Inprecor 1974–2004

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POLOGNE

Nouveaux développements dans la gauche révolutionnaire

· Inprecor n° 229, 3 novembre 1986 · p. 14-16 · 2 996 mots

Arthur Wilkins était le pseudonyme de Zbigniew Kowalewski, dirigeant de Solidarność dans la région de Łódź en 1981 et coéditeur de l'Inprekor polonais (1981-1990).

Pologne Stalinisme Syndicalisme IVe Internationale

Nouveaux développements dans la gauche révolutionnaire en Pologne

POLOGNE

OUS avons déjà traité dans une série d'articles (1) de la crise du mouvement social en Pologne et l'émergence de courants à la gauche de la direction de Solidarité. Nous y revenons dans le présent numéro. L'article ci-dessous présente les derniers développements dans l'évolution de la gauche ouvrière en situant cette dernière par rapport au syndicat Solidarité. Nous publions, ensuite, une déclaration du comité constitutif provisoire du Parti ouvrier de la République autogérée

La Pologne est un pays qui ne laisse de surprendre. A la fin de 1984, une équipe de sociologues de l'université de Poznan a réalisé une enquête portant sur un échantillon de travailleurs de quatre grandes usines de l'industrie lourde, situées dans différentes régions du pays. Une partie de l'enquête concernait le modèle de système politique qui correspondait le plus aux aspirations de ces travailleurs.

Soixante dix-huit pour cent d'entre eux se prononçaient en faveur d'élections véritablement libres, avec plusieurs listes,

65 % en faveur de l'existence de plusieurs partis politiques, et 80 % en faveur de la d'expression pour tous les citoyens, qu'ils soient pour ou contre le système politique.

Cinquante huit pour cent d'entre eux se déclaraient en faveur de la propriété sociale des moyens de production et d'une économie planifiée. Il faut souligner que ces deux concepts, contrairement à ceux d'élections libres et de pluralisme politique, sont ambigus pour un travailleur polonais moyen, car ils font partie du discours idéologique du pouvoir bureaucratique. Mais, le plus révélateur, c'est le fait que 87% des travailleurs exprimèrent leur adhésion à l'idée d'une « pleine autogestion ouvrière ». Le terme est un peu vague, mais ce qu'il signifie en Pologne n'est moins que le plein pouvoir des conseils ouvriers, démocratiquement élus par les travailleurs, dans les entreprises, en opposition totale à toute idée de « participation » ou de « cogestion ».

LES TRAVAILLEURS ET SOLIDARITÉ

Cette fidélité si massive à l'idée de l'autogestion ouvrière est, doute, l'acquis le plus formidable de la révolution polonaise de 1980-1981. Si nous laissons de côté le cas très particulier de la

Yougoslavie, il serait difficile de trouver dans le monde un seul pays où l'immense majorité des travailleurs se prononcerait de cette manière-là. En effet, les résultats du sondage révèlent jusqu'à quel point les ouvriers polonais ont choisi un « systè-

Ski, le 11 septembre dernier. me qui doit être différent de celui qui est en vigueur, pour un socialisme humain et démocratique » (2).

La rédaction de Tygodnik Mazowsze, le journal le plus proche de la direction nationale clandestine de Solidarité, soulignant qu'il s'agissait d'une enquête qui fidèlement le comportement et les opinions des ouvriers » précise : « Le soutien très fort pour les idéaux et les valeurs de Solidarité diminue dès qu'il s'agit de Solidarité clandestin. Vingt à vingt-cinq pour cent des ouvriers affirment le soutenir. » Par ailleurs, « les personnes qui soutiennent le pouvoir constituent environ 25 % des travailleurs des grandes entreprises, les autres rejetant le régime instauré après le 13 décembre, telle est la conclusion à laquelle arrivent les auteurs de l'enquête » (3). En résumé, selon les résultats de cette enquête, la moitié des travailleurs - bien que s'opposant à la dictature bureaucratique et tout en maintenant leur soutien au projet démocratique et autogestionnaire incarné par Solidarité en 1980-1981 naît pas dans les activités et dans les positions adoptées par Solidarité sous sa

