NOUVELLES DU MOUVEMENT OUVRIER ET DE L'INTERNATIONALE tion des femmes, ndlr.) comme faisant la question de la lutte contre l'exploi-
NICARAGUA
Rencontre des ouvrières agricoles Plus de 600 syndicalistes, représentant 19 000 femmes organisées par l'Association des travailleurs agricoles (ATC), employées dans les propriétés d'Etat ou privées, ont participé à la seconde Assemqui s'est tenue les 6 et 7 septembre à
Cette rencontre devait faire le point sur les progrès enregistrés mais aussi des problèmes qui demeurent depuis la première rencontre qui s'était tenue en 1983, avec alors une centaine de femmes seulement. Une délégation de 200 ouvrières de l'industrie assistait à l'événement.
Avant le triomphe de la révolution en juillet 1979, l'immense majorité des femmes dans les campagnes ne trouvaient que comme saisonnières au récoltes. Cette situation a beaucoup évolué : en représentaient 35 % de la main-d'œuvre permanente et ce chiffre atteindra sans doute 50% en 1986. Beaucoup de femmes font des travaux traditionnellement dévolus aux hommes. Mais comme le souligne le document final adopté par l'Assemblée, doivent encore lutter pour être plus intégrées aux tâches administratives et aux travaux qualifiés : « Nous ne pouvons nous satisfaire qu'il y ait seulement trente femmes qui conduisent des tracteurs » est-il remarqué.
Depuis plusieurs années, l'ATC et le gouvernement ont mis l'accent sur la nécessité impérieuse d'accroître la production et la productivité, notamment en élevant la durée de la journée de travail, qui est tombée à deux heures et demie par jour après la révolution.
Dans ce sens, de nouvelles normes de productions et de salaire, basées sur une journée de six heures de travail, ont été introduites en juin 1986. Mais par la double journée de travail qu'elles effectuent, les femmes parviennent plus difficilement à atteindre voire dépasser ces normes et, donc, à toucher un meilleur salaire. La garde des enfants est certainement le problème le plus aigu qu'elles aient à affronter. Dans certaines propriétés d'Etat, les femmes, en commun avec le syndicat et l'administration, ont mis sur pied des centres d'accueil pour les enfants. Depuis 1983, une trentaine de centres ont ainsi été créés, qui s'occupent de 6 500 enfants environ, déchargeant ainsi près de 2 000 travailleuses agricoles. Par contre, les entreprises privées se distinguent par l'absence totale de toute infrastructure en ce domaine.
En 1984, les femmes représentaient 40 % des effectifs de l'ATC. Mais encore aujourd'hui seulement une vingtaine locale du syndicat.
« Nos revendications ne concernent pas uniquement les femmes. Ce sont les problèmes du mouvement syndical dans son ensemble. Malgré les progrès et les notre syndicat, nous rencontrons toujours une résistance à prendre ces tâches (la responsabilisaintégralement partie de la lutte de la classe ouvrière. Nous devons résolument combattre ces positions arriérées. Nous sommes convaincues que nos intérêts sont ceux du syndicat tout entier », conclut le document final.
Dans la session de clôture de la réucommandant de la révolution, Victor Tirado, membre de la direction
FSLN déclarait : « Cette assemblée, où tant de femmes sont présendémontre que la révolution s'est consolidée. Vous avez constaté les erreurs, les progrès, les défauts, les difficultés. Vous avez aussi constaté que les progrès étaient plus importants dans les propriétés de l'Etat que dans les propriétés privées. Qu'est-ce que cela veut dire, quand vous constatez ce fait, vous qui représentez un secteur de la production ? Cela signifie que vous êtes en train de construire une nouvelle société. Vous êtes en train de faire une révolution, vous aidez à transformer la société. Vous construisez le socialisme, un socialisme caraguayen ».