Seul pays profondément christianisé d'Asie, les Philippines sont aussi le seul - avec la Corée du Sud - où les religieux et les militants laïques de l'Eglise jouent un rôle comparable à celui qui
Le marxisme aux Philippines est originellement, de facture anti-cléricale. La hiérarchie catholique est dans l'ensemble, conservatrice. Mais, l'Eglise est trop immergée dans la société pour que ne se reflètent pas en son sein les grandes oppositions sociales et poliest le leur dans diverses contrées d'Amérique latine.
Dès la fin des années soixante, un courant radical apparaît qui donne naissance en 1972 aux Chrétiens pour la libération nationale (CNL). Après la promulgation de la loi martiale en 1972, le CNL fonde, de concert avec le Parti communiste des Philippines (CPP), le Front national démocratique (NDF), un mouvement révolutionnaire clandestin engagé dans la résistance armée. Une longue collaboration, unique en son genre, s'est ainsi établie entre des militant chrétiens et un parti communiste d'origine maoïste.
Le rôle politique de la hiérarchie s'est, lui aussi, directement affirmé ces dernières
Après des années de tensions et de "collaboration critique" avec la dictature, l'Eglise apparaîssant comme la principale institution nationale rivale de l'armée et de l'administration, et devant la s'approfondit à partir de 1983, les évêques ont joué un role actif dans le renversement du président Ferdinand Marcos et la vic-
L'EGLISE ET LE COLONIALISME
Le Christianisme est venu aux Philippines dans les bagages de la colonisation espagnole et collabora étroitement avec les colonisateurs. Les frères devinrent partie prenante de l'appareil d'Etat et les ordres religieux amassèrent une fortune par le système des "encomienda" (1) installé sur tout le territoire par les Espagnols. La chistianisation de la population fut un sucès total. Seules y résistèrent certaines tribus animistes des montagnes du nord et la population musulmane du sud qui, aujourd'hui encore, défendent leur propre identité politique et culturelle. L'acceptation du christianisme était en même temps, l'acceptation de la domination coloniale.
Si la politique de l'Eglise se faisait
Les chrétiens révolutionnaires
aux Philippines
parfois critique vis-à-vis de l'Etat, ce n'était que pour favoriser le maintien du joug colonial espagnol. Les chrétiens "natifs" n'avait aucune place dans le personnel de l'institution ecclésiastique et c'est à partir de là que vont se développer différentes luttes à l'intérieur de l'Eglise elle-même, luttes qui avaient pour objectif la liberté et l'égalité religieuse et la philippinisation" de l'Eglise. L'une des plus importantes batailles pour la liberté religieuse fut menée par trois prêtres philippins, Gomez, Burgos et Zamora qui fu-
La lutte pour la "philippinisation" de l'Eglise fut menée notamment par un prêtre nationaliste philippin, Gregorio Aglipay, qui n'ayant pas été reconnu par Rome, prit la tête d'un schisme de l'Eglise catholique romaine et donna naissance à l'Eglise philippine indépendante.
pour la libération l'Espagne, qui s'exprima dans des centaines de révoltes paysannes durant les trois siècles de domination coloniale et s'acheva par la révolution de 1896, avait un fort contenu anti-clérical, dû aux abus des frères, à l'intolérance religieuse, sources majeures de mécontentement. Toutefois, il faut comprendre que ces luttes, même celles qui avaient un contenu religieux particulier n'étaient jamais contre le christianisme en soi. Les Philippins pensaient que leur soif de réformes était justifiée par leur chritianisme. Leurs révoltes, leur exigence de transformation avaient souvent de profondes références chrétiennes et utilisaient les symboles chrétiens. Cela ne signifie pas toutefois que la foi chrétienne était l'unique source de leur volonté de réformes. La politique, la foi et l'Eglise comme institution étaient étroitement liées.