C'est dans cette contradiction qu'il faut rechercher la force motrice du développement de l'Entente de l'Opposition ouvrière (POR) à partir de mai 1985. La démarche de cette organisation, formée en marge des structures de direction clandestines de Solidarité et de l'opposition démocratique qui y est hégémonique, est triple. Premièrement, elle poursuit la consolidation des niveaux les plus élevés de la conscience ouvrière autogestionnaire, qui demeure dans un état d'atomisation, car ne rencontrant pas une expression appropriée dans la direction du syndicat Solidarité. Il est significatif que cette dernière, qui s'est éloignée de sa base ouvrière dans la clandestinité, est tombée sous l'influence d'intellectuels qui ont toujours un seul remède à l'échec de la gestion bureaucrasavoir l'exaltation des « valeurs d'une économie de marché ».

Deuxièmement, la POR apprend aux travailleurs à défendre leurs intérêts matériels et moraux les plus élémentaires en

(RPRS), issu de l'Entente de l'Opposition Ouvrière (POR-S), et qui veut devenir la section polonaise de la IVe Internationale.

Cette déclaration est suivie d'une courte interview de « Kryki », l'un des responsables du nouveau parti. Enfin, nous publions un article qui fait le point sur la situation actuelle du mouvement social, suite à l'amnistie annoncée par le régime Jaruzelss'auto-organisant autour tions les plus urgentes. Troisièmement, elle les encourage à établir dès aujourd'hui les points d'appui minima, afin de mener un combat pour le contrôle ouvrier sur l'organisation du travail, l'utilisation des ressources et la qualité de la production.

« Ce sont nos usines, proclame la

POR. Nous ne permettrons pas qu'on détruise notre propriété, parce que plus la bureaucratie détruit, moins nous aurons à répartir à la société. Il faut combattre à chaque pas l'irrationnalité et le sabotage économique de la bureaucratie, dénoncer, protester, accuser les responsables devant les tribunaux et, s'il le faut, faire des grèves en défense de nos usines, de notre patrimoine national commun. Moins le gâchis de la bureaucratie sera grand, plus nous aurons pour nous, plus rapidement elle perdra le pouvoir, moins elle pourra faire du gâchis. Dès maintenant, surveillons la bureaucratie de très près ! » (4).

L'OPPOSITION OUVRIERE

POUR L'UNITÉ D'ACTION

A partir de ses premiers réseaux, et surtout de sa base d'origine la plus importante que fut l'Union des conseils ouvriers du mouvement de résistance polonais (ZRP-PRO) en Haute-Silésie (5), la

POR s'est considérablement étendue pendant la première année de son existence.

De nouveaux groupes de la POR se sont formés dans de nombreuses villes du

1. Voir notamment : « La crise du mouvement social polonais », par la rédaction d'Inprekor polonais, paru dans Inprecor numéro 200 du 8 juillet 1985 ; le « dossier Pologne » publié dans Inprecor numéro 208 du 2 décembre 1985 ;

les documents publiés dans Inprecor numéro

221 du 9 juillet 1986.

2. Obecnose numéro 10, Wroclaw, 1985.

3. Tygodnik Mazowsze numéro 157, Varsovie, 1986.

4. Citation tirée du « Programme de lutte immédiate de la POR-S en défense du niveau de vie et du patrimoine national », lequel paraitra dans un prochain numéro de la revue Quatrième

Internationale.

5. Pour plus d'informations sur la ZRP-

PRO, aujourd'hui POR-S de Haute-Silésie, voir

Inprecor numéro 221 du 9 juin 1986.

