Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

URSS

Appel du Syndicat indépendant des travailleurs d'URSS

· Inprecor n° 27, 28 avril 1978 · p. 3-7 · 3 120 mots

Syndicalisme URSS et Russie France

par le syndicat indépendant des travailleurs d'URSS

En janvier 1978, 200 tra- sont sondarises avec les ou- Roumanie et elles se sont en soit un droit reconnu vailleurs, dont le porte- vriers sovietiques et approu- gagees dans la denonciation exercé librement en URSS

Travail CFDT, FO et FEN ont assis- teintes à la liberté, mais sans pour leur dignité». Toutes

(OIT) et aux organisations té à la conférence de presse, aller jusqu'à mentionner ex- deux exigent la libération syndicales des pays occiden- organisée début mars, par plicitement la création du de Khlébanov et de ses cataux, Tappel que nous pu- des militants oppositionnels syndicat indépendant en marades, actuellement in blions ci-dessous. (Trente venant d'URSS, de Pologne, URSS. La FEN demande à ternés en hôpital psychiasyndicats britanniques se de Tchécoslovaquie et de ce que la liberté syndicale trique.

parole le plus connu est vé l'objectif de leur syndicat Khlébanov, ont constitué en indépendant). URSS un syndicat indépendant. Au début de février ils ont adressé à l'Organisation trales internationale du

Chômeurs soviétiques venus de différentes villes et Républiques de notre pays à Moscou, nous sommes contraints d'adresser cet Appel à l'aide morale et matérielle par l'intermédiaire de la presse des pays occidentaux. Nous n'avons aucune autre possibilité.

Tous autant que nous sommes, nous avons été licenciés pour avoir dénonce des abus et pris des positions critiques à l'encontre de la direction des entreprises qui nous employaient (pillage de valeurs matérielles, pots de vins, graves accidents de travail, violation grossière de la législation du travail, etc.).

Nous sommes tous des personnes d'âge moyen (entre 35 et 45 ans) et nous avons plus d'une dizaine d'années d'expérience professionnelle.

URSS

Appel

du Travail « Tout notre pays est rongé par la pourriture du bureaucratisme. Nous et nos camarades de malheur en sommes le témoignage. » de la répression contre les travailleurs dans les pays de l'Est. En France, les quatre cen- La CGT a pris position en syndicales, CGT, condamnant toutes les at

Nous sommes privés de travail pour une période allant de un à cinq ans.

Il nous semblait que les questions que nous soulevions trouveraient un soutien, si ce n'est à l'endroit même où elles se posaient, du moins dans les instances supérieures et dans la presse.

D'un côté, le parti et le gouvernement appellent les citoyens soviétiques à faire régner l'ordre là où il est enfreint : dans les entreprises de production, dans la vie nationale et dans le domaine public et social. De l'autre côté, les instances soviétiques du pouvoir s'en prennent avec violence, précisément à ceux qui font preuve d'un strict respect de l'ordre légal et interviennent pour défendre les intérêts de la production, comme le demande la propagande.

à l'Organisation internationale et aux syndicats des pays occidentaux

Get La CFDT apporte son soutien kà tous ceux qui utilisent les moyens à leur disposition pour lutter contre le chômage politique. et

Toutes nos tentatives pour obtenir justice auprès des instances du pouvoir ont été vaines.

Nous nous sommes adressés, chacun de notre coté, aux instances centrales du pouvoir soviétique: Comité central du PCUS, Présidium du Soviet suprême, Soviet des ministres de l'URSS, Conseil central pansoviétique des syndicats. Nous n'avons obtenu aucune réponse.

Les instances juridiques règlent nos problèmes dans un sens unilatéral, c'est-à-dire qu'elles donnent des réponses dilatoires et bureaucratiques, nous envoient d'une instance à l'autre. Lorsque nous nous adressons aux instances supérieures, là où l'on prend des mesures constructives, on emploie contre nous qui défendons le droit à la requête,

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Un vieux militant de l'opposition en URSS, le général P.Grigorenko, devant son portrait en uniforme.

des méthodes inadmissibles : sous prétexte d'enregistrer les rendez-vous pour être reçus par la direction, on nous arrête séparément ou par groupe, pour nous envoyer dans les postes de milice, dans les hôpitaux psychiatriques.

C'est une pratique en vigueur dans les instances les plus hautes : dans les services d'accueil du PCUS, du Présidium du Soviet suprême et du Ministère public de l'URSS.

Il est absolument impossible d'avoir une entrevue dans un établissement supérieur soviétique quel qu'il soit; toutes les personnes haut placées - nos serviteurs, comme ils aiment se définir eux-mêmes -, ont dressé entre eux et nous un mur de miliciens.

Nous avons décidé de nous unir. Nous avons entrepris des démarches collectives. Mais, de la même façon qu'avant, on nous fait chasser à l'aide de la milice hors de Moscou, on continue à nous interner dans les hôpitaux psychiatriques.

Nous nous sommes adressés collectivement à toutes les organisations sociales et publiques, à celles du Parti, aux organisations soviétiques et syndicales, aux rédactions des journaux centraux : Pravda, Izvestia, Troud, Literatournaia Gazeta, aux revues : Ogoniok, Kommunist, Partinaia Jizn, Socialistitcheskaia Zakonnost; nous n'avons obtenu aucune réponse.

Nous avons espéré que la nouvelle constitution de PURSS allait apporter des changements dans la situation des travailleurs démunis de tous droits. Les cas de répression et d'internement dans les hôpitaux psychiatriques que nous joignons à cet Appel prouvent que la nouvelle constitution n'est pas prise sérieusement en considération par les organismes soviétiques, qu'elle ne sert que d'écran pour égarer le peuple soviétique et l'opinion internationale.

Ce n'est qu'après que nousayions rendus publics les actes d'arbitraire et de violence que nous avons subis, que nous avons été invités à nous rendre dans la rédaction des Izvestia et au comité du KGB, où l'on nous a promis de l'aide.

En fait, ce n'était que tromperie.

La rédaction des Izvestia ne poursuivait qu'un objectif : ils nous ont reçus un par un, cherchant à nous amadouer par des promesses et à nous faire dire qui de nous était l'organisateur. Ils ont fait tout ce qui était possible pour nous diviser, pour introduire entre nous des dissensions et des querelles.

Quant aux organes du KGB, leur objectif était de déterminer notre nombre et l'endroit où nous logions, dans le seul but de nous expulser de Moscou ou de nous renvoyer dans un hôpital psychiatrique.

Aussi, avons-nous décidé d'organiser notre propre syndicat, qui soit réellement indépendant, pour

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ІЕЖДУНАРОДНЫЕ ПОЛЕТЫ В КОСМОС

1978 k32

Timbre commémorant les exploits cosmiques de l'URSS que sur le plan officiel et juridique, nous puissions défendre nos droits et nos intérêts, et que tous ceux dont les droits sont bafoués - dans quelque domaine que ce soit - puissent, s'ils le souhaitent, se joindre à notre lutte collective pour nos droits qui sont inscrits dans la nouvelle constitution de l'URSS.

Nous considérons que ce n'est qu'en créant notre syndicat et en nous appuyant sur l'opinion publique des travailleurs de tous les pays que nous pourrons forcer nos dirigeants à respecter les droits des simples travailleurs.

Dans notre pays, il n'existe aucune organisation qui défende les intérêts objectifs des travailleurs.

Les syndicats soviétiques ne défendent pas nos droits et n'ont pas l'autorité nécessaire, dans la mesure où ce sont des communistes qui occupent toutes les positions-clés dans les syndicats, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas réussi à grimper dans l'appareil-même du Parti. Ce sont tous des ingénieurs ou des techniciens, qui savent qu'en cas de non-réélection, ils se retrouveront sous les ordres d'un des dirigeants de l'entreprise, et que, pour cette raison, ils ont tout intérêt à se ranger du côté de la direction (ce qu'ils font de toute façon, en dehors de considérations de ce type).

Les élections syndicales sont purement formelles : ce sont les dirigeants de l'entreprise, le responsable du Parti dans l'entreprise et les dirigeants du Comité régional du Parti qui élisent et désignent les présidents des comites syndicaux.

Il est à noter qu'il n'existe aucune entreprise de production en URSS, où il n'y ait pas 100% de syndiqués parmi les ouvriers et les employés de l'entreprise.

Tout serait démocratique, si... les délégués étaient élus au cours d'une assemblée générale, en présence de tous.

Dans la pratique, pour s'assurer d'avance un soutien, la direction et le comité du Parti ont recours au truc suivant : les délégués sont choisis par atelier ou par section. On convoque d'abord les ingénieurs et les techniciens à une réunion préalable au cours de laquelle le président du syndicat, d'un commun accord avec le comité du Parti et le chef de l'atelier ou de la section, explique la façon de bien «mener» les élections des délégués.

Puis les élections ont lieu par sections ou ateliers; comme le veut l'usage, le chef d'atelier ou de section «recommande» les personnes qui lui conviennent, c'est-à-dire qu'il inscrit leurs candidatures pour le vote; ceux-ci, en signe de reconnaissance, le proposent lui, et ses contre-maîtres; en outre, dans chaque section, on fait passer un des employés de l'entreprise en arguant de son autorité; pourtant les employés élisent également leurs propres délégués; mais les ouvriers, qui sont dix fois plus nombreux que les employés, ne soupçonnent même pas qu'en fin de compte, c'est pratique ment l'ensemble des ingénieurs des techniciens qui se retrouvent à la conférence, c'est-à-dire des personnes qui ont peu à cœur les intérêts des ouvriers.

Les délégués ouvriers reçoivent de l'argent sans qu'ils aient à le rembourser; on leur organise des buffets, avec abondance de produits rares et de boissons alcoolisées.

S'installent à la présidence sans aucune invitation : la direction de l'entreprise, les représentants du Comité régional, du syndicat de la ville, le responsable du Parti; ce sont eux qui s'occupent de l'inscription des candidatures, c'est-à-dire qui inscrivent sur les bulletins les personnes qui leur conviennent.

On n'inscrit aucune autre candidature. C'est pourquoi les élections des membres du futur comité syndical sont réglées d'avance.

L'élection du président et la répartition des fonctions se fait autour d'une table chargée à craquer de nourriture et d'alcools achetés avec l'argent public, et au bruit de verres qui s'entrechoquent à l'occasion des toasts.

Les «représentants» des organisations de base élisent à leur tour les syndicats régionaux et ainsi de suite.

Dans le présent Appel, nous voulons, pour confirmer le bien-fondé de nos arguments, reproduire des faits racontés par la presse, tout en affirmant qu'il ne s'agit pas là «d'insuffisances» particulières, mais de la vie de tous les jours, de ce qui est devenu la règle.

Leninskoe Znamia, no 23, du 27 janvier 1978 - organe du Comité régional du PCUS et du Soviet des députés du peuple de la région de Moscou - a publié un article : «Ils s'y sont faits», dans la rubrique : «Sur la trace des lettres angoissées» :

«Cela fait deux ans que la direction numéro 3 des Ponts et chaussées de Mojai est agitée par des lettres anonymes, dont le flot ininterrompu inonde les différentes organisations locales et régionales.

Des signaux d'alarme analogues avaient déjà été tirés dans le passé...

Le 14 octobre 1977, ont eu lieu les élections syndicales. A la fin, les ouvriers sont allés au restaurant boire l'argent du syndicat...

----- photo credits and running heads -----

ПОЧТА СССР

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B.F. Stepanou, directeur de l'entreprise : 'C'est une tradition très ancienne chez nous. Nous estimons qu'il vaut mieux boire collectivement que de se cacher dans un coin...

N.I. Mirochnikov, président du comité syndical : 'Le comité régional du syndicat débloque des fonds spéciaux pour de telles rencontres'.»

Dans Troud, du 20 janvier 1978, numéro 17, on trouve l'article suivant : «D'étranges bons de voyage», ville de Enakievo, région de Donetsk :

«L'intervention de l'abatteur A.L. Todoseitchouk à la tribune du congrès syndical, beaucoup la comprennent dans la mine. A.L. Todoseitchouk a violemment critiqué le président du comité de la mine, V.S. Sigareu, pour avoir toléré des violations de la législation du travail concernant la répartition de l'aide matérielle. Il a donné des exemples concrets : 'Ce sont les mêmes personnes, - a-t-il déclaré -, qui d'une année à l'autre bénéficient des traitements en sanatorium, ou en maison de repos, alors que E. Litvin et A. Melikhou, qui venaient de passer dans un centre médical pour ivrognes, ont reçu un bon de voyage'. Les dirigeants de la mine, le directeur général de l'Union nikidzeougol», N.F. Semtchenko, le secrétaire de l'organisation du

V.I. Gromov, ainsi que V.I. Kozlitin, président du Comité régional d'Enakievo du syndicat des travailleurs de l'industrie minière qui se trouvaient à la tribune, firent s'ils n'entendaient Bien plus, leur réaction fut pour le moins surprenante : A.L. Todoseitchouk était membre du comité syndical de la mine et avait été recommandé pour faire partie du nouveau comité. Mais quand vint le moment d'examiner la candidature de Todoseitchouk, la présidence ne la proposa pas. Il ne fut pas non plus inscrit sur la liste pour le vote à bulletins secrets, bien que la proposition en ait été faite par la salle.

Sigareu fut réélu président du comité syndical de la mine, bien que 59 des 163 délégués aient voté contre lui (selon les statuts, il faut 2/3 des voix - note des auteurs de l'Appel). Au vu et au su de tout le monde, Sigareu était protégé, malgré l'opinion de ceux qui avaient publiquement dénoncé son comporte-

... A.L. Todoseitchouk décida de se battre pour la vérité. Il envoya au Comité syndical régional de Donetsk et au Comité de la République du syndicat des travailleurs de l'industrie minière, des lettres signées avec tous ses titres de travailleur: abatteur, communiste, mineur d'honneur du pays, chevalier de l'Ordre du Drapeau rouge du travail; mais personne ne lui a répondu...

Sigareu contrefait des signatures, vend des bons de voyage à une certaine E.A. Sotnikova, qui n'a rien à voir avec la mine; a chassé de son bureau, (alors qu'elle venait le voir pour des raisons de service) la bibliothécaire en chef, N.I. Kouzmenko; a refusé de répondre aux demandes officielles du procureur de la ville. Dans le court laps de temps qui a suivi sa réélection, différents subordonnés de Sigareu ont envoyé des plaintes à diverses instances. Dans chacune, il est question de son comportement scandaleux à l'égard de ses collaborateurs. Pour cela, les gens sont licenciés, à leur propre demande'.»

Dans nos précédentes lettres ouvertes, nous écrivions: «Il y en a des milliers comme nous».

Et nous n'avons pas exagéré. Nous sommes persuadés qu'un ouvrier ou un employé sur dix peut venir gonfler nos rangs.

Maisrevenons à la presse : Pravda, du 21 janvier 1978, numéro 21, publiait dans son article «On a manqué de persévérance» :

«Dans l'entreprise, il y a mille travailleurs (il s'agit de l'usine 1126 de Petrozavod). L'année passée, on a licencié un tiers des travailleurs...»

Dans l'article de Vetchernaia Moskva, du 21 janvier 1978, numé ro 18, «Un thème difficile» (Il s'agit de construction et de réparation de wagons de Sokolniki, à Moscou), nous lisons :

«Nous attribuons une grande attention au travail avec les cadres. Mais quel résultat ? Le bilan n'est pas à notre avantage : 24 personnes ont été licenciées, 15 ont été recrutées..»

Dans Leninskoe Znamia, du 25 janvier 1978, numéro 25 :

«Au cours des trois dernières années, 262 travailleurs ont quitté l'union industrielle. De fait, deux sur trois parmi eux ont été licenciés...»

Dans Pravda, du 29 mars 1976, numéro 89, dans l'article, «Si un conflit du travail surgi.»

ЛЕНИ

Brejnev en visite chez les ouvriers de la voie ferrée Baikal-Amour

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«La législation de la République soviétique d'Arménie prévoit, particulier, une sanction pour un cas de non respect de la loi comme l'annulation d'un contrat de travail d'un travailleur exerçant des fonctions de direction, ou son changement de poste; toutefois, nous ne connaissons pas de cas où une organisation syndicale aurait utilisé ce droit. Pourtant il existe des cas relevant de cette sanction...»

Dans cet article, on trouve plus d'une dizaine de cas d'ouvriers ou d'employés licenciés, sans qu'aucun d'entre eux ait reçu l'aide des syndicats.

Voilà ce qui se passe dans une importante usine métallurgique de Enakievo, région de Donetsk, où travaillent plus de 15 000 ouvriers. A qui leur sort est-il confié ?

Dans l'éditorial de la Pravda, du 7 janvier 1978, numéro 7, intitulé «L'efficacité de la critique», on peut lire :

«Le directeur de l'usine métallurgique de Enakievo, J.T. Tchernet, était à ce point furieux à cause d'une critique parue dans le journal local, qu'au début d'une conférence, il lança cet ultimatum : 'C'est elle ou c'est moi. Et il obtint ce qu'il cherchait : la conférence ne ouverte qu'après qu'«elle» - la correspondante du journal - ait quitté la salle...»

Qu'écrit la Pravda sur les meilleurs parmi les meilleurs, c'est-àdire les communistes ? Dans son numéro 21, du 21 janvier 1978:

«Dans l'entreprise qui compte mille ouvriers, il y a 75 communistes. Le secrétaire du Parti, A. Minkovitch, a commis une telle faute élire un nouveau secrétaire : A. Oulianov. Les communistes espéraient remplirait ses fonctions comme il convient. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé : il manquait à la fois de caractère et d'expérience. Il a fallu exclure du bureau deux personnes, K. Asanou pour ivrognerie et V. Ouchanou pour avoir violé la discipline financière... Et c'est alors que 49 communistes ont écrit à la «Pravda» : 'La note n'a pas été discutée dans les brigades. voit aucun changement substantiel dans l'entreprise'...».

Tout notre pays est rongé par la pourriture du bureaucratisme. Nous et nos camarades de malheur en en centrales.

de morale et matérielle.

travailleurs d'URSS:

1.

KLEBANOV V.A.

2.

OGANESIAN Ch.A.

3.

POPLAVSKY V.T.

4.

5.

LOUTCHKOV V.F.

6.

FOUFAEVA A.S.

7.

GOUREV M.E.

8.

MANAKOVA T.M.

9.

OVTCHINIKOVA A.D.

OVTCHINIKOVA D.D.

1

1

IVANOV N.P.

1

2

MELENTEV M.L.

s'est

13.

KOUTCHERENKO V.I.

14

KACHAPOVA V.G.

15

KATEGORENKO T.A.

IZVEKOVA V.N.

17. KOZLOVA K.A.

18.

TRAVKINA V.L.

19.

CHORBATOV IA.A.

20.

MATIOUCHEVA M.S.

21.

IANKOV G.T.

22.

MELENTEVA M.S.

DVORETSKAIA M.I.

23.

24.

GAIDAR N.I.

KLEBANOVA Z.T.

25.

26.

KRAVTCHENKO T.I.

27.

FAIZIN R.A.

28.

KOURAKINA N.V.

29.

BAKHEROVA N.A.

30.

NIKOLAEV E.B.

31.

ZAOTCHNAIA T.K.

32.

BARTCHOUGOV A.P.

33

IGNATEVA G.I.

MIKHAILOVA A.G.

84

35.

CHESTAKOV F.I.

36.

POZNIAKOV F.I.

37.

PELEKH V.A.

On ne

38.

TSVYRKO G.A.

39.

KOSYREV Z.A.

40.

VALEDO L.A.

41. DJAFORAV Ch.M.

42.

KRIOUTCHKOV N.N.

43. REZNITCHENKO P.F sommes le témoignage. Nous sommes déjà plus de deux cents, nous avons travaillé dans différentes entreprises et nous venons de plus de

150 villes ou régions du pays.

Nous ne sommes qu'une partie infime de ceux qui chaque jour remplissent les Accueils des instances vitch

Nous demandons à l'Organisation Internationale du Travail et aux syndicats occidentaux de reconnaître notre syndicat libre de tranovitch vailleurs et de nous apporter leur ai-

Avec respect : les membres du les détruisent.

nouveau syndicat indépendant des

TCHETVIROKOVA V.V.

Nous vous demandons de nous écrire aux adresses suivantes : 1. 103009 Moscou k-9. Poste restante. Klebanov Vladimir

Alexandrovitch 2. 103009 Moscou k-9. Poste restante. Oganesian Chagen Akopo3. Région de Moscou. Klimovsk-3, rue Simferopolskaia, 25, App.

114. Poplavsky Valentin Tikho-

A ne pas oublier : les agents du KGB vérifient les lettres et, parfois,

Moscou Le ler février 1978

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