Quand les Américains s'emparèrent du pays, ils utilisèrent les références religieuses de la population à leur profit. Ils introduisirent le protestantisme et de nouvelles congrégations religieuses qui l'emportèrent adroitement sur les ordres espagnols dans leur tâche expressément définie de propager la démocratie américaine. Le rôle de l'Eglise se modifia dans la forme, mais elle demeurait captive du colonialisme et quand des questions comme celles des bases militaires américaines, la tenure de la terre et l'identité culturelle virent au centre de l'actualité dans les années cinquante, jamais l'Eglise ne prit activement positions sur ces problèmes.
UNE "THEOLOGIE PHILIPPINE"
L'émergence d'un courant révolutionnaire à l'intérieur de l'Eglise dans les années soixante n'est pas le reflet de la théologie de la libération dans l'Eglise latinoaméricaine. Elle s'appuie sur des luttes très anciennes et sur certaines caractéristiques démocratiques nationales. Dans les années soixante, ce courant se développe dans le cadre d'un mouvement radical croissant à l'intérieur du pays. L'appel au nationalisme et la recherche d'une culture philippine et d'une identité contre l'impérialisme américain sont le cadre d'une recherche similaire vers une théologie philippine parmi les religieux philippins. Cette recherche n'avait pas un caractère anti-chrétien mais au contraire voulait un christianisme philippin.
En même temps, la radicalisation étudiante s'exprimait dans le travail de masse. Kabataag Makabayan (KM), une organisation de jeunes Philippins marxistes et nationalistes, se formait en 1964, et se consacra au travail de masse dans les campagnes avec les communautés paysannes. Beaucoup de jeunes prêtres et de séminaristes qui devaient également aller dans ces communautés pauvres pour les besoins de leur formation religieuse, se retrouvèrent face, à ces militants et leurs questions. Ces expériences, sur le terreau des communautés, favorisèrent la réflexion sur les question sociales, au sein de la théologie.
Alors que le KM organisait ses jeunes militants étudiants, la Fédération des fermiers libres (FFF) fournissait la structure
(1) Construit d'après le modèle latino-américain, les "encomiendas" n'étaient pas une terre attribuée mais une unité administrative dont les ordres percevaient l'impôt que payaient les indigènes.
idéologique et politique à toute une couche de militants chrétiens issus des classes moyennes. La PFF avait pour préoccupation la question de la terre, et donc le problème des paysans, en même temps qu'il était guidé par les principes sociaux des encycliques papales. Dans les milieux protestants, ce fut le Mouvement chrétien étudiant (SCM) qui impulsa le débat dans le Conseil national des Eglises des Philippines (NCCP). Ce fut le tournant dans la conscience de beaucoup de chrétiens qui étaient las de l'inefficacité des déclarations morales de l'Eglise, qui étaient motivés pour sortir et organiser les communautés de fermiers et d'ouvriers.
LES GROUPES CHRETIENS VIS-A-VIS
DU RADICALISME
Le mouvement étudiant atteignit son point le plus fort au début des années soixante-dix, période des grandes manifestations et des protestations de masse, connue sous le nom de "First Quarterstorm". Les groupes religieux furent alors obligés de prendre des positions claires, leur point de division étant fondamentalement sur l'attitude à prendre vis-à-vis des idées radicales. Certains groupes, les "radicaux" adoptèrent la ligne nationale démocratique (ND) (c'est-à-dire proche de l'orientation du Parti communiste des Philipppines). D'autres, les "modérés" s'opposaient à toute idée de révolution et rejetaient le marxisme tout en prônant une alternative chrétienne, depuis cette époque ils sont connus sous le nom de sociaux-démocrates. Toutefois, cette socialdémocratie n'avait pas alors de ligne idéologique bien définie : elle était essentiellement une réaction contre la radicalisation de l'Eglise par les nationaux-démocrates. Si l'on en croit une interview donnée par Mar Canonigo, aujourd'hui dirigeant de ce mouvement : "Nous avons débuté comme un mouvement réformiste dans les années qui précédèrent l'établissement de la loi martiale. Au début des années soixante-dix, la nécessité d'une ligne idéologique se fit plus pressante, parce que nous étions inflitrés par d'autres forces, la gauche radicale" (2).
