NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE
JEUNES
Réussite du troisième camp international Le troisième camp des organisations de jeunesse en solidarité politique avec la IVe Internationale, s'est tenu cet été en France. Environ cinq cents jeunes s'y sont retrouvés pour passer une semaine bien remplie de débats politiques et d'activités ludiques diverses.
Cette année, les organisations suisse et danoise n'étaient pas représentées car elles organisaient chacune un camp national. Comme lors des étés précédents, le camp consacra une grande part de ses débats aux luttes du monde entier. L'Amérique centrale et l'Afrique du Sud occupèrent beaucoup des discussions de cette année. De nombreux forums permettaient de faire le point sur ces questions mais aussi sur l'oppression des femmes ou le chômage et les commissions étaient l'occasion de débattre de toutes les interrogations, et elles sont nombreuses, que se pose la jeunesse politisée aujourd'hui. Les luttes et expériences des générations précédentes, notamment, soulevèrent un vif intérêt parmi les participants au camp. Citons dans le désordre le Vietnam, Mai 68, la révolution chinoise, la Pologne. Une large place était bien sûr gardée pour les discussions sur les thèmes particulièrement sensibles pour la jeunesse comme le sport ou la sexualité. Côté loisirs, ce camp, fit encore mieux que l'an dernier : un atelier théâtre, deux groupes de rock, un ciné-club, sans parler des activités improvisées un peu partout.
Une partie importante des jeunes présents dans le camp n'étaient membres d'aucune des organisations de jeunesse. Rien donc d'une fête de fin d'année pour initiés. Pour beaucoup, bien au contraire, c'était souvent leur premier contact sérieux avec une organisation politique. Il fallait donc savoir discuter, convaincre tous ceux et toutes celles qui ont a priori beaucoup de reproches à l'égard de la politique et surtout des politiciens. Le camp est donc une bonne manière de montrer ce que sont les jeunes révolutionnaires d'aujourd'hui, actifs dans les luttes anti-racistes et dans les mobilisations contre l'impérialisme. Plusieurs forums et commissions ont aussi été l'occasion d'illustrer la nécessité de construire une internationale. La présence de plusieurs dirigeants des sections européennes de la IVe Internationale, et celle de militants venus d'Afrique, d'Amérique du Nord et d'Amérique latine ont favorisé les discussions.
Enfin, le simple fait de rassembler plusieurs centaines de jeunes et d'organiser un camp d'une semaine permet de forger une tradition et une fraternité communes entre des jeunes directions qui ont à charge de construire, chacune dans leur pays, une organisation vivante et active représentant la nouvelle génération révolutionnaire.