PORTUGAL Congrès du PSR
LE PARTI SOCIALISTE révolutionnaire (PSR), section portugaise de la IVe Internationale a réuni son 6e Congrès national les 26 et 27 novembre 1988. A l'ordre du jour étaient inscrits la situation politique, la préparation d'une campagne anti-militariste au niveau de la jeunesse, et enfin un plan d'organisation et un calendrier concret de travail. Les thèses poli-(il s'agissait de la modification de la position traditionnelle du PSR et de la défense du mot d'ordre central "Non à l'armée" comme rejet global du militarisme) a été critiqué par une partie des délégués pour être finalement approuvé avec 80% des voix, 10% de contre et 10% d'abstentions.
Quelques jours plus tard, profitant de la célébration du quinzième anniversaire de la fondation de la Ligue communiste internationaliste (LCI), organisation qui est à l'origine du PSR, une conférence publique s'est tenue à Lisbonne, pour faire connaître les résultats du congrès. Au cours de cette journée anniversaire, le PSR a également l'Union soviétique qui a été ouvert par une intervention d'Alain Krivine, dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) française, en présence d'environ 200 personnes.
Le PCP était représenté par un membre du Comité central et le Parti vert avait envoyé son député. D'autres organisations de gauche étaient également présentes, ainsi que des syndicalistes, d'anciens officiers du Mouvement des forces armées (MFA, regroupement politico-militaire qui a fait le coup d'Etat, à l'origine de la "Révolution des œillets" de 1974, comprenant des positions politiques diverses, ndlr) et des militants d'autres courants. Un message a été lu de Natercia Campos, candidat du PSR aux dernières élections législatives, actuellement en prison pour 13 ans, sous l'accusation d'appartenir à la même organisation "terroriste" que Otelo Saraiva de Carvalho. Le lieutenant-colonel Otelo de Carvalho, qui a été l'un des stratèges de la "Révolution des œillets" de 1974, avait été condamné à 15 ans de prison en décembre 1986, sous l'accusation d'être l'un des "principaux responsables" de l'organisation clandestine de gauche Forces populaires — 25 avril (FP-25) qui aurait commis 12 assassinats et une vingtaine d'attentats depuis sa création en 1980. Carvalho qui a toujours nié ces accusations, a lui-même envoyé au rassemblement du PSR, de la prison militaire de Tumari où il est toujours détenu, un chaleureux message, dont nous publions