La crise que traverse la "contra" nicaraguayenne prend des allures de débâcle. Après la démission d'Arturo Cruz à la mi-mars du triumvirat qui dirige l'Union nationale d'opposition (UNO), le politique" de maintenant au tour du leader de l'Union nicaraguayenne-Forces armées révolutionnaires (UDN-FARN), "El Negro" Chamorro, de se retirer de l'UNO.
du territoire
A la mi 1985, l'administration Reagan mouvement contre-révolutionnaire une image d'unité et de légitimité internationale et essayer de gommer l'aspect peu reluisant offert par la Force démocra -tique nicaraguayenne (FDN) principa-
lement composée d'ex-gardes somozistes et dirigée par l'ancien colonel de la Garde
Enrique Bermudez. Washington est visiblement peu capable de contrôler les querelles intestines de la contra, provoquées par la lutte pour
Après Arturo Cruz, qui a reconnu qu'il avait l'an dernier reçu plus de 7 000 dollars par mois de la Maison blanche "pour maintenir sa famille" (sic), la presse américaine vient de révéler que Chamorro avait également été payé par la CIA pour que son groupe, l'UDN, se joigne à l'UNO. Difficile dans ces conditions que les forces rebelles soient perçues comme un mouvement de libération et non une légion de conquistad ores" comme le souhaitait Arturo Cruz.
Simultanément, plusieurs chefs commandos de la FDN ont fait parvenir à Alfonso Robelo, qui demeure à la tête de l'UNO, une lettre dans laquelle ils se plaignent de la gestion des fonds attribués par le Congrès américain.
groupe miskito KISAN, également membre de l'UNO, n'est pas épargné par la crise. L'un de ses chefs de file, le commandant Marcelo Melado, vient de déposer les armes. Quant aux autres dirigeants des groupes contras qui ne sont pas partie prenante de l'UNO, Alfredo César du Bloc d'opposition du Sud (BOS, héritier de l'ARDE d'Eden Pastora) et Brooklyn Rivera de MISURATA, ont "accueillis avec plaisir" ces démissions diverses, Washington leur prêtera plus d'attention