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celle des charges pour le chauffage des appartements, du gaz, de l'électricité, du charbon et des transports urbains. Les augmentations non déclarées, autour de pour le parasitisme, l'incapacité et la dictature de la bureaucratie stalinienne. Si nous ne résistons pas, les augmentations de prix n'auront pas de fin. Nous devons réveiller en nous la volonté de lutter et commencer à opposer une résistance énergique. Seule une force organisée des travailleurs peut freiner l'action des de Solidarité, dans les conseils ouvriers et autres organes, pour évaluer les aug mentation du coût de la vie ; il faut exiger l'échelle mobile automatique des sasi les augmentations récentes des loyers ne sont pas annulées ou sont suivies de adressées aux organismes de l'administration d'Etat, aux pseudo-syndicats officiels, etc., et pour la préparation des actions de masse contre les hausses de prix ;

journée de grandes batailles en défense de notre niveau de vie et des droits civils ;

agriculteurs et nous approvisionner collectivement chez eux en payant ainsi ausous du minimum de subsistance, qui est de 9 000 zlotys par mois pour chaque membre de la famille, sont invités à allumer des bougies aux fenêtres de leur apgrèves. Nous devons avoir une conscience politique du sens de notre lutte : comprendre que sans renverser un pouvoir qui est aliéné socialement et nationalement, nous ne pourrons éradiquer les causes de la crise. Nous devons être conscients que les objectifs fondamentaux de notre lutte sont l'indépendance et l'autogestion et que nous devons la mener à bien dans l'intérêt des ouvriers, des paysans, essentiellement l'adhésion de noyaux militants, actifs jusque-là dans le cadre du syndicat Solidarité. Même si la POR continue de centrer son attention sur la construction de ses organisations de base dans les grandes entreprises, parmi les ouvriers de l'industrie, sont également apparues dans certaines zones ses organisations paysannes et ses

Tant la plate-forme constitutive de la POR (6) que son « Programme de lutte immédiate en défense du niveau de vie et du national » exercent visiblement une attraction sur des secteurs militants radicalisés de Solidarité chent une alternative de classe, ouvrière et socialiste à la crise polonaise. Convaincus par leur propre expérience de l'échec de la « stratégie de la révolution auto-limitée », ils se retournent vers la POR, animés d'une volonté de doter le mouvement ouvrier polonais de la perspective d'une révolution ouvrière démocratique. D'autant plus que la POR appuie cette perspective sur un corps de revendications immédiates, partielles et transitoires — à commencer par la plus classique, celle de l'échelle mobile des salaires ponde aux préoccupations quotidiennes

Pour donner un exemple, la convocation aux grèves des loyers, lancée par la POR, a eu un écho social important dans plusieurs quartiers de Praga-Nord à Varsovie. Tous les groupes locaux de Solidarité actifs dans les quartiers mentionnés se sont joints à la diffusion de cette initiative qui est, dans l'histoire du mouvement social polonais, la première action sur le terrain explosif de la crise du logement. Dans la même zone, le « Bulletin d'information de quartier » (OBI), édité par la POR, a gagné une importante audience. Dans son édition du 15 mai 1986, Tygodnik Mazowsze a rendu compte de l'appel de la POR intitulé « A bas la pauvreté et la dictature ! » (voir encadré).

En mai également, pour le premier anniversaire de sa fondation, la POR a changé de nom, devenant l'Entente de l'Opposition ouvrière - Solidarité (POR-S), pour montrer ainsi ses racines historiques dans la lutte du syndicat Solidarité pendant la révolution de 1980-1981, comme pour marquer son attitude face à ce syndicat aujourd'hui, dans la résistance sociale. La déclaration du comité exécutif de la POR-S affirme que, dans le combat pour la libération de la classe ouvrière, le syndicat Solidarité constitue un instrument indispensable mais pas suffisant. Il est nécessaire de construire parallèlement une organisation ouvrière capable d'assumer des tâches politiques beaucoup plus avancées que peut le faire un syndicat. C'est justement ce rôle qu'entend jouer la POR-S, en étroite collaboration avec Soli-

Le jeune ouvrier silésien Dziubelski, président du comité exécutif de la POR-S, a envoyé une lettre ouverte à la TKK, dans laquelle il explique qu'après six années d'activité militante, il s'est vu obligé de réfléchir sur « les erreurs commises dans la lutte pour la libé-

A BAS LA PAUVRETÉ ET LA DICTATURE

1986, le régime nous a imposé une nouvelle hausse des prix.