D'autres effectuèrent des choix différents, ce fut le cas du Mouvement étudiant chrétien. Il acceptait la ligne de ND mais se maintenait comme organisation chrétienne. Il faut encore souligner que les positions originelles prises par certains groupes d'eurent rien de définitif. Dans des étapes ultérieures, certains groupes "modérés" comme le Khi Rho, rejoignirent les radicaux.
En 1971, le SCM adopta officiellement la ligne de ND et s'intégra au MDP, l'alliance nationale des organisations de masses nationales-démocratiques. (3)
Le 17 février 1972 le mouvement Chrétiens pour la libération nationale (CNL) voyait le jour. Il était formé des
"chrétiens philippins qui avaient choisi la révolution nationale démocratique comme le seul chemin viable pour construire un ordre social juste et humain aux Philippines. Cet événement fut important parce que c'était la première fois dans l'histoire des Philippines que des gens de l'Eglise créaient une organisation acceptant la collaboration avec les communistes dans la lutte armée contre le gouvernement" (4). Ensemble avec le Parti communiste, le CNL était l'un des membres fondateurs du Front national-démocratique (NDF).
La loi martiale fut établie six mois après la formation du CNL. C'était la réponse du régime au développement du mouvement de masse et à la radicalisation croissante du pays. Elle signifiait également le renforcement du contrôle politique et économique. Les militants chrétiens ne furent pas épargnés par les arrestations, les tortures et les assasinats systématiquement pratiqués par les hommes de main de Marcos. Le régime était toutefois soucieux de ne pas trop mettre son nez dans les affaires de l'Eglise. Aussi cette dernière, était-elle la seule, comme institution légale, à pouvoir s'exprimer contre la politique du régime d'atteinte aux droits de l'Homme. LES COMMUNAUTES CHRETIENNES DE BASE
Dans le milieu des années soixante-dix, face à la nécessité de s'engager plus avant dans problèmes sociaux, le travail pastoral de l'Eglise développé à partir des communautés s'orienta vers la construction des communautés chrétiennes de base (BBC) à travers l'application des principes de l'organisation communautaire (CO). "Des prêtres, des soeurs, des laïques qui vivaient parmi les gens furent les premiers à voir les terribles conséquences de l'instauration de la loi martiale en 1972 : la pénétration accrue des transnationales dans le pays, la violation continuelle et systématique des droits de l'Homme par les militaires, et l'aggravation de la crise économique...
Luttant contre les limites imposées par l'Eglise institutionnelle, ces religieux progressistes allèrent au peuple, se consacrèrent à l'organisation des milieux populaires offrant leurs services et leurs ressources" (5)
C'est à partir de ces lignes de travail que les expériences des églises latino- américaines furent alors appréciées et étudiées plus profondément.
La construction des communautés de base n'était pas seulement une modification des programmes pastoraux que l'Eglise avait pour habitude de faire. Comme la loi martiale ne touchait pas encore les activités de l'Eglise, cette nouvelle pastorale fut un moyen d'organiser les communautés. "Ce qui distingue les BBC-CO des stratégies pastorales antérieures de l'Eglise, c'est une prise de position claire et ouverte en faveur de la lutte du peuple philippin contre toutes les formes d'oppression. C'était en fait un engagement dans le soutien aux droits politiques du peuple" (6). A travers les communautés chrétiennes de base, les communautés pouvaient discuter et analyser leurs luttes à la lumière de la foi chrétienne, et élaborer leurs lignes d'action. Ces communautés de base utilisaient des moyens variés : liturgie, séminaires bibliques, expression dramatique etc. Le développement soudain de ce programme pastoral dans tout le pays et l'impact qu'il eut sur la population chrétienne fut si important que le gouvernement ne tarda à voir dans les communautés de base une menace pour son pouvoir. Il commença alors à persécuter ceux qui, dans l'Eglise, faisaient ce travail, organisaient la catéchèse, les dirigeants laïques locaux, et accentua sa pression sur
Le travail effectué par les communautés de base en terme d'élévation de la conscience, de la pensée critique et de l'action collective a très certainement contribué à la force dont firent montre les communautés dans les manifestations et, finalement, à leur participation aux événements qui fi-
(2) James B. Goodno "Social democrats : the History lesson", In these Times, 16 septembre 1986.
