Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

POLOGNE

Refondation du PPS

· Inprecor n° 261, 14 mars 1988 · p. 19-21 · 3 098 mots

Cyril Smuga était le pseudonyme de Jan Malewski, coéditeur de l'Inprekor polonais (1981-1990) et directeur d'Inprecor à partir de 1998.

Pologne Syndicalisme

AU SEIN DE L'OPPOSITION polonaise la question de la création intéressait avant 1980 certains militants qui, au sein du Comité membres du KOR en 1977 ne reprenait-il pas le titre de l'organe

POLOGNE

Refondation du PPS d'un parti socialiste était apparue à de nombreuses reprises.

Un tel parti - renouant avec la tradition du socialisme indépendantiste polonais du début du siècle, avec celle de la social-démocratie de l'entre-deux-guerres et celle de la résistance anti-nazie au sein de laquelle le parti socialiste

Liberté-égalité-indépendance (PPS-WRN) jouait un rôle clé - de défense des ouvriers (KOR) se posaient la question de la reconstruction d'un mouvement ouvrier indépendant.

Le premier bulletin ouvrier - Robotnik - publié à l'initiative de du Parti socialiste polonais ?

Cyril SMUGA

E DEVELOPPEMENT fulgurant du syndicat indépendant Solidarité en

1980-1981, en tant que mouvement de masse unitaire a relégué au second plan la question de la constitution de partis politiques. Les quelques centaines de militants oppositionnels d'avant août 1980 se fondirent dans la masse. La manière de penser les questions politiques fut bouleversée de fond en comble. Dorénavant l'apparition de partis politiques ne pouvait qu'être le fruit de différenciations au sein de Solidarité, fondées sur l'expérience des réussites et des échecs du syndicat, différenciations qui, au vu du rejet

"parti" identifiée par la massif de la forme plupart des militants syndicaux au POUP et de la confusion idéologique régnant au sein du mouvement de masse, devaient prendre d'autres formes.

Il est significatif à ce titre qu'en

1981, lorsque les premières différenciations ont vu le jour, elles s'exprimèrent dans des mouvements tels le "Réseau" des grandes entreprises ou encore la Fédération nationale de l'autogestion. Les tentatives de lancement de partis politiques - fort nombreuses alors (au moins six

"partis" se référant à la tradition socialiste ou social-démocrate ont été créés) - ont rapidement fait long feu sans dépasser le stade de leur proclamation.

Le coup d'Etat du général Jaruzelski en décembre 1981 a une fois encore redistribué les cartes. Les tâches de reconstruction des structures syndicales dans la clandestinité et la pression unitaire des masses ont relégués au second plan les divergences idéologiques. Ce n'est qu'après une série d'échecs de Solidarité, dont le plus grave fut l'incapacité de sa direction clandestine de saisir l'occasion des grèves spontanées du début octobre 1982 après la dissolution officielle du syndicat, puis le fiasco de la grève générale appelée à froid pour novembre de la même année, qu'une différenciation a commencé à voir le jour et que des militants posèrent une nouvelle fois la question de la construction de partis politiques liés à Solidarité et agissant à ses côtés.

Au sein de l'aile gauche du mouvement, cette question - sous la forme d'une proposition de reconstruire le Parti socialiste polonais - réapparaît dans l'hebdomadaire clandestin Robotnik (publié par des militants du Comité ouvrier interentreprises de Solidarité de Varsovie, qu'il ne faut pas confondre avec le bulletin du même nom publié de 1977 à 1981 par les militants du KOR).