40 %, sont une réalité quotidienne.

autorités qui sont les seules responsables de la crise économique.

Pour nous défendre, il faut créer :

nouvelles augmentations ;

dessous des prix officiels.

partement, le 13 de chaque mois le soir.

des intellectuels et des petits artisans. ration de la classe ouvrière ». C'est cette réflexion qui l'a amené à assumer, depuis la clandestinité, la direction « d'une organisation qui regroupe des ouvriers de gauche, formés et éduqués sous un drapeau commun, celui de Solidarité ». Pour libérer la classe ouvrière de la domination bureaucratique, il est nécessaire, dit-il, de combiner la lutte pour la liberté syndicale avec la lutte pour un pouvoir autogestionnaire, démocratique et indépendant

Dzubelski attire l'attention des dirigeants de Solidarité sur le fait que, dans de nombreuses publications qui se récla ment de ce syndicat, il y a abondance de propos anticommunistes. « Nous autres, affirme-t-il, nous n'employons pas le même langage. Pour nous, le "pouvoir actuel est entre les mains de pseudo-socialistes, qui ont instauré un régime dégénéré n'ayant rien à voir avec le socialisme. » Il souligne que Solidarité que la POR-S aspirent à la construction d'une république autogérée, et il pose la question suivante aux membres de la TKK : « Une Pologne autogé-

Bien que les prix aient récemment augmenté, entre décembre 1985 et mars

Après l'augmentation des loyers en janvier dernier, le régime annonce déjà

La baisse du niveau de vie est le prix que le peuple travailleur doit payer

— des commissions statistiques dans les commissions clandestines d'entreprise

— des comités indépendants de locataires, pour organiser les grèves de loyers

— des comités de protestation, pour l'organisation des pétitions collectives

— des comités du ler Mai, pour préparer les actions qui feront du ler mai la

- des groupes d'auto-approvisionnement, pour établir le contact avec les

De plus, il faut pruclamer l'état d'alerte anti-faim. Ceux qui vivent au-des-

Notre meilleure arme, c'est l'auto-organisation combinée avec la menace de

Entente de l'Opposition ouvrière (POR),

Varsovie, le 17 mars 1986.

rée, souveraine, c'est-à-dire libérée de la pas une Pologne socialiste ? »

Insistant sur la nécessité de clarifier cette question, Dzubelski signale en même temps que, par-dessus toute divergence qui peut exister, le devoir de la direc tion clandestine de Solidarité et de la

POR-S face à la classe ouvrière et à la société polonaise est d'établir la collaboration et la coordination des activités. De l'accomplissement de ce devoir dépendra le sort d'un nouveau « août 1980 ». Dzubelski exprime l'espoir que les dirigeants

« parmi lesquels ne mande Solidarité, quent pas les hommes aux idées larges », comme Zbigniew Bujak et Jan Andrzej

Gorny (membre de la TKK de Haute-Silésie) sauront répondre positivement à cette invite de la POR-S (8).

