ était tombé sous la barre des 30 % au niveau des intentions de vote, alors que le PLQ se maintenait à ce moment-là au-dessus de la barrière des 50 % des intentions de
Quelques mois avant les élections, le PQ est remonté dans les sondages. Cette remontée était le produit du recul du mouvement ouvrier. Le PQ était parvenu à discréditer les luttes des organisations ouvrières et populaires, à les rendre responsables de la crise économique et à laver les capitalistes de leurs responsabilités dans la détérioration des conditions de vie des masses. Mais la reconversion du PQ en parti fédéraliste conservateur ne fut pas suffisante pour empêcher ce parti de connaître une cuisante défaite électo-
LE MOUVEMENT OUVRIER HORS-JEU OU PRESQUE Le mouvement ouvrier et les masses populaires se retrouvent encore une fois sans alternative. Traditionnellement, un des partis bourgeois parvenait a se presenter comme un moindre mal. Mais dans ces élections, il était bien difficile de décider lequel des partis bourgeois était le moindre mal. Plus que jamais lors de ces dernières élections, on pouvait parler de blanc bonbonnet blanc pour caractériser le PQ et le PLQ. On en était réduit, dans les rangs de la classe ouvrière et des masses populaires, à considérer la possibilité d'un vote pour le PLQ comme un vote de vengeance face aux récentes attaques du gouvernement péquiste contre les syndicats. D'autres électeurs, qui appréhendaient la liaison très étroite du PLQ avec les secteurs capitalistes monopolistes ou qui se rappelaient du caractère répressif du gouvernement Bourassa, disaient préférer voter encore une fois pour le PQ Mais il n'était pas nécessaire de réfléchir tres longtemps pour se rendre compte que c'était pour eux comme choisir entre la peste et le choléra. Il n'y avait pas de choix réel entre ces deux partis bourgeois.
Pourtant, dans le mouvement syndical, quelques avancées avaient été effectuées. Au congrès d'orientation de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en mars 1985, les délégués avaient commencé à poser le problème de la né-
3. Suite à la victoire du « non » au référendum du 20 mai 1980, le gouvernement Lévesque se déclara prêt à participer « loyalement à tout projet de réforme constitutionnelle », indiquant même qu'il mettrait « en veilleuse » l'idée de souveraineté-association (le Monde du 30 mai 1980). En 1982, le gouvernement fédéral amendait unilatéralement la Constitution du Canada, privant ainsi le gouvernement du Québec de son droit de véto sur des changements constitutionnels futurs. Le PQ se pliera à ces pressions et décidera définitivement, début 1985, de mettre de côté la revendication d'indépendance et de souveraineté-association.
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cessité d'occuper le terrain politique. Dans la quasi totalité des commissions de travail du congrès a été avancée l'idée de l'action politique autonome et la perspective de la mise sur pied d'un parti des travailleurs et des travailleuses. Il a fallu l'intervention concertée de la direction de la CSN pour que cette volonté soit ramenée à la perspective d'une action politique non partisane, de sensibilisation et d'éducation. La direction syndicale s'est encore appuyée sur les statuts de la centrale pour refuser de se lancer dans la lutte électorale. Gérald Larose, le président de la centrale, affirmait clairement son opposition : indiqué la priorité pour une action syndicale sur les lieux de travail, afin que tous les travailleurs et les travailleuses soient davantage organisés par rapport à tous les problèmes qui s'y posent, s'agissait d'un choix conscient. Le faire, c'est résister à d'autres choix, comme par exemple celui d'agir d'abord sphère politique et dans les domaines des hors-travail. » (4) Cela illustre refus de la direction de la CSN de s'engager dans l'action politique de classe.
Au congrès extraordinaire de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), la plus grande centrale syndicale du Québec, la direction n'hésita pas à appeler ouvertement à un vote en faveur du PQ pour les élections de décembre 1985. Dans son bilan, elle présentait le gouvernement péquiste de Lévesque comme le garant des acquis des travailleurs, alors que celui-ci, anti-ouvrier et anti-populaire, avait liquidé la lutte contre l'oppression nationale. Cette position honteuse fut rejetée par les délégués, particulièrement par ceux et celles qui venaient du secteur public et qui ne pouvaient oublier la dureté des attaques de ce gouvernement contre leurs syndicats et la campagne odieuse menée par ce gouvernement contre les travailleurs de ce secteur qui visait à les présenter comme des privilégiés de la société. C'est par près de 60 % des voix que les délégués rejetèrent la proposition de leur direction. Cette direction n'avait jamais subi un tel camouflet.
La Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), tout en proclamant son indépendance, rejetait le vote pour le PQ et le PLQ et soulignait que les programmes du Nouveau parti démocratique du Québec (NPD-Québec) et du Mouvement socialiste étaient plus proches des revendications de la centrale, sans appeler au vote pour ces organisations. Mais un courant plus conservateur parvint à bloquer l'intervention militante de la Centrale dans le cadre de la campagne.
Ce qu'il faut conclure tant du Congrès d'orientation de la CSN, du Congrès extraordinaire de la FTQ que du Conseil général de la CEQ, c'est que les militants du mouvement ouvrier font un premier pas, encore très timide, sur la voie de l'indépendance politique de classe. La méfiance envers les partis bourgeois s'installe dans les rangs du mouvement ouvrier organisé. Il y a une volonté de transfert des luttes, du terrain économique vers le terrain des luttes politiques, les luttes sur le terrain économique étant de plus en plus difficiles. Mais cette volonté de rompre avec les partis bourgeois est encore loin de pouvoir se définir positivement comme la mise en marche de la construction d'une alternative ouvrière, d'un parti ouvrier de masse. De nombreux obstacles se dressent sur la réalisation de l'autonomie politique du mouvement ouvrier : le blocage des directions bureaucratiques ainsi que la faiblesse et la dispersion de la gauche syndicale sont les principaux de ces obstacles. C'est donc dans le dépassement de cette dispersion de la gauche syndicale que se trouve la clef du dépassement de la situation actuelle.
Les formations social-démocrates ne sont pas parvenues à faire une percée significative dans ces élections provinciales de décembre dernier. Le Nouveau parti démocratique (NPD), lié au Congrès du Travail du Canada, se présentait pour la première fois à des élections provinciales. Parti fédéraliste sans base significative dans le mouvement ouvrier québécois, le NPD n'a obtenu que 2,3 % des suffrages. Le Mouvement socialiste, formation social-démocrate indépendantiste qui a présenté une dizaine de candidatures, n'a obtenu qu'une moyenne de 190 voix par comté, étant renvoyé ainsi dans la marginalité la plus totale.
QUELQUES EXPÉRIENCES
EXEMPLAIRES Une partie de la gauche, dont Gauche socialiste, avançait l'idée de la nécessité d'une coalition ouvrière, populaire, fémi. niste et jeune pour défendre sur le terrain politique les revendications des organisations de masse. Mais cette perspective de coalition, si elle a commencé à être discutée, n'est pas encore parvenue à s'imposer de façon significative. Cette proposition indique plus le chemin que le mouve-
René Lévesque. (DR) ment aura à parcourir qu'elle ne représente une perspective immédiate.
Mais, de façon encore embyronnaire, certaines initiatives vont dans cette direction. Dans le comté de Limoilou dans la région du Québec, la maison des jeunes, l'Accoudée, a présenté une candidature pour défendre les revendications des jeunes et pour une alliance avec les autres secteurs populaires. Cette candidature a eu un impact non négligeable dans la région de Québec et a permis de relancer le débat dans le mouvement ouvrier et populaire sur cette perspective tout en constituant une expérience locale riche et politisante. Dans le comté de dans la région de Montréal, le Regroupement autonome des jeunes a présenté une candidature pour défendre les revendications des jeunes. A Valleyfield, une travailleuse d'un centre local des services communautaires s'est présentée au nom de son syndicat. Ces initiatives portent la marque de la nécessité de la mise en place d'une coalition politique de la classe ouvrière et des masses populaires.
Le mouvement des femmes, malgré la déclaration d'une coalition de certains groupes de femmes contre la démagogie des partis, est resté dans son ensemble en dehors de la campagne électorale. Des débats ont eu lieu, mais les initiatives ont été rarissimes. Cela est dû au fait qu'il n'y a pas de rupture claire face aux personnalités féminines liées aux partis bourgeois, comme l'a montré le soutien d'une partie significative du mouvement des femmes à Pauline Marois, candidate à la direction du Parti québécois. Une autre partie du mouvement féministe préfère tout bonnement, face aux différentes politiques des partis bourgeois, se détourner de la politi-
4. « Avec le monde », rapport de l'exécutif de la CNS, 7e congrès spécial, 28-31 mars 1985, p. 78.