(3) Edicio de la Torre, Touching Groun Taking Root. Theological and political reflections on the Philippine Struggle, Philippines : Institut socio-pastoral, 1986, p. 89.
(4) Exequeil Augustin, Marxism, Capitalism and the Church, Manille. Christians for National Liberation, p.53
(5) Moving Heaven and Earth. An account of Filipinos struggling to change they lives and society. Manille CCPD-World Council Churches and the Philippinc Ecumenical Writing Group, p. 44.
(6) Idem, p. 39.
rent tomber la dictature. Par rapport à la gauche, ce travail des secteurs religieux coïncida d'organisation de masse effectué dans la clandestinité. Il était inévitable que la gauche fut à même de recruter dans ces communautés à la fois pour le travail légal et la guerilla.
L'EVOLUTION DU CNL
"Au commencement, le mouvement Chrétiens pour la libération nationale n'organisait que quelques pasteurs, prêtres et soeurs. la majorité de ses membres venait des classes moyennes et du milieu étudiant. Cette situation s'expliquait d'abord par le fait qu'à cette époque, la révolution et plus spécialement le marxisme, étaient des anathèmes pour la plupart des pasteurs, des prêtres, des soeurs, des diaconnesses. Seul un petit nombre d'entre eux les acceptaient comme moyens de reconstruction sociale" (7).
Lors de son second congrès national en 1981, le CNL devait définir sa composition militante comme strictement religieuse. "le CNL, assume la responsabilité de développer un mouvement de masse révolutionnaire de gens appartenant à l'Eglise et de chrétiens qui travaillent étroitement avec les églises chrétiennes" (8). La répression de la dictature et la pression exercée par la hiérarchie de l'Eglise avait amené beaucoup de religieux à se reconnaître dans les objectifs du CNL, permettant à ce dernier de construire son secteur d'organisation et son programme propres.
Le programme approuvé lors de ce congrès jette les base du CNL comme groupe organisé : "Cet engagement dans la lutte pour la démocratie nationale est l'expression historique de notre vocation à aider à la construction du Royaume de Dieu. C'est l'incarnation politique de notre foi chrétienne à l'étape actuelle de l'histoire des Philippines". (9) Deux tâches générales sont définies : premièrement, le renversement de la dictature Marcos/Etats-Unis et l'établissement d'un gouvernement de coalition populaire, tâche devant être menée avec d'autres organisations nationales-démocratiques ; deuxièmement, la transformation nationale démocratique des Eglises chrétiennes, comme responsabilité spécifique du CNL au sein du NDF.
Pendant ce congrès, le CNL définit également un certain nombre de tâches immédiates à prendre en charge dont la plus importante était la nécessité de construire un mouvement révolutionnaire des gens appartenant aux Eglises comme partie prenante d'un mouvement de masse révolutionnaire d'ensemble. Cette tâche devait se faire autour d'un certain nombre de thèmes : le rôle de l'intelligentsia petite-bourgeoise notamment en termes d'information, la nécessité chrétiens plus concernés par la situation que vivent les ouvriers et les paysans, la question des réformes intérieures l'Eglise qui ont une conséquence directe sur la participation des chrétiens dans le mouvement de masse révolutionnaire.
Concernant les tâches de construction du front uni, le CNL mettait l'accent sur la nécessité d'une direction politique unitaire en même temps qu'il reconnaissait le rôle dirigeant du Parti communiste des Philippines pour son caractère de masse et national, et soulignait le rôle négatif du chauvinisme chrétien et la nécessité d'impulser un oecuménisme révolutionnaire. Mis à part son soutien logique à la lutte armée, son programme donne une importance égale au travail de solidarité internationale : "Notre guerre populaire se développe d'abord aux Philippines, sur le front intérieur. Mais notre solidarité internationale, notre lutte sur le front international fait intégralement partie de notre guerre populaire" (10).