Quel type de parti construire A partir de 1983-1984, Robotnik publia régulièrement des articles consacrés à la discussion des contours et de la forme que pourrait prendre un tel parti. Constatant que "la question de savoir s'il faut, et quand, ressusciter le Parti socialiste polonais est en discussion dans de nombreux milieux sociaux" et que "la formation de partis politiques sera sans aucun doute la voie naturelle du développement des idéaux démocratiques et libertaires d'août" 1980, un rédacteur de ce journal écrivait en janvier 1984 que le nouveau PPS "pour qu'il puisse avoir la force et l'autorité politique nécessaires, devra compter au moins quelques milliers de membres et avoir des dirigeants ainsi qu'un programme largement connus " II mettait en garde contre une proclamation prématurée du PPS et concluait que "seule une présentation ouverte, publique, de l'alternative socialiste par des personnes jouissant de l'estime sociale et connues pour leur engagement en faveur du socialisme démocratique sera un défi d'importance historique " (1). Dans un article, publié peu après, un autre rédacteur du journal présentait ainsi le contour idéologique du futur parti: "Notre tâche, la tâche des socialistes polonais des années 80, c'est la lutte politique el économique au sein du syndical et des partis politiques, c'est de reprendre les mots d'ordre et les idéaux pour lesquels sont morts Ludwik Warynski et Janek Wisniewski (2), les ouvriers de la Commune de Paris et les ouvriers polonais du chantier naval "Commune de Paris". Le premier pas sur celte voie consistait à leur reprendre notre fête ouvrière du ler Mai. Le pas suivant sera la création de groupes socialistes qui, dans la discussion el par la lulle détermineront les formes du mouvement socialiste polonais." (3)

Des débuts difficiles Les propositions de Robotnik ne trouvèrent pas alors d'écho très large. La crise politique larvée dans laquelle était plongé le syndicat Solidarité et l'absence dans les propositions de Robotnik de perspectives politiques immédiates apparaissant comme une alternative face celles formulées par la direction syndicale ne rendaient pas ce projet attractif, même aux yeux de militants qui pourraient être tentés par une organisation s'affirmant clairement de gauche.

Face à ces difficultés, en 1984-1985 le groupe autour de Robotnik a connu une évolution à droite. Des conceptions niant l'existence même de la classe ouvrière y sont apparues - la majorité des travailleurs y fut caractérisée comme une "classe industrielle" amorphe et passive. Le porteur des changements révolutionnaires devait être dans cette conception une "nouvelle classe" composée de jeunes ouvriers qualifiés, de techniciens, d'ingénieurs, d'enseignants, de créateurs, de professions libérales et d'étudiants.(4) En même temps le journal présentait la situation au Nicaragua comme une "lutte entre la démocratie et le communisme" et il a publié un interview avec Arturo Cruz, chef de file de la soi-disant Coordination démocratique, guayen de la liberté" (5). La situation changea lorsque, après l'amnistie de la quasi-totalité des prisonniers politiques en septembre 1986, des divisions publiques apparurent au sein de la direction de Solidarité. La très relative libéralisation du régime convainquit une aile de celle-ci que la bureaucratie sera perméable à la pression démocratique dans le cadre de la seconde étape de la réforme économique

1) Article de Jan Morawski, dans Robotnik numéro 44 du 23 janvier 1984. La traduction française de cet article est parue dans Inprecor numéro 185 du 3 décembre 1984.

2) Ludwik Warynski fut, en 1882, le fondateur de Proletaryat, premier parti ouvrier marxiste de Pologne. Janek Wisniewski était un ouvrier. Il fut assassiné en décembre 1970 à Gdynia et son corps fut porté par les manifestants tout autour de la ville. Il est devenu le symbole de la lutte des travailleurs contre le "socialisme réel".

3) Article d'Igor Lewy dans Robotnik numéro 45 du 30 janvier 1984. La traduction française de cet article est parue dans Inprecor numéro 185 du 3 décembre 1984.

4) Article d'Igor Lewy dans Napzrod numéro 2, 1985.

5) Robotnik numéro 69 du 19 août 1984.

