LES NOTRES Emile Van Ceulen (1916-1987)
Notre camarade belge Emile Van Ceulen, âgé de 71 ans est mort le 28 juillet dernier. Avec disparaît l'un de nos plus anciens militants, qui a joué un rôle très important dans l'histoire du Parti ouvrier socialiste, la section belge de la Quatrième internationale.
Depuis 1934, moment de son adhésion au mouvement trotskyste et jusqu'à sa mort, Emile Van Ceulen s'est battu pour les idéaux qui donnaient un sens à sa vie : la lutte contre l'exploitation et l'oppression sous toutes leurs formes, la lutte pour la révolution socialiste à l'échelle mondiale.
Emile Van Ceulen appartenait à une génération qui s'est engagée dans la voie révolutionnaire après avoir pris conscience de la menace du fascisme et des conséquences de la crise économique du capitalisme, et sous l'influence de la révolution d'Octobre. C'est après la montée d'Hitler au pouvoir, quand l'Autriche "tombe" à son tour en 1934, qu'Emile Van Ceulen s'engage dans la vie militante. A cette époque, peu nombreux étaient ceux qui, dans la gauche, se rendaient compte de l'inquiétante évolution de l'Union soviétique, la "patrie du socialisme". Notre camarade appartenait à cette couches de militants ouvriers conscients, écœurés par la social-démocratie, mais refusant de suivre aveuglément le PC. Il devient alors membre de l'opposition de gauche.
De 1944 à 1971, Emile tint entre les mains le fil parfois très ténu de la section belge. Autour de lui se formera dans la Jeune garde socialiste, (organisation de jeunesse du Parti socialiste belge) une aile gauche qui, en 1954, gagnera la majorité contre la droite social-démocrate.
La formation de la Ligue révolutionnaire des travailleurs après la vague de radicalisation de la jeunesse des années 1967-1968, qui prendra ensuite le nom de Parti ouvrier socialiste, verra la fusion de trois générations de militants révolutionnaires, de travailleurs et d'étudiants d'origine socialiste ou chrétienne.
Ainsi était assurée la continuité militante qui était une "obsession" d'Emile Van Ceulen et si le POS existe et vit aujourd'hui, cela est dû pour une bonne part qu'au rôle qu'il joua.