Le CNL met plus particulièrement l'accent sur la lutte pour les réformes démocratiques, pour la transformation nationale-démocratique des Eglises à deux niveaux : la transformation de leur fonction politique, elles doivent cesser d'être au service de la contre-révolution pour passer à démocratique ; et les changements dans les structures internes.
LE CNL ET LE PARTI COMMUNISTE
Le CNL naquit comme une formation spontanée, mais il dut sappuyer sur l'appareil clandestin du PC quand la loi martiale fut proclamée et que le CNL dut aussi passer dans la clandestinité. Durant ce processus, une collaboration étroite entre les deux groupes s'instaura. Le CNL utilisait l'appareil du PC pour protéger ses militants et le PC recruta de nouveaux cadres parmi le CNL.
Pourtant, le programme de 1981, et la tâche spécifique qu'il assignait au CNL dans la transformation des Eglises, ne fut pas accueilli favorablement par certains cercles marxistes du PC. Si l'on en croit Ed de la Torre, l'un des fondateurs du CNL, deux fois emprisonné sous le régime de
"cela ne faisait pas partie des préoccupations habituelles des cercles marxistes du PCP. Mais ce dernier était face à un dilemme insoluble concernant l'Eglise. Il était difficile de marcher aux côtés de l'Eglise telle qu'elle était, mais il était absolument impossible de la détruire. Pour certains marxistes, le projet avancé par le CNL était 'droitier'", pour d'autres, 'Ultra-gauche'. Mais vu le dilemme dans lequel ils se débattaient, ils ne s'opposèrent pas à cette tentative de transformation de l'Eglise" (11)
Cette relation historique furent à l'origine un certain nombre de tensions sur le caractère indépendant du CNL, qui reste encore à résoudre : "Le CNL ...a une origine indépendante, et nombreux étaient ses membres 'inassimilables' pour le parti.
Men étant membres du NDF, ils n'étaient pas en processus d'absorption dans ce dernier" (12)
L'autre problème auquel doit faire face le CNL dans son évolution, c'est une blesse théologique qu'il admet. Bien qu'on puisse le comparer aux Chrétiens pour le socialisme d'Amérique latine, le CNL a eu une orientation plus politique que théologique. Résoudre ce problème est urgent face aux attaques dont il est l'objet sur les questions théologiques, tant de la part de la hiérarchie catholique que des sociaux-démocrates. Ces derniers se sont vu accorder une place préférentielle dans le gouvernement par Aquino, force dont ils se servent pour asseoir leur présence. Toutefois, il semblerait que cette absorption même dans les structures gouvernementales aît affaibli leur capacité d'organisation et de mobilisation, et qu'ils ne soient donc pas une menace réelle.
LA SITUATION ACTUELLE
La hiérarchie, le gouvernement, les militaires ont mené une offensive continuelle, notamment dans la dernière période, pour "coincer" les religieux engagés dans la politique. Le Cardinal Sin, archevêque de Manille publiait avant les élections nationales des congrégations le 11 mai dernier, un texte intitulé "Cathéchisme sur l'engagement des prêtres dans l'activité déclarant que : "les prêtres ne doivent faire campagne pour aucun parti politique ou candicat" (13) et "contenant les lignes directrices interdisant aux prêtres de rejoindre ou de soutenir des organisations ou des mouvements qui prêchent la lutte de classe ou la violence" (14). Sin est connu pour son soutien à Aquino, et l'utilisation qu'il a fait des ressources de l'Eglise en sa faveur. Malgré cette lettre pastorale qu'il publia, on put le voir à la télévision soutenant 10 candidats des partis de la coalition gouvernementale.
Dans une autre lettre pastorale en date du 22 avril, il s'adressait ainsi aux catholiques : "Je dois vous guider et vous ap-
(7) Exequiel Augustin, op. cité
(8) Christians for National Liberation, cuments du Deuxième congrès national, p. 14.
(11) "Qui sont les Volontaires pour la démocratie populaire ? " Interview avec Ed de la Torre, Inprecor numéro 230 du 17 nombre
(13) James Clad "Politics of the Cloth", FEER, 18 juin 1987, 1982.
"Can the Philippine Church withdraw from Politics ?°, Mr and Mrs,