ES ACTIONS menées par le PRT depuis cinq mois auprès de divermentales pour la réapparition en vie et la libération immédiate de Ramon son que finalement, quation nationale du PRT ont grève de la faim devant pour exiger une réponse satisfaisante du gouvernement mexicain. Ces quatres camarades sont : Manuel Aguilar Mora (un des fondateurs du PRT et auteur de plusieurs livres sur la réalité politique mexicaine) ; Edgard Sanchez (un des principaux dirigeants du PRT) ; Leslie Serna (dirigeante du mouvement mexicain des quartiers populaires) ; et Simon Castillejos (qui a construit le PRT dans diverses régions du pays). Carlos Piedra Ibarra, membre du Comité Eureka (Comité national pour la défense des prisonniers, des persécutés, des exilés, et des disparus pour des raisons politiques) y participe également. Carlos est un des fils de Rosario Ibarra, dirigeante du mouvement pour le respect des Droits de l'homme au Mexique, et candidate PRT lors de l'élection présidentielle de 1988 (voir Inprecor numéro 271 du 5 septembre 1988).
Le cas d'Eladio Torres Flores
Cette action s'est également fixée comme but la libération d'Eladio Torres Flores, enlevé le 23 avril 1980, et qui ne fut officiellement arrêté par les autorités judiciaires que deux mois plus tard, le 12 juin 1980. Eladio Torres est ainsi devenu le témoignage vivant de la réalité des disparitions politiques au Mexique. II est, avec Amanda Arciniega, prisonnière politique à Juarez, le plus ancien prisonnier politique du Mexique. Eladio Torres a participé au mouvement de guérilla qui secoua le Mexique dans les années 70. Tout comme Amanda Arciniega, il a été membre de la Ligue communiste 23 septembre (LC-23), la principale organisation de guérilla urbaine de cette époque. Membre du PRT depuis 1983, Eladio est aujourd'hui membre honoraire de sa direction nationale.
Eladio Torres et Amanda Arciniega font partie des derniers prisonniers poli-
MEXIQUE
Grève de la faim pour
José Ramon Garcia
QUATRE MEMBRES de la direction nationale du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), section mexicaine de la IVe Internationale, font la grève de la faim, depuis le 10 mai, devant la cathédrale de Mexico.
Le but de cette action est de faire pression sur le gouvernement mexicain pour exiger la réapparition en vie de José Ramon Garcia Gomez, militant du PRT, disparu depuis le 16 décembre 1988 (voir Inprecor numéros 279 et 281 des 9 janvier et 6 février 1989)
et la libération d'Eladio Torres Flores, le plus ancien prisonnier politique du Mexique, détenu à Mexico depuis 1980.
tiques à être incarcérés dans une prison publique. En effet, la plupart des prisonniers politiques sont séquestrés illégalement dans des prisons clandestines, comme celle du campement militaire numéro 1. Il serait tout à fait incongru que des centaines de prisonniers soient libérés par suite de la mesure de grâce adoptée par le Président Salinas de Gortari (voir Inprecor numéro 285 du 3 avril
1989), mais pas les deux derniers prisonniers du mouvement armée des an-
La pseudo-grâce de Salinas
L'exigence de la libération immédiate d'Eladio, comme second objectif de la grève de la faim, n'est pas fortuite : bien que le gouvernement mexicain se déclare disposé à libérer tous les prisonniers "sociaux" (le gouvernement refuse de reconnaître l'existence de prisonniers politiques) et malgré la libération effective de plusieurs dizaines de victimes des aberrations du système judiciaire mexicain, Torres Flores, comme la grande majorité des prisonniers politiques, n'a pas bénéficié de cette grâce présidentielle.
Par ailleurs, même si la presse mexicaine n'avait guère couvert cette grève de la faim, jusqu'à présent, celle-ci commence à susciter de nombreuses manifestations de soutien et de solidarité.
Parmi elles, il faut souligner, le 14 mai dernier, la visite aux grévistes de Rosario Ibarra et de Cuauhtémoc Cardenas, ex-candidat à la présidence de la République et principal dirigeant du Parti de la révolution démocratique (PRD), récemment constitué (voir Inprecor numéro
279 du 9 janvier 1989). Le comité exécutif du syndicat des enseignants universitaires (SITUAM) s'est réuni devant la cathédrale de Mexico, en présence des grévistes, pour leur exprimer son soutien. Ainsi, deux des membres du comité exécutif du syndicat ont jeûné durant 12 heures, en compagnie de plusieurs dirigeants d'autres syntions de quartiers. Un foest prévu prochainement, devant la cathédrale, avec la participation d'organisations de masse. Cardenas, Rosario Ibarra, Mendez ArPRD et des députés du Parti d'action nationale (PAN) ont signé un appel de soutien aux grévistes. Une campagne nationale de signatures pour la réapparition de José Ramon et la libération d'Eladio a
Le lundi 15 mai, cinq prisonniers politiques de la prison de Santa Marta Acatitla du Mexique, leurs mères, et plusieurs militants du PRT de diverses villes de l'intérieur du pays, se sont joint à la grève : un militant de Monterrey ; quatre de Hermosillo ; un de Cuernavaca ; deux de Veracruz ; et un de Tlaxcala ; ainsi que Leonora Contreras, dirigeante du syndicat paysan UGOCEP ; Jaime Lagorreta, ex-prisonnier politique ; et Rosario Villalobos, membre du Comité central du PRT et dirigeante du mouvement pour la dépénalisation de l'avortement.
Solidarité internationale
Après plus d'une semaine de grève de la faim, le gouvernement refuse toujours de donner une réponse satisfaisante sur le sort de J. Ramon Garcia. II faut donc redoubler les efforts pour l'aboutissement de ces objectifs. Les PRT lance un appel pressant à la solidarité internationale. En effet, le gouvernement mexicain se préoccupe beaucoup de son image de marque devant la communauté internationale. Les pressions internationales font donc parties des moyens de lutte pour la libération de nos camarades et pour dénoncer le gouvernement mexicain.
Envoyez des messages de solidarité aux grévistes de la faim et à Eladio Flores Torres aux adresses suivantes : PRT : Avenida Xola # 181 ; Colonia Alamos ; Mexico, DF; MEXIQUE. Eladio Flores Torres : Penal de Santa Marta Acatitla ; Salida Carretera Federala Puebla ; Mexico, DF ; MEXIQUE.