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qu'elle préparait. Ces militants virent dans les projets économiques du gouvernement une évolution positive, qu'hésitante et incomplète, et choisirent d'appuyer ce qui dans la réforme économique leur apparaissait comme devant briser à terme le monopole bureaucratique

C'est un choix diamétralement opposé qui guida le courant "syndicaliste" de Solidarité, influent en particulier en Basse-Silésie et en Poméranie occidentale. Constatant que la seconde étape de la réforme économique impliquait en premier lieu une forte hausse des prix et une aggravation des conditions de travail, bref un accroissement de l'exploitation de la force du travail, les "syndicalistes" mirent en avant la nécessité de renforcer ou de reconstruire les structures syndicales dans les entreprises afin de mobiliser les travailleurs autour des revendications matérielles. La rédaction de Robotnik parvint à des conclusions similaires et les militants regroupés autour du journal tentèrent de formuler un programme d'action immédiate dans les entreprises (6).

les nouvelles générations

Une convergence se dessina entre les propositions de Robotnik visant à donner

"grain-à-moudre" aux militants d'endu treprises et celles qui mettaient l'accent sur le développemenı de comités constitutifs publics de Solidarité dans les entreprises afin d'intégrer à l'action syndicale la nouvelle génération de travailleurs, qui n'avait pas connu Solidarité légale et ne trouvait pas la voie menant vers les commissions syndicales clandestines d'entreprises. C'est cette convergence qui constitua la base de refondation du Parti socialiste polonais en novembre 1987, dont le journal Robotnik devint l'organe central. Elle permit de plus que des oppositionnels d'orientation socialiste non-engagés dans aucun des deux courants constitutifs rejoignent le PPS.

Lors de la fondation du PPS (7), un document d'orientation générale - la déclaration politique du PPS - fut adopté. Nous en publions ci-contre de très larges extraits.

Fidèles à la conception d'un parti public dont les dirigeants seraient des personnalités et qui renouerait avec la tradition du PPS historique, les fondateurs du PPS ont cherché à organiser dans le parti les survivants du PPS historique et des figures illustres de l'opposition polonaise. La structure de direction du PPS reflète cette volonté : d'une part, un présidium, composé pour une bonne part de personnalités historiques de l'opposition et de dépositaires de la tradition dont les fonctions sont idéologiques et de représentation, et d'autre part, un comité exécutif central (CKW), censé diriger le parti au jour le jour, composé de militants de terrain, l'organe dirigeant - le Conseil général - étant l'addition de ces deux instances et de délégués régionaux du parti élus à la base. Cette structure lourde ne put - de part les interventions fréquentes de la police politique qui en arrêtant une partie des militants empêchait la tenue des réunions - jouer réellement son rôle.

Le harcèlement policier

Dès sa fondation, le parti fut en effet confronté à l'action assidue de la police politique. Son congrès fut interrompu au bout de quelques heures par l'interpellation d'un grand nombre de participants et de ce fait, certains documents ont dû être adoptés en petit comité et en l'absence de certains dirigeants. C'est notamment le cas de la Déclaration politique du PPS -principal document de référence du parti -adopté alors qu'une partie des membres du CKW, qui proposaient des projets alternatifs, étaient en prison.

Depuis novembre 1987 le PPS connut un développement significatif. Interrogé par téléphone Jan Jozef Lipski évaluait le 4 février dernier le nombre de ceux qui déclaraient leur candidature à plus d'un millier. Il parvint à mettre sur pieds des cercles d'entreprise dans certaines grandes usines du pays et ses militants jouèrent un rôle actif dans le développement de la presse syndicale d'entreprise - en organisant notamment une "semaine de la presse d'entreprise" au cours de laquelle ils diffusèrent les journaux clandestins devant les portes des usines - et dans la constitution de comités constitutifs de Solidarité dans les usines. Après la hausse des prix du 1 février, les militants du PPS ont joué un rôle important en popularisant les mouvements revendicatifs et en tentant, à la mesure de leurs forces, d'aider à leur organisation.