6. Le texte a été publié dans Inprecor numéro 208 du 2 décembre 1985.

7. Przelom (bulletin officiel de la POR-S),

8. Wolny Robotnik (journal de la POR-S de Haute-Silésie), numéro 38, 1986.

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La POR-S, comme l'annonce sa plateforme, considère comme sa tâche principale d'assurer la stricte indépendance du mouvement ouvrier polonais par rapport « à toute organisation ou institution extérieure à la classe ouvrière » : indépendance de classe politique et idéologique, non seulement par rapport à la bureaucratie totalitaire, mais aussi par rapport à l'Eglise. Sur ce dernier plan, les dirigeants de la POR-S divergent de beaucoup de militants de Solidarité, qui voient dans l'Eglise catholique polonaise une institution indépendante du pouvoir bureaucratique et tendent souvent à s'appuyer sur elle, tombant alors sous son influence idéologique. Accueillant sans aucune discrimination les militants croyants dans la POR-S, ouverts aussi à la collaboration avec des prêtres qui se situent du côté des travailleurs, ils considèrent que la hiérarchie de l'Eglise est un allié tacite mais puissant du pouvoir bureaucratique, et que cette alliance entre « le rouge et le noir », comme ils disent, constitue un grand obstacle sur le chemin de la libération de la classe ouvrière. LA FORMATION DU PARTI OUVRIER

DE LA RÉPUBLIQUE AUTOGÉRÉE

Un élément nouveau dans le processus de recomposition du mouvement social polonais qu'a initié la POR-S est l'apparition publique, en mai dernier, du Parti ouvrier de la République autogérée (RPR.S) ainsi que du journal Zryw (Essor), édité par le comité constitutif provisoire de ce parti. Ce comité déclare qu'une Pologne autogérée ne peut être que l'œuvre de la classe ouvrière organisée et consciente, alliée à l'ensemble des travailleurs et à l'intelligentsia progressiste, et que « le peuple polonais, opprime, humilié et privé de dignité par un régime bureaucratique totalitaire, est obligé de conquérir ses droits et de réaliser ses aspirations par la voie de la révolution ».

A cette fin, est nécessaire « l'existence d'une organisation politique de cadres, centralisée et consciente de ses objectifs et de ses tâches », appuyée « sur le prolétariat international, sur tous les partis ouvriers progressistes internationaux qui luttent pour la libération de la classe ouvrière, la paix et le progrès social ». Le RPRS annonce son désir d'être la section polonaise de la IVe Internationale, laquel. le, peut-on lire dans Zryw, lutte « pour le socialisme, mais authentique, que nous comprenons comme étant une société autogérée, laquelle ne peut se construire pleinement qu'à l'échelle internationale. Un tel socialisme n'a rien à voir avec ce qu'on appelle le socialisme réel » (9).

Pour sa part, le comité exécutif de la POR-S déclare que ce parti se forme sur la base de l'activité de la POR-S, comptant sur son appui et son étroite collaboration. Il exprime son plein accord avec la volonté du RPRS de devenir la section polonaise de la IVe Internationale, « une organisation de caractère international qui lutte pour renverser le régime de la bureaucratie contre-révolutionnaire et pour rendre à la société - en particulier à la classe ouvrière et à l'ensemble des travailleurs - le socialisme perdu » (10).

Pourquoi cette attitude vis-à-vis de la IVe Internationale ? Dans Wolny Robotnik (Ouvrier libre) publié par le POR-S de Haute-Silésie, « Kryki », membre du comité exécutif de la POR-S (voir également l'interview page 18), répond question de la façon suivante : « Je suis convaincu que les idéaux que représente organisation internationale, nombreuse mais très saine idéologiquement, correspond au courant qui, dans le pays, n'a pas perdu la tête, ni sous la propagande du Kremlin ni sous la propagande pro-occidentale. L'une comme l'autre mettent dans le même sac le patrimoine de tous les communistes. Les uns traitent avec haine la bureaucratie totalitaire comme "communiste", pendant que les autres - partisans du régime - se drapent dans le drapeau révolutionnaire des communistes, même s'ils sont la négation flagrante de toutes les valeurs que représente ce

C'est grâce à la IVe Internationale, dit « Kryki », qu'un ouvrier peut comprendre ce qui, par-dessus leur nature ditférente, unit les régimes de la bourgeoisie et de la bureaucratie, à savoir la domination de la classe ouvrière et son exploitation et que, par conséquent, « le destin des ouvriers est le même sous toutes les latitudes » (11).

Arthur WILKINS, 20 octobre 1986.

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