Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

SUISSE

Contre la flexibilité

Inprecor n° 237, 2 mars 1987 · p. 23-24 · 401 mots

Syndicalisme

Le samedi 7 février, plus de 200 per -sonnes ont répondu à l'appel du Comité travail et santé (CTS) de Neuchâtel, pour manifester leur appui aux travailleurs de l'entreprise horlogère d'ETA-Marin. Cette membre du groupe la Société de Micro-électronique et Horlogerie (SMH) cherche à perfectionner les méthodes d'ex - de la main-d'œuvre par l'in -troduction de la fameuse flexibilité, c'est-àdire le travail en équipes, le travail de nuit et le travail le week-end.

Le but est clair : d'une part, les nou -veaux patrons veulent obtenir la flexibilité maximum dans l'utilisation de l'appareil de production de circuits électroniques afin de répondre à une demande très fluctuante dans ce secteur et, d'autre part, ils désirent créer un précédent à Neuchâtel avec l'appui des autorités du canton mais aussi de la tion syndicale de la Fédération des travail -leurs de la métallurgie et de l'horlogerie (FTMH), avant la révision de la loi sur le travail, révision qui a pour but de réduire encore la protection des salariés.

Plusieurs syndicalistes opposés à ces mesures ont pris la parole lors de cette réunion; un représentant de la Fédération des travailleurs de la chimie et du papier (FTCP), un membre du Syndicat des arts graphiques (SLP) et la vice-présidente de la commission féminine du syndicat des services publics (VPOD), Patricia Pedrina qui devait souligner les similitudes de la politique de flexibilité de la main-d'œuvre menée dans le public et le privé : "Au lieu d'utiliser les nouvelles technologies pour réduire le travail de nuit et du dimanche, ils veulent en faire un moyen d'asservissement encore plus travailleurs. Et les femmes deviennent un des instruments pour parvenir au but : généraliser le travail comprimer les coûts salariaux"

Dans cette branche, en effet, la part de

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la main-d'œuvre féminine est importante et de nombreuses travailleuses ont avec force, décrit la façon dont le travail en équipes ruinait leur vie sociale, physique et fami -liale.

Invitée à ce meeting, une militante du syndicat allemand de la métallurgie IG-Metall, qui travaille dans une entreprise de Dortmund, a expliqué l'importance de la lutte pour la diminution du temps de travail et celle pour l'égalité des droits au travail entre hommes et femmes.

Enfin, notre camarade du Parti socialiste ouvrier (PSO), la section suisse de la IVe Internationale, Charles-André Udry, qui participait à cette réunion, devait dénoncer le soi-disant caractère "économiquement indispensable" de l'introduction du travail le dimanche.

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