Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

COLOMBIE

Première conférence de la coordination de guérilla "Simon Bolivar"

· Inprecor n° 263, 11 avril 1988 · p. 13 · 515 mots

"Simon Bolivar" 1 ENSEMBLE du mouvement de

L

guérilla, aujourd'hui représenté par l'Union camilliste-ELN, le Commando Quintin Lame (une guérilla indienne, ndlr), l'Armée populaire de libération (EPL), le Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), le Mouvement du 19 avril (M-19) et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-EP), se constitue à compter de cette conférence et de cette date comme Coordination de guérilla "Simon Boli-

Nous nous inscrivons ainsi dans les processus de convergences populaire, démocratique, civile et sociale de connaît l'ensemble de la Colombie. Cette décision devient nécessaire face à la situation de crise sans précédent que connaît le pays et qui a son expression la plus aiguë dans la sale guerre, la faim galopante et la violence que déchaîne l'oligarchie fasciste et militariste.

Conscients de l'autorité, de la voie et de l'exemple que représentent les armes du peuple et leur unité, nous sommes d'accord et nous nous engageons sur les points sui-

1) Continuer de construire l'unité avec des critères d'autonomie, idéologique et politique et de respect mu-

Centre les différentes forces qui sont partie prenante de cette unité.

2) Impulser tous les processus et les expressions les plus diverses de convergence nationale autour de la nécessité de la démocratie et du respect de la vie.

3) Appuyer et impulser toute conquête et réforme qui signifie une amélioration de la qualité de la vie des Colombiens.

4) Exiger des garanties pleines et entières pour l'action politique autour de l'élection populaire des maires pour les organisations de masses qui participent à ces élections, qu'elles présentent ou pas des candidats.

5) Rejeter l'ultimatum du gouvernement par rapport à la démobilisation du mouvement guérillero, dans la mesure où il s'agit là d'une déclaration de guerre totale, d'une rupture définitive du dialogue, et d'une fausse issue pour un pays qui veut des solutions de fond.

6) Nous réitérons notre refus de la guerre et nous insistons sur la nécessité de solutions politiques qui répondent à l'urgence du besoin de démocratie et de chan-

7) Nous n'avons pas été les premiers à prendre le chemin de la guerre, et nous avons toujours été disposés à des solutions différentes. Mais si le régime veut l'approfondir et la généraliser, nous relèverons le défi d'une telle confrontation. Nous assumerons la construction d'une armée qui soit le garant et le défenseur de la vie pour la souveraineté nationale et po-

8) Défendre la vie comme bien suprême pour notre existence comme na-

Nous appelons à unir les forces, à multiplier les actions pour la Vie et à développer la plus large mobilisation pour arrêter la sale guerre, châtier les coupables et revendiquer la vie comme le plus important des droits du peuple.

Nous faisons du peuple et de ses organisations le garant de ces accords dont l'objectif est de contribuer à construire une Colombie nouvelle. Et nous leur demandons de faire de cette réunion de guérilla et du développement de ses décisions, la garantie de la victoire.

Avec l'unité, pour la vie, pour la Co-

Coordination de guérilla "Simon Bolivar" Montagnes de Colombie, Septembre 1987

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