Se délimiter politiquement

Dans cette situation, selon Piotr Ikonowicz, membre du présidium du PPS que nous avons interrogé par téléphone, avait une forte pression de la part de notre base ouvrière pour qu'on publie une déclaration qui nous délimite plus clairement face au pouvoir et face au POUP que ne le faisait celle adoptée lors du congrès". Des divergences apparurent au sein de la direc tion du PPS à ce sujet. Le projet d'une déclaration de principes d'action soumis lors de la réunion du presidium du parti du 3 février 1988 et la proposition de transformer cette réunion au vu du nombre d'observateurs en session du Conseil général se heurta à l'opposition de plusieurs membres du praesidium qui jugèrent cette manière d'agir quelque peu cavalière. Le 7 février plusieurs dirigeants du parti - dont notamment Jan Jozef Lipski, Wladyslaw Goldfinger-Kunicki, Jozef Pinior et Marek Nowicki - furent interpellés par la police et ne purent participer à la réunion du Conseil général. Les autres membres de ce Conseil ont cependant adopté le texte litigieux, ce qui fut interprété comme une manoeuvre par les dirigeants opposés à certaines des formulations qu'il contenait. Interrogé par téléphone Jozef Pinior, (un des deux vice-présidents du parti) expliquait ainsi cette attitude: "Je pense que la police a considéré que notre arrestation suffisait à paralyser la réunion et qu'il était inutile de chercher à interpeller les autres dirigeants. Les camarades restés libres voulaient bien faire, craignant une attaque de la police contre le parti - certains d'entre eux venaient à peine de sortir de la maison d'arrêt de Wroclaw - ils cherchaient à donner une colonne vertébrale politique au parti." C'est également l'impression de Piotr Ikonowicz, qui fut présent lors de cette réunion: "Lorsque la déclaration politique du congrès fut adoptée, j'étais moi même en prison avec plusieurs de mes camarades. Elle fut adoptée par ceux, qui ont été arrêtés le 7 février. En quelque sorte les rôles ont été inversés. Seulement, ce que nous n'avions pas compris en adoptant le nouveau document c'est que la situation dans le parti était déjà différente à ce moment." Cela provoqua une crise au sein de la direction du PPS. Quatre membres du presidium du parti - Jan Jozef Lipski (le président), Wladyslaw Goldfinger-Kunicki (un des deux vice-présidents), Andrzej Malanowski (le secrétaire) et Marek Nowicki ont alors rendu publique la déclaration suivante:

"Depuis décembre 1987, l'activité de certains membres du Conseil général de PPS fut marquée par des manipulations du caractère policier. Elles avaient pour but

6) Les débats dans Solidarité et les différentes positions en présence alors ont été présentés dans Inprecor numéro 248 du 7 septembre 1987.

7) SB, la police politique.

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d'introduire des divisions artificielles et non justifiées parmi les membres de la direction. En même temps on tentait de paralyser le travail programmatique du parti. Dernièrement, cette action s'est approfondie. Le 3 février 1988 se produit une tentative de transformer, en dehors des règles statutaires et sans en aviser tous ses membres, une réunion du presidium du Conseil général en session du-dit Conseil, cela dans le but de forcer l'adoption d'une résolution programmatique de caractère gauchiste-trotskyste.

Juste avant la réunion du Conseil général, convoquée pour le 7 février, le Service de Sureté (8) a arrêté de manière sélective les membres du Conseil général qui étaient opposés à l'adoption d'une telle résolution. Le caractère et le déroulede l'arrestation indiquaient qu'il s'agissait uniquement d'isoler pendant quelques heures ces personnes là. L'interpellation des camarades fut utilisée par un groupe de membres du Conseil gé-néral pour signer une déclaration qualifiant le parti de révolutionnaire et de plus ne rejetant pas la violence.

On a tenté de diffuser cette déclaration en tant que résolution du Conseil général du PPS. Cette provocation avait pour but de compromettre le PPS aux yeux de ses sympathisants dans le pays et à l'étranger et aux yeux des partis regroupés au sein de l'Internationale socialiste. Cela devait servir indirectement à compromettre les mouvements et les courants socialistes renaissants en Pologne.

Ne pouvant pas déterminer l'importance de l'infiltration et refusant de prendre la responsabilité pour les effets futurs d'une telle situation, nous avons décidé de quitter la direction du PPS, en réservant la décision de notre appartenance au parti afin de voir si la direction res-tante du PPS, subissant pour le moment passivement la manipulation, sera capable de s'épurer. Dans le cas contraire nous ne verrons pas de possibilité de continuer notre activité au sein du parti. Au contraire nous y verrions un danger social. Nous restons fidèles à la tradition du PPS et aux

"Sortir de la réserve" Les 12 membres restants du Conseil général du PPS présents à sa session du 14 février adoptèrent un projet de déclaration de principes (voir page 22) soumis à la discussion interne au sein du PPS. Selon Piotr Ikonowicz, que nous avons interrogé à ce sujet au téléphone, ce texte reprenait en la corrigeant - notamment toute référence au caractère révolutionnaire du PPS y fut supprimée - la déclaration litigieuse du 7 février.

Parlant de ce document Piotr Ikonowicz précise: "Avec ce texte nous voulons sortir d'une sorte de réserve dans laquelle le pouvoir veut enfermer l'opposition. Nous rompons une sorte de compromis silencieux, qui consiste en ce que le pouvoir ne réprime pas trop durement les opposants qui pour leur part se gardent de le remettre en cause trop clairement. Nous refusons une telle attitude inspirée de la tactique des Indiens qui se limitaient à protester contre les méfaits des colons dans des pétitions envoyées au vice-roi. Et par là-même, nous montrons que ceux qui se complaisent dans la réserve, le font non parce qu'il est impossible de faire autrement, mais parce que c'est leur choix."

Commentant la démission de quatre de ses membres, le Conseil général déclarait : "Dans la déclaration motivant ce fait apparaît l'affirmation grave au sujet d'une infiltration par la police politique. C'est une accusation très grave. Nous nous étonnons que n'ait pas été employée la possibilité statutaire de procédure devant le tribunal fraternel (articles 11, 12 et 13 des principes statutaires provisoires du PPS).

Cela est d'autant plus moralement condamnable, que l'accusation de collaboration avec le ministère des Affaires intérieures implique de fait, dans les conditâche du tribunal serait également de décider où s'arrête la discussion des divergences politiques et où commencent les accusations gratuites."

"Des accusations très graves"

La mise en avant d'accusations aussi graves sans employer la voie statutaire et alors que le PPS compte à peine trois mois d'existence, doit conduire à poser la question du tacticisme et à mettre en cause la réalité des convictions socialistes des intéressés. A la lumière des conditions difficiles dans lesquelles le PPS agit, et de la dépréciation du mot socialisme au sein de la société polonaise, l'accusation portée dans les déclarations des quatre membres du Conseil général met en question leur attachement au PPS. Jusqu'au congrès programmatique les fonctions vacantes au sein du présidium du Conseil général le resteront." (10)

Dans un communiqué de presse ils écrivaient à propos de la démission quatre de leurs camarades: "Le Conseil général considère cela comme une tentative de dévier la discussion à propos du programme vers la sphère des luttes per-

Une procédure de conciliation, sous la forme d'une commission composée de militants ne prenant pas part au conflit et connus pour leur impartialité, devait être mise en place.

Quoi qu'il en advienne, cette crise témoigne des immenses difficultés auxquelles se heurtent les tentatives de construction d'un parti ouvrier dans un pays où le stalinisme est parvenu à briser la continuité du mouvement ouvrier.

29 février 1988

8) Déclaration recueillie au téléphone auprès de Jan Josef Lipski.

9) Déclaration recueillie au téléphone auprès de Josef Pinior.

10) Communiqué recueilli au téléphone auprès de Josef Pinior.

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