* Eté 1987 : une pétition demandant le rattachement du Haut-Karabakh à l'Arménie, récolte 75 000 signatures
* Octobre 87 : accrochages entre autorités azeries et population arménienne à
Tchardaklou, village du Karabakh
* 17 octobre : près de 3 000 personnes manifestent à Erevan, capitale de l'Arménie contre la pollution
* 18 octobre : 1 000 personnes manifestent à
Erevan en solidarité avec les Arméniens de
Tchardaklou et demandent le rattachement du Karabakh à l'Arménie
* du 18 au 21 février 88 : des milliers de personnes manifestent chaque jour à Erevan et Abovyan, contre la construction d'une usine chimique polluante à Abovyan et sur le Karabakh.
* 20 février : les députés arméniens au Soviet suprême du Karabakh votent une résolution demandant le réexamen du statut du Karabakh.
* 21 février : le BP du PCUS rejette la demande du Soviet suprême du Karabakh, comme
"contraire aux intérêts des travailleurs d'Arménie et d'Azerbaïdjan".
* à partir du 22 février: manifestations quotidiennes et grèves à Erevan et au
Karabakh. Des comités Karabakh sont créés dans les entreprises et les districts.
Le Premier secrétaire du PC du Karabakh est destitué
* 26 février : Un million de personnes dans les rues à Erevan, près du tiers de la population totale de l'Arménie ! Gorbatchev lance un appel au calme. Il dialogue à Moscou avec des intellectuels arméniens, Zori Balayan, correspondant de la Literatournaïa Gazeta
Silva Gaboudikian, poète arménienne très populaire. Il promet de trouver "une solution juste". Le lendemain, le Comité d'organisation décide de suspendre les manifestations pour une durée d'un mois
* 28 février : Début du pogrom anti-arménien à Soumgait, au nord de Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan : bilan officiel, 32 morts. Bilan réel, au moins 400 morts
(de 300 à 2 000 selon les sources)
* 1 mars : intervention de l'armée et couvre-feu à Soumgait.
* 8 mars : 300 000 personnes à Erevan aux funérailles des victimes de Soumgaït.
* 23 mars : le présidium du Soviet suprême d'Union soviétique rejette la revendication arménienne
* 24 mars : le BP du PCUS annonce une série de mesures sociales, culturelles et économiques, en faveur du Karabakh. En même temps, l'armée est envoyée en
Arménie. Le Comité Karabakh est dissous par le Soviet suprême d'Arménie. Arrestations de militants arméniens
* 25 mars : grève générale, opération "ville morte" à Erevan et Stepanakert
* 11 mai : assassinat d'un jeune Arménien au Karabakh.
*17 mai : manifestations massives en
Arménie, et en Azerbaïdjan
* 21 mai : limogeage des premiers secrétaires des PC d'Arménie et d'Azerbaïdjan.
* du 22 mai jusqu'à fin juin : grève générale et manifestations au Karabakh
* 23 mai : un nouveau détachement de soldats est envoyé au Karabakh.
* 11 juin : manifestations anti-arméniennes à
Bakou. Un policier azeri est tué
* 13 juin : Grève générale et manifestations en
Arménie. Le premier secrétaire du PC
des événements arménien, Aroutiounian, obtient la suspension de la grève générale en promettant d'approuver la revendication des manifestants. * 15 juin : le Soviet suprême arménien se prononce à l'unanimité pour le rattachement du Karabakh à l'Arménie. * 17 juin : le Soviet suprême d'Azerbaïdjan vote à l'unanimité contre le rattachement du Karabakh à l'Arménie * 21 juin : le Soviet suprême du Karabakh demande le rattachement provisoire du territoire à l'administration centrale soviétique. * 23 juin : les troupes soviétiques sont de nouveau envoyées au Karabakh. * 5 juillet : un jeune Arménien est tué par balles, par la police, 36 autres sont blessés. * 7 juillet : 500 000 personnes aux obsèques du jeune Arménien. Grèves en Arménie et au Karabakh. * à partir du 8 juillet: manifestations quotidiennes de plusieurs centaines de milliers de personnes à Erevan. Les troupes soviétiques quadrillent la ville. * 12 juillet : le Soviet suprême du Karabakh proclame unilatéralement son rattachement a l'Arménie et rebaptise la région de son nom arménien, Artsakh. Manifestations de soutien à Erevan, reconduction de la grève. * 16 juillet : suspension de la grève * 18 juillet : le présidium du Soviet suprême de l'URSS rejette la demande arménienne. * 20 juillet : plusieurs centaines de milliers de manifestants à Erevan décident de reprendre la grève générale pour 48 heures. Le nationaliste arménien Airikian est déchu de sa citoyenneté et expulsé d'Union soviétique. * 25 juillet : fin de la grève en Arménie et au Karabakh. * fin juillet - début août : campagne de presse contre les animateurs du comité Karabakh ; décret limitant sévèrement le droit de manifestation ; renforcement des pouvoirs des forces de répression ; mesures plus sévères contre "l'incitation à la haine nationale", * 29 juillet : plusieurs centaines de milliers de personnes manitestent a Erevan pour le Karabakh et contre la construction d'une usine chimique et d'une centrale nucléaire dans la région. * à partir du 20 août: manifestations sporadiques à Erevan et à Stepanakert. Les dirigeants du comité Karabakh dissous sont condamnés à de lourdes amendes pour y avoir pris la parole. * 9 et 10 septembre : manifestations à Erevan sur des thèmes nationalistes et écologistes. Les indépendantistes du groupe Aïrikian sont également autorisés à prendre la parole * 17 septembre : des accrochages entre Azeris et Arméniens font un mort et une vingtaine de blessés. * à partir du 19 septembre: manifestations massives en Arménie et au Karabakh. * 21 septembre : les troupes soviétiques sont de nouveau envoyées en Arménie. Le couvre-feu est décrété au Karabakh. La Literatournaïa Gazeta accuse l'ancien chef du PC d'Azerbaïdjan, M. Aliev, membre du BP du PCUS jusqu'en novembre 1987 et ex-chef du KGB, d'être responsable de la situation qui a conduit au pogrom de février. * 27 septembre : les membres du comité Karabakh sont de nouveaux condamnés à de lourdes amendes. * 30 septembre : fin de la grève générale, les manifestations se